Placement de trésorerie d’entreprise : guide des meilleures solutions

    La bonne gestion de la trésorerie est un enjeu stratégique pour toute entreprise. Qu’il s’agisse d’une société à l’impôt sur les sociétés (IS), d’une société à l’impôt sur le revenu (IR), d’une association ou encore d’une holding patrimoniale, placer efficacement ses liquidités permet de valoriser un capital souvent oisif, tout en préservant la disponibilité nécessaire au fonctionnement courant. Les solutions sont multiples et doivent être choisies selon plusieurs critères : horizon d’investissement, niveau de risque, fiscalité applicable et objectifs propres à la structure.

    Comprendre la trésorerie d’entreprise

    La trésorerie d’entreprise regroupe l’ensemble des liquidités disponibles à court ou moyen terme, résultant de l’activité courante (excédents de fonds de roulement, bénéfices non encore distribués, cessions d’actifs, etc.). Elle se distingue selon deux composantes :

    • Trésorerie d’exploitation, correspondant aux besoins de financement et à la gestion des flux quotidiens ;
    • Trésorerie excédentaire, qui peut être temporairement ou durablement mobilisée pour des placements.

    C’est sur cette dernière que portent les stratégies de placement. Un équilibre doit être trouvé entre sécurité, rendement et disponibilité — le triptyque classique de la gestion de trésorerie. Pour une société à l’IS, les produits financiers génèrent des produits imposables, souvent intégrés au résultat fiscal ordinaire. Pour une structure à l’IR (société de personnes relevant de la transparence fiscale), les revenus de placements sont directement imposés entre les mains des associés selon leur régime propre, ce qui complique parfois l’optimisation.

    Sécurité et disponibilité : les comptes à terme et livrets d’entreprise

    Le compte à terme (CAT) et le livret d’entreprise constituent les placements les plus simples et sécurisés pour une gestion prudente. Ces produits bancaires garantissent le capital, sont liquides sous certaines conditions et ne nécessitent aucune compétence financière spécifique.

    Le compte à terme consiste à immobiliser une somme pendant une durée déterminée (quelques mois à plusieurs années) en échange d’un taux fixe connu à l’avance. Le taux reste modeste, mais il offre une visibilité totale. Les retraits avant échéance entraînent cependant une pénalité ou la perte d’une partie des intérêts. Ce support convient donc aux trésoreries stables dont l’horizon d’utilisation est identifié.

    Le livret d’entreprise, quant à lui, reste disponible à tout moment. Son rendement est variable (souvent indexé sur les taux du marché monétaire), et les intérêts sont généralement versés annuellement. Son principal atout réside dans la disponibilité quasi-immédiate des sommes.

    Ces solutions constituent donc la base de la gestion de trésorerie, souvent utilisées comme parking temporaire avant un investissement à plus long terme.

    À noter que malgré leur sécurité, ces placements souffrent d’un rendement limité, surtout en période de taux bas, et ne protègent pas contre l’érosion monétaire liée à l’inflation. Les comptes à terme imposent également une immobilisation stricte : tout retrait anticipé entraîne une perte partielle des intérêts.

    Stabilité et diversification : le contrat de capitalisation

    Le contrat de capitalisation constitue une solution pertinente pour les personnes morales souhaitant structurer et diversifier leur trésorerie sur un horizon de moyen à long terme.

    Il permet d’accéder à une large palette de supports d’investissement : unités de compte obligataires, actions, fonds diversifiés ou encore supports immobiliers. L’accès au fonds en euros est possible sous certaines conditions, mais reste limité pour certaines formes de personnes morales. Cette architecture ouverte permet d’adapter finement le niveau de risque en fonction des objectifs de l’entreprise.

    Les dirigeants peuvent également déléguer la gestion financière de leur contrat en choisissant une gestion pilotée tel que notre offre Pilot. Cette approche facilite la mise en place d’une allocation cohérente, tout en conservant une visibilité sur le niveau d’exposition aux marchés.

    L’ensemble de ces fonds ainsi que notre gestion pilotée Pilot sont accessibles dans notre contrat Meilleurtaux Liberté Capitalisation, un contrat de capitalisation premium, incontournable pour placer votre trésorerie d’entreprise.

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    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

    Une fiscalité spécifique pour les sociétés à l’IS

    Pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, le contrat de capitalisation obéit à un régime fiscal particulier prévu par l’article 238 septies E du CGI. Contrairement à d’autres supports, la fiscalité ne dépend pas uniquement des rachats.

    Chaque année, la société est imposée sur une base forfaitaire, même en l’absence de retrait. Cette base est déterminée en appliquant un taux égal à 105 % du taux moyen des emprunts d’État (TME) constaté lors de la souscription, à la valeur du contrat (majorée des éventuels versements). Ce taux est définitivement figé à l’origine.

    Ce mécanisme conduit à une imposition annuelle sur un rendement théorique, indépendamment de la performance réelle du contrat. Il s’agit toutefois d’une avance fiscale : lors d’un rachat, une régularisation est effectuée entre les gains réellement constatés et ceux déjà soumis à imposition.

    Si la fiscalité forfaitaire s’avère inférieure à la performance réelle, un complément d’impôt est dû. À l’inverse, si elle a été supérieure, l’excédent vient s’imputer sur la base imposable, sans possibilité de restitution. À noter que les personnes morales à l’IS ne sont pas soumises aux prélèvements sociaux.

    Traitement pour les sociétés à l’IR

    Pour les sociétés relevant de l’impôt sur le revenu, le fonctionnement diffère sensiblement. Le contrat relève d’un régime de transparence fiscale : les produits ne sont pas imposés au niveau de la structure, mais directement entre les mains des associés.

    La fiscalité intervient lors des rachats et dépend de la situation propre de chaque associé, qui peut opter pour le prélèvement forfaitaire unique ou le barème progressif. Aucun prélèvement n’est effectué à la source par l’assureur.

    Le contrat de capitalisation s’adresse principalement aux sociétés disposant d’une trésorerie stable, souhaitant mettre en place une allocation financière diversifiée dans un cadre structuré.

    Son intérêt réside avant tout dans sa souplesse de gestion et sa capacité à organiser une stratégie d’investissement sur mesure. En revanche, sa fiscalité spécifique à l’IS implique une approche anticipée et un horizon d’investissement suffisant — généralement supérieur à 4 ans — pour en tirer pleinement parti.

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    Dynamisme et souplesse : le compte-titres ordinaire

    Pour les entreprises disposant d’une culture financière plus affirmée, le compte-titres ordinaire (CTO) permet un accès illimité aux marchés financiers : actions, obligations, ETF, OPCVM, produits structurés…

    Son fonctionnement est simple : la société ouvre un compte-titres à son nom et peut gérer directement ou via un professionnel un portefeuille d’actifs cotés. Cela permet une stratégie de diversification internationale et un potentiel de performance supérieur, mais au prix d’une volatilité accrue.

    Le risque principal est la fluctuation des marchés, pouvant occasionner des moins-values latentes ou réalisées. Le CTO ne convient donc qu’à une trésorerie excédentaire sur plusieurs années, avec une tolérance au risque.

    D’un point de vue fiscal, les dividendes, coupons et plus-values sont imposés à l’IS, et les pertes éventuelles sont déductibles du résultat (dans les limites prévues par le Code General des Impôts). Les écritures comptables suivent la logique des provisions pour dépréciation des titres à la clôture. Pour les sociétés à l’IR, ces revenus financiers sont imposés directement au niveau des associés.

    C’est un outil intéressant pour les structures à vocation patrimoniale ou les holdings de gestion disposant d’une approche d’investissement active.

    Meilleurtaux Placement dispose d’une offre compte-titres éligible aux personnes morales avec une souscription 100% digitale. Rapprochez-vous de l’un de nos conseillers !

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    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital.

    Diversification et revenus : les SCPI en pleine propriété

    Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent aux personnes morales d’investir dans l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, logistique, santé…) de manière indirecte et totalement déléguée. La société détient des parts, et bénéficie ainsi d’un portefeuille immobilier diversifié, sans contrainte de gestion.

    Les SCPI peuvent générer des revenus réguliers, généralement distribués de façon trimestrielle, avec des rendements historiquement compris entre 4 % et 6 % par an avec des disparités selon les stratégies (SCPI de rendement, thématiques, opportunistes, internationales…). La mutualisation des actifs et des locataires permet de lisser les risques et d’apporter une certaine stabilité dans le temps. En contrepartie, l’investissement doit s’envisager sur un horizon long (8 à 10 ans minimum), compte tenu de la liquidité limitée des parts.

    Pour une société à l’IS, les revenus sont déterminés selon les règles BIC puis intégrés au résultat imposable. Ils sont taxés à l’IS, sans prélèvements sociaux, mais sans possibilité d’amortissement.

    Pour les structures à l’IR, les revenus sont imposés entre les mains des associés, dans la catégorie des revenus fonciers, sans amortissement, ce qui peut réduire significativement le rendement net (application du barème de l’impôt sur le revenu et assujettissement aux prélèvements sociaux, sauf pour les SCPI internationales).

    Focus : l’atout des SCPI internationales

    Les SCPI investies à l’étranger présentent un intérêt particulier pour les sociétés à l’IS.

    Les loyers issus d’actifs situés hors de France sont imposés dans le pays de situation de l’immeuble. En France, ils doivent être réintégrés dans le résultat comptable de la structure à l’IS, mais bénéficient d’un mécanisme de crédit d’impôt permettant d’éviter une double imposition.

    Concrètement, cela signifie que les revenus étrangers ne supportent pas une seconde imposition en France. La fiscalité globale peut être significativement allégée par rapport à des actifs purement français.

    Ce positionnement international permet également de diversifier le risque économique et locatif, en s’exposant à d’autres cycles immobiliers et à des marchés parfois plus dynamiques.

    Les SCPI en pleine propriété constituent ainsi un outil pertinent pour diversifier une trésorerie d’entreprise, générer des revenus potentiels réguliers et s’exposer à une classe d’actifs tangible sur le long terme.

    Meilleurtaux Placement propose une offre diversifiée de SCPI éligibles aux personnes morales. Nos conseillers se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans la sélection des supports adaptés à votre situation et à vos objectifs.

    SCPI
    Sofidynamic
    Sofidy

    Note trustpilot :

    • Performance globale annuelle 2025: 14,04 %
    • Catégorie : Diversifiées
    • Localisation : Europe
    • Prix de la part : 315 €
    • Minimum de souscription : 1 part

    L’immobilier à haut rendement

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    SCPI Transitions Europe
    Arkea Reim

    Note trustpilot :

    • Taux de distribution 2025: 7,60 %
    • Catégorie : Diversifiées
    • Localisation : Europe
    • Prix de la part : 200 €
    • Minimum de souscription : 5 parts

    L’immobilier des nouveaux usages

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    SCPI Epargne Pierre Europe
    Atland Voisin

    Note trustpilot :

    • Taux de distribution 2025: 6,75 %
    • Catégorie : Bureaux
    • Localisation : Europe
    • Prix de la part : 200 €
    • Minimum de souscription : 30 parts

    La SCPI des métropoles européennes

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    Rendement et optimisation : l’usufruit de parts de SCPI

    Une approche particulièrement pertinente pour les sociétés à l’IS consiste à acquérir l’usufruit temporaire de parts de SCPI. Dans ce schéma, l’entreprise perçoit les loyers pendant une durée déterminée (généralement entre 5 et 10 ans), tandis qu’un autre investisseur détient la nue-propriété et récupère la pleine propriété à l’issue du démembrement.

    Ce mécanisme permet de transformer une trésorerie excédentaire en revenus potentiels réguliers, tout en bénéficiant d’un traitement comptable favorable. En effet, le prix d’acquisition de l’usufruit constitue un actif amortissable sur la durée du démembrement.

    Concrètement, l’amortissement correspond à la constatation comptable de la perte de valeur d’un actif dans le temps. Dans ce cas précis, cela signifie que le coût de l’usufruit est réparti chaque année en charge, venant diminuer le résultat imposable. Les loyers perçus, calculés sur la valeur en pleine propriété des parts, sont ainsi en grande partie compensés par cet amortissement, ce qui permet de lisser, voire de réduire significativement la fiscalité.

    Fiscalement, cette stratégie est particulièrement adaptée aux sociétés à l’IS, l’amortissement n’étant pas applicable for les structures relevant de l’impôt sur le revenu.

    Par ailleurs, lorsque les revenus proviennent de SCPI investies à l’international, ils sont imposés dans le pays d’origine puis neutralisés en France via un mécanisme d’évitement de la double imposition. Dans ce cas, seule la fiscalité étrangère reste effectivement supportée.

    Il convient toutefois de rappeler qu’à la fin de la période d’investissement, la société ne récupère pas de capital : elle a simplement perçu des loyers pendant toute la durée du placement. Autrement dit, l’investissement est entièrement “consommé” au fil du temps, en contrepartie des revenus encaissés calculés sur la valeur en pleine propriété.

    Focus sur notre offre clé en main

    Meilleurtaux Placement propose une solution d’usufruit de SCPI spécialement conçue pour les personnes morales à l’IS :

    • Accessible à partir de 100 000 €
    • Horizon d’investissement : 10 ans
    • Objectif de TRI non garanti : entre 6 % et 7 %
    • Portefeuille diversifié de 15 à 30 SCPI, sélectionnées pour leur qualité et leur diversification géographique et sectorielle

    Cette approche permet de mutualiser les risques, d’éviter la recherche d’une contrepartie nue-propriétaire et de bénéficier d’un cadre optimisé, notamment grâce au mécanisme de remboursement du capital « au fil de l’eau », contribuant à adoucir la fiscalité.

    Nos conseillers Meilleurtaux Placement se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans la mise en place de cette stratégie.

    En savoir plus

    Choisir la bonne combinaison

    Une allocation de trésorerie pertinente se construit en fonction de l’horizon d’investissement, du profil de risque et des contraintes propres à chaque entreprise.

    • Une trésorerie de court terme (moins de 12 mois) privilégiera les livrets et comptes à terme.
    • Une trésorerie de moyen terme (2 à 5 ans) s’orientera vers les contrats de capitalisation ou certains fonds à rendement.
    • Une trésorerie de long terme (7 à 10 ans) trouvera son intérêt dans les placements plus dynamiques et fiscalement optimisés tels que les parts de SCPI ou leur usufruit.

    L’enjeu n’est donc pas seulement de chercher le rendement le plus élevé, but d’opter pour une allocation cohérente entre rentabilité, fiscalité et gestion du risque.

    Contacter un conseiller Meilleurtaux Placement

    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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    Écrit par
    Alison Graille

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