La campagne de déclaration des revenus 2025 (impôts 2026) a démarré le 9 avril. Calendrier, nouveautés, cas particuliers et erreurs à éviter : voici l’essentiel en 10 points.
- La campagne de déclaration 2026 (revenus 2025) a débuté le 9 avril.
- La déclaration automatique concerne une partie des foyers : il faut tout de même vérifier les données préremplies.
- Le formulaire 2026 évolue (application mobile, comptes à l’étranger, services à la personne, double authentification).
- Parmi les changements cités : CDHR, fiscalité des locations meublées, hausse de la CSG sur le patrimoine.
- Certaines rubriques ne sont pas préremplies : attention aux 10 cases à renseigner pour éviter une omission.
La DGFiP a lancé, le 9 avril, la campagne de déclaration 2026 de vos revenus 2025. Depuis, et jusqu’aux échéances fixées selon votre département, soyez à jour avec les informations à connaître.
Dates limites : où se situer dans le calendrier ?
Les délais varient selon votre lieu de résidence, avec des dates butoirs étalées sur plusieurs semaines. Pensez à vérifier la date qui s’applique à votre département (carte mentionnée dans l’article source) pour éviter un dépôt hors délai.
Déclaration automatique : que signifie « vérifier, c’est déclarer » ?
En 2025, 10,6 millions de foyers ont bénéficié de la déclaration automatique. Si vous êtes concerné, l’administration vous informe par mail (plus rarement par courrier) : pour vous, « vérifier, c'est déclarer ».
Si les informations préremplies sont exactes, aucune saisie n’est nécessaire, ni même de validation du formulaire en ligne. En revanche, selon votre situation, il peut être préférable de corriger ou compléter certains éléments afin d’optimiser votre déclaration ou d’éviter une erreur.
Impots.gouv.fr et mobile : ce qui change dans le formulaire 2026
Plusieurs évolutions sont signalées cette année : l’application mobile Impots.gouv gagne des fonctionnalités (messagerie, déclaration des comptes à l’étranger, etc.), une nouvelle ligne apparaît en cas de recours à un employé ou à un organisme de services à la personne, et la connexion à l’espace personnel peut reposer sur une double authentification.
Budget 2026 : peu de nouveautés, mais quelques mesures à suivre
Le budget 2026 a été adopté tardivement, en février 2026, « dans des conditions chaotiques ». Résultat : les ajustements fiscaux sont annoncés comme relativement limités. Parmi les points cités figurent la contribution différentielle des hauts revenus (CDHR) pour les ménages très fortunés, des évolutions pour la fiscalité des locations meublées, ainsi qu’une hausse de la CSG sur le patrimoine (la hausse sur les revenus du capital étant renvoyée à l’an prochain, pour les intérêts 2026).
Frais réels : quand l’option peut devenir avantageuse
Si vous engagez des dépenses professionnelles significatives (trajets domicile-travail, télétravail, etc.), la question des frais réels se pose. Dès que l’usage de la voiture est régulier, le calcul au barème kilométrique peut dépasser l’abattement forfaitaire de 10% pour frais professionnels.
À noter : le barème kilométrique est annoncé comme gelé pour la 3ème année consécutive.
Enfants à charge : les cases et choix qui comptent
Enfants mineurs ou majeurs, frais de scolarité, garde d’enfants : ces éléments pèsent souvent sur l’impôt. Il peut s’agir d’une réduction pour frais de scolarité, d’un crédit d’impôt pour la garde des moins de 6 ans, ou encore d’arbitrages à effectuer lorsque l’enfant a plus de 18 ans.
Le dossier rappelle aussi l’existence d’une réduction de 61, 153 ou 183 euros à demander selon la situation, « pour chacun de vos enfants ».
Pensions : éviter les erreurs quand on est (ou devient) retraité
Départ à la retraite en 2025 ou pension déjà versée depuis plusieurs années : la déclaration des pensions comporte des points d’attention. Un contrôle des montants préremplis et des rubriques concernées limite les risques d’erreur.
Placements et immobilier : les sujets qui reviennent le plus
Revenus fonciers, intérêts, assurance vie, cryptoactifs, comptes détenus à l’étranger (notamment via certaines néobanques) : autant de cas où l’administration ne dispose pas toujours de toutes les informations ou où les règles diffèrent selon le placement financier.
Aides gratuites : à qui demander un coup de main ?
Les services des impôts répondent gratuitement, que ce soit par téléphone, via la messagerie, ou en se rendant dans un centre des Finances publiques. Il est aussi possible de passer par un point d’accueil France Services.
Ce que le fisc ne préremplit pas : les cases à ne pas oublier
Dernier point : certaines charges et certains revenus ne peuvent pas être « devinés » par l’administration. Le rappel porte sur 10 cases non préremplies, à surveiller pour demander une réduction/crédit d’impôt ou pour éviter une omission déclarative.