Un couple d'entrepreneurs heureux, travaillant dans un bureau créatif et consultant des documents

    Longtemps réservé aux investisseurs avertis, le financement des jeunes entreprises peu ou pas cotées s’ouvre aujourd’hui aux particuliers. Crowdfunding, fonds de private equity ou fonds européen d’investissement à long terme (ELTIF)… différentes solutions permettent désormais de se positionner sur le marché des actifs non cotés avec des modalités différentes. Plusieurs paramètres méritent toutefois d’être examinés avant de franchir le pas.

    À retenir
    • Le non coté ouvre de nouvelles perspectives aux particuliers qui souhaitent investir dans des start-ups, avec des niveaux de diversification et d’implication très variables selon le véhicule choisi.
    • Quelques critères sont à examiner avant de se lancer : la durée de placement, le risque de perte et la part accordée à cette poche dans le patrimoine.

    Évaluer le risque avant de choisir un véhicule

    Une start-up affiche souvent un potentiel de croissance élevé, avec en contrepartie un risque financier tout aussi important. Certaines de ces entreprises soutenues par des levées de fonds rencontrent des difficultés, voire ne parviennent jamais à devenir rentables, au risque d’entraîner une perte totale du capital investi.

    Ce type de placement financier s’adresse rarement à une personne qui souhaite épargner sur le court terme, puisque ces structures peuvent mettre plusieurs années à atteindre leur seuil de rentabilité.

    Par ailleurs, la part consacrée aux investissements dans des start-ups doit rester cohérente avec la stratégie patrimoniale de l’investisseur pour éviter de concentrer son épargne sur des actifs difficiles à revendre.

    Quelle place réserver au non coté dans l’épargne ?

    Tout dépend du niveau d’implication recherché et de la capacité de l’épargnant à immobiliser les sommes investies sur une longue période.

    ImportantPour le cas d’un placement dans le non coté, une allocation limitée, souvent comprise entre 5 % et 10 % du patrimoine financier, peut servir de repère pour intégrer cette classe d’actifs sans bouleverser une stratégie d’épargne existante.

    Les modalités exactes dépendent toutefois de la situation de chaque investisseur. Une participation directe conviendra à celui qui préfère sélectionner lui-même quelques entreprises. En revanche, un fonds permettra de mieux répartir le risque.

    Trois options pour investir dans le non coté

    Le crowdfunding en actions constitue une approche directe. Pour quelques centaines ou milliers d’euros, un particulier peut prendre une participation dans une jeune pousse via une plateforme spécialisée. Charge alors à l’investisseur d’étudier lui-même le modèle économique, l’équipe dirigeante et les perspectives du projet. La visibilité demeure limitée, tout comme l’influence sur la gouvernance.

    Les fonds de private equity accessibles via l’assurance vie répondent à une logique plus mutualisée. Le capital est réparti entre plusieurs entreprises, dont la sélection revient à des professionnels. Les sommes placées peuvent néanmoins rester bloquées pendant plusieurs années.

    Les ELTIF s’inscrivent eux aussi dans une stratégie d’investissement de long terme. Ces fonds européens, peu ou pas cotées, financent des PME, l’innovation, les infrastructures ou la transition énergétique, avec une diversification supérieure à celle d’une participation isolée.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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