Une étude de la DGFiP dresse le bilan des crédits et réductions d’impôt utilisés par les ménages. Emploi à domicile, garde d’enfants, cotisations syndicales : voici les montants moyens et les principales cases de déclaration à connaître.
- En 2024, « 12,8 millions de foyers fiscaux » ont eu au moins une réduction ou un crédit d’impôt, soit « 30,9% » (+0,9 point).
- La baisse moyenne d’impôt annoncée par la DGFiP est de « 1 500 euros » pour ces foyers.
- Pour les seuls crédits d’impôt, 8,6 millions de ménages en ont bénéficié en 2025 (1 132 euros en moyenne).
- L’emploi à domicile est le crédit d’impôt le plus fréquent : 5,1 millions de foyers, 1 266 euros en moyenne.
- La garde d’enfants hors du domicile concerne 1,9 million de ménages (923 euros en moyenne) et les cotisations syndicales 1,3 million (118 euros).
Les crédits et réductions d’impôt continuent de concerner une part importante des contribuables. D’après une étude statistique de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), « 12,8 millions de foyers fiscaux ont bénéficié d'au moins une réduction d'impôt ou d'un crédit d'impôt, soit 30,9% des foyers fiscaux, en hausse de 0,9 point par rapport à l'année précédente. En moyenne, ces foyers ont vu leur impôt diminuer de 1 500 euros ».
Si l’on regarde uniquement les crédits d’impôt, 8,6 millions de ménages (imposables ou non) en ont bénéficié en 2025. Le montant moyen ressort à 1 132 euros par foyer.
Le principal crédit d’impôt : l’emploi d’un salarié à domicile
Le dispositif le plus fréquemment mobilisé porte sur l’emploi d’une personne à domicile. L’an dernier, 5,1 millions de foyers en ont profité, avec un avantage moyen de 1 266 euros par ménage.
Il ouvre droit à un remboursement de 50% de certaines dépenses : garde d’enfant au domicile, aide aux personnes âgées ou handicapées, petits travaux de jardinage, etc. Les dépenses retenues sont plafonnées à 12 000 euros par an (soit 6 000 euros au maximum). Pour les personnes invalides, le plafond peut atteindre 20 000 euros, soit 10 000 euros de crédit d’impôt au maximum.
Déclaration : où renseigner l’emploi à domicile ?
Les dépenses se reportent en case 7DB de la déclaration 2026 des revenus 2025, dans la rubrique « réductions et crédits d'impôts ». Les montants sont en principe préremplis via Cesu et Pajemploi. Depuis 2023, il faut aussi détailler la nature des services (en annexe, page 1 de la déclaration « 2042 RICI »). Et depuis cette année, il est nécessaire d’indiquer l’organisme (entreprise, association, mandataire ou prestataire) ou le salarié à domicile via le Cesu, qui a perçu les sommes déclarées. Pour une première déclaration d’emploi à domicile, la case 7DQ doit également être cochée.
Garde d’enfants hors du domicile : 923 euros en moyenne
Autre crédit d’impôt très utilisé : les frais de garde d’un enfant à l’extérieur du domicile. Il a concerné 1,9 million de ménages, pour une économie moyenne de 923 euros.
Le dispositif vise les foyers qui font garder un enfant de six ans ou moins hors du domicile. Sont notamment pris en compte les « sommes versées à des assistant(e)s maternels agréés, des crèches, des haltes garderies, des garderies, des centres de loisirs sans hébergement ainsi que des garderies scolaires assurées en dehors des heures de classe ».
Le crédit d’impôt correspond à 50% des dépenses, dans la limite de 3 500 euros. Le montant récupérable peut donc aller jusqu’à 1 750 euros.
Déclaration : où indiquer ces frais de garde ?
Ils sont à reporter en case 7GA et suivantes. Selon les situations, les montants peuvent être préremplis par les organismes, mais ce n’est pas systématique.
Cotisations syndicales : un gain moyen de 118 euros
Le crédit d’impôt sur les cotisations syndicales a bénéficié à 1,3 million de ménages, avec 118 euros en moyenne par foyer.
Son montant correspond à 66% des cotisations versées, dans une limite fixée par l’administration fiscale : la somme « ne peut excéder 1% du montant des traitements, salaires, avantages en nature ou en argent, pensions, rentes viagères à titre gratuit versés à l'adhérent, diminué des cotisations sociales déductibles ».
Exemple : avec 25 000 euros de salaire net imposable (avant abattement de 10%) et 400 euros de cotisations, seuls 250 euros sont retenus (1% de 25 000 euros). Le crédit d’impôt est alors de 165 euros.
Déclaration : quelles cases pour les cotisations syndicales ?
Les montants se déclarent en case 7AC ou 7AE. À noter : les salariés ayant choisi la déduction des frais réels ne peuvent pas demander cet avantage, car la cotisation est déjà intégrée à leurs frais professionnels.