mercredi22juin

Tous les regards seront tournés vers la Grande-Bretagne demain. Les premières estimations non officielles tomberont vers minuit, des résultats partiels seront publiés autour de 1h/2h du matin et les résultats définitifs devraient être connus vers 8h du matin le 24. Il paraîtrait que la City retient son souffle et craindrait un Brexit. Je n'y crois pas.

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La city aurait peur

À la veille du referendum, la City retient son souffle car elle aurait beaucoup à perdre en cas de Brexit: c'est ce que je lis et que j'entends partout. Mais je n'y crois pas une seule seconde. D'abord, rappelons-le encore une fois, un vote pour le Brexit demain ne se traduirait par une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne que dans 4 ou 5 ans minimum si sortie il y a, ce qui ne sera même pas sûr. Mais admettons qu'il y ait sortie. Malgré les menaces de l'Europe, la libre circulation des biens et des services ne sera jamais remise en cause avec la Grande-Bretagne. Et l'Europe et la Grande-Bretagne auraient trop à y perdre.

Paris et francfort définitivement ringardisés

Mais si cette libre circulation est remise en cause, la City serait elle touchée? Non. Elle serait peut-être un peu secouée. Mais elle s'adapterait. À chaque crise, depuis que je suis sur les marchés, on m'a expliqué que la City allait perdre une partie de son influence. Mais à chaque crise sa domination est devenue plus écrasante. La City est le centre mondial incontesté de la Finance et des marchés. Et elle le restera. Elle est incontournable. Je trouve pathétiques les appels du pied de Paris ou de Francfort qui rêvent d'un exode des financiers en cas de Brexit. Il n'aura jamais lieu. Jamais. Cela fait des dizaines d'années que nous avons perdu la bataille et que nos places financières continentales sont devenues des places régionales. On ne transforme pas une Dacia en Ferrari et une Ferrari même bridée laissera toujours sur place une Dacia même boostée.

Un singapour mondial

Donc aucune conséquence du Brexit sur la City ? Marginales. Temporaires. Il y a même au sein de la City des financiers qui pensent que le Brexit renforcerait la position de la City. Certes elle perdrait une petite partie de son business intra européen, mais ils rêvent que Londres devienne un Singapour mondial, une zone totalement libre de toute contrainte réglementaire européenne, où toutes les puissances économiques et financières émergentes pourraient librement faire leurs affaires, propres et un peu moins propres. Donc, arrêtez de rêver à un passé à jamais enterré. La City est indéboulonnable et Paris et Francfort ne seront jamais plus des places financières.

Le grand débat français

On n'a vraiment que ça à foutre...C'est vrai que la situation économique de la France s'est tellement améliorée, les dangers terroristes se sont tellement éloignés qu'on peut se consacrer à un débat passionnant: savoir si la manifestation du 23 juin sera maintenue, interdite, statique ou itinérante. On est vraiment complètement à côté de la plaque

Macron a fait pschitt

On n'entend plus Macron. Ni en tant que ministre de l'Économie, mais ça ça fait déjà des mois qu'il n'occupe plus vraiment son poste, ni en tant que candidat que les médias nous ont présenté comme l'étoile montante à la popularité écrasante. Je pense aux pauvres gars qui se sont inscrits pour faire du porte à porte en son nom pour demander comment les Français voient leur avenir. Ils doivent se sentir bien seuls et ont dû déserter en masse.

Si vous comprenez...

ce que je dis c'est que je me suis mal exprimé : la fameuse formule de l'ancien président de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan, a été totalement assimilée par Janet Yellen. Elle s'est exprimée hier et une fois de plus, nous n'avons rien compris : ça va mieux aux États-Unis mais en fait ça ne va pas aussi bien que ça. Ok, merci...

Pour ceux qui craignent la canicule

qui ne durera que deux jours, faites comme moi, allez voir "Le monde de Dory". Du Bergman en animation.

On s'en fout ?

Volkswagen fait son mea culpa et veut devenir leader de l'électrique, on fête les dix ans du musée du Quai Branly, le coût du RSA, notre version Française du revenu universel minimum, explose et les départements ne peuvent plus payer, Sarkozy et Merkel se sont roulés une pelle hier à Berlin, la seconde femme de l'ancien émir qatari a fait un petit caprice à 500 millions d'euros en s'achetant Balmain, Patrick Drahi pense que SFR est en sureffectif.

Branle-bas de combat

La nuit va être chaude dans toutes les salles de marchés des banques, des fonds spéculatifs et des banques centrales. En cas de Brexit, toutes les banques centrales devront intervenir sur le marché des changes, pas seulement sur la livre sterling mais également sur le yen par exemple qui risque de s'envoler dans son rôle de valeur refuges. Les hedge funds ont commandé des dizaines de sondages à la sortie des urnes et anticipent de spéculer dès la clôture des bureaux.

Le titre permanent

"Les soldes débutent après une saison catastrophique" (Les Échos). J'ai l'impression qu'on lit la même chose à chaque début de soldes.

Amusant

Ce n'est pas une blague. C'est même à la une du très sérieux Wall Street Journal: les femmes saoudiennes interdites de conduite, se ruent sur les autos tamponneuses. C'est donc vrai que les mentalités évoluent dans le bon sens chez nos alliés du Golfe...

VOILÀ C'EST TOUT
BONNE JOURNÉE
MAY THE FORCE BE WITH YOU

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