Avec une inflation à 3,1 % en septembre 2026, aucun placement sans risque ne préserve totalement le pouvoir d’achat. Le Livret A à 1,7 % et les fonds en euros (environ 2,4 % net) affichent des rendements réels négatifs. Seul le LEP permet de limiter nettement l’érosion du capital.
- L’indice des prix à la consommation s’établit à 3,1 % sur un an en septembre 2026, poussé par la forte hausse des coûts de l’énergie (+21,3 %).
- L’inflation sous-jacente progresse à +1,5 % sur un an, tandis que l’indice harmonisé européen (IPCH) atteint +3,4 %.
- Avec un taux net de 1,7 %, le Livret A affiche un rendement réel négatif de -1,4 %, générant une perte de pouvoir d’achat.
- Les fonds en euros de l’assurance vie, estimables à 2,40 % net de prélèvements sociaux, subissent également une rémunération réelle négative d’environ -0,7 %.
Inflation en septembre 2026 : repli mensuel, mais nette accélération sur un an
Après le rebond du mois d’août (+0,7 %), la trajectoire mensuelle de l’indice des prix communiqué par l’Insee marque un coup d’arrêt en septembre 2026, avec une contraction de 0,3 %. Le contrecoup saisonnier observé dans le secteur tertiaire (-1,4 %), tiré vers le bas par les prestations d’hébergement (-15,0 %) et les déplacements (-9,8 %), explique en grande partie ce recul. Les poussées enregistrées par les factures énergétiques (+3,9 %) ainsi que le léger redressement des biens manufacturés (+0,5 %) et de l’alimentaire (+0,1 %) n’ont pas suffi à inverser la tendance. Ajusté des effets de saisonnalité, l’indice affiche toutefois une progression mensuelle de 0,8 % sur la période.
En glissement annuel, l’inflation subit en revanche un net coup d’accélérateur, atteignant 3,1 % en septembre 2026 après les 2,4 % d’août. Le renchérissement des coûts de l’énergie (+21,3 % sur un an) constitue le premier catalyseur de cette poussée. La hausse s’amplifie aussi du côté des prestations de services (+2,4 %) et des produits alimentaires (+1,4 %), pendant que la baisse constatée sur le matériel manufacturé s’estompe à -0,3 %. De leur côté, l’indice sous-jacent et la mesure harmonisée européenne (IPCH) progressent respectivement de 1,5 % et 3,4 %.
Des rendements réels en territoire négatif pour les placements préférés des épargnants
L’accélération de l’indice des prix à 3,1 % rogne la rentabilité réelle des placements financiers préférés des Français. Obtenu en soustrayant le niveau d’inflation du taux annoncé, cet indicateur est essentiel pour mesurer le gain ou la perte de pouvoir d’achat de l’épargne des ménages.
Le Livret A et le LDDS, dont le taux net d’impôt et de prélèvements sociaux est fixé à 1,7 %, affichent un rendement réel négatif de -1,4 %. Chaque centime laissé sur ces livrets subit ainsi une érosion monétaire.
Les fonds en euros de l’assurance vie, dont la rémunération moyenne est estimée à 2,90 % brut pour 2026 (soit environ 2,40 % net après prélèvements sociaux de 17,2 %), dégagent un rendement réel d’environ -0,7 %. Bien qu’ils amortissent mieux le choc que les livrets réglementés, ils ne permettent pas de compenser l’évolution du coût de la vie.
ImportantSeuls les supports très ciblés, comme le Livret d’épargne populaire (LEP), affichant un taux net de 2,5 %, contribuent à limiter la perte, avec une rémunération réelle de -0,6 %.
Les comptes à terme à plus de deux ans (2,51 % brut en moyenne, soit environ 1,72 % net après le prélèvement forfaitaire de 31,4 %) ne compensent pas non plus l’inflation. Seuls des supports diversifiés, qui comportent un risque de perte en capital, peuvent viser un rendement supérieur sur la durée.