Immeubles d'habitation à Paris, en France.

    Le premier semestre 2026 confirme une tendance déjà amorcée pour le marché de la pierre-papier. Les sociétés de gestion les plus dynamiques en matière de collecte concentrent leurs acquisitions hors de l’Hexagone, tandis que les SCPI les plus anciennes multiplient les cessions sur le marché français. Ce contraste en dit long sur les arbitrages actuellement à l’œuvre dans le secteur.

    À retenir
    • Le premier semestre 2026 dessine deux trajectoires bien distinctes parmi les SCPI françaises.
    • Les sociétés de gestion les plus dynamiques en matière de collecte ont surtout investi sur les marchés européens.
    • En France, les SCPI les plus anciennes privilégient les cessions et les arbitrages pour sécuriser leur liquidité.
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    Les sociétés de gestion qui ont dominé la collecte

    Dans le classement de l’Aspim (Association française des sociétés de placement immobilier) publié cet été, Corum AM arrive en tête de la collecte nette des SCPI à la fin du premier semestre, avec 351 millions d’euros de collecte nette. Elle devance Iroko (316 millions), Alderan (283 millions), Arkéa REIM (281 millions) et Atland Voisin (154 millions).

    Cet afflux massif de capitaux a naturellement conduit à de nouveaux investissements. Corum en offre une bonne illustration avec l’acquisition de l’immeuble Double U, à La Haye, pour 65 millions d’euros, soit un rendement à l’achat de 8,46 %. La société de gestion présidée par Philippe Cervesi a signé quatre autres opérations majeures de plus de 30 millions d’euros aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et en Pologne entre le début de l’année et la fin du mois de juin.

    Une offensive tournée vers l’Europe plutôt que la France

    Sur les quinze transactions les plus importantes recensées au premier semestre, treize concernent des actifs situés hors de France, notamment en Espagne, en Allemagne, en Pologne, au Royaume-Uni, en Belgique et au Canada.

    Seules deux opérations françaises franchissent la barre des 30 millions d’euros : l’achat du 105 boulevard Raspail, à Paris, par Allianz Immovalor pour 42,4 millions, et celui de la galerie commerciale Aushopping Blois-Vineuil par Iroko pour 40,17 millions.

    ImportantCette répartition traduit une recherche de rendement et une volonté de répartir les risques entre plusieurs marchés. Dans le même temps, les valorisations franciliennes demeurent élevées, tandis que les rendements restent plus modestes.

    Les cessions privilégiées pour gérer la liquidité

    La tendance s’inverse toutefois du côté des cessions.Les SCPI historiques se montrent particulièrement actives sur le marché des cessions. Rivoli Avenir Patrimoine, gérée par Amundi Immobilier, a vendu sa participation dans l’immeuble du 34-36 rue du Louvre, à Paris, pour 54,4 millions d’euros.

    La Française REM a adopté une stratégie comparable en cédant le portefeuille Alma à Foncière Beauvau pour 42 millions d’euros, ainsi que l’immeuble Dockside, à Issy-les-Moulineaux, pour 10,65 millions d’euros. Ces arbitrages visent avant tout à répondre à des besoins de liquidité,liés notamment aux demandes de retrait de certains associés qui pèsent sur certaines SCPI historiques depuis plusieurs trimestres.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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