Maquette d'une maison figurant sur les billets de 100 euros ; illustration conceptuelle pour le financement immobilier, la vente de biens immobiliers ou les charges courantes d'un immeuble. Photo de haute qualité

    La valeur des parts de SCPI en attente de retrait a chuté de 31 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, soit un recul de 870 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2025. À première vue, ce chiffre pourrait laisser croire à un retour de la confiance chez les épargnants. En réalité, il résulte de décisions exceptionnelles d’une poignée de SCPI spécifiques qui ont utilisé des mécanismes réglementaires pour « vider » leur registre d’attente.

    À retenir
    • La baisse de 31 % des parts en attente reflète avant tout une réorganisation technique menée par une poignée de SCPI pour débloquer leurs carnets d’ordres.
    • Les OPCI grand public, les sociétés civiles et les SCPI restées à capital variable montrent que la tension sur la liquidité demeure bien réelle pour une large partie du marché.
    • Seule une observation sur plusieurs trimestres, centrée sur les flux plutôt que sur les stocks, permettra de confirmer si cette détente s’installe dans la durée.

    Comment faut-il interpréter ces chiffres ?

    Le stock des parts en attente de retrait est passé de 2,8 milliards d’euros fin décembre à 1,9 milliard à la mi-2026, ce qui représente 2,2 % du marché des sociétés de gestion. Cette contraction provient principalement de onze acteurs, qui pèsent environ 12 % de la capitalisation globale et ont suspendu la variabilité de leur capital depuis janvier.

    ImportantLa baisse de près de 1,2 milliard d’euros s’explique avant tout par la réinitialisation des carnets d’ordres et la création de marchés secondaires à prix révisés. Le repli ne traduit donc pas une hausse réelle de la demande sur les parts en circulation, mais plutôt un changement de mode de sortie pour ces sociétés.

    Pour vérifier si la détente tient sur la durée, il faudrait suivre l’évolution du flux de nouvelles demandes de retrait, et pas seulement celle du stock accumulé, sur plusieurs trimestres consécutifs. La variation des prix sur les marchés secondaires récemment créés, le comportement des SCPI à capital fixe et la trajectoire de la collecte nette, hors effet de reclassement lié aux suspensions de variabilité, constituent des indicateurs fiables pour mesurer un véritable regain d’appétit des épargnants.

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    Des tensions persistantes sur certains segments

    À l’échelle nationale, les données relatives à la liquidité masquent de fortes disparités. Chez les SCPI restées à capital variable, la valeur des parts en attente a continué de grimper. La hausse atteint environ 330 millions d’euros depuis janvier, preuve que la demande de retrait demeure soutenue là où les mécanismes de sortie n’ont pas changé.

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    Du côté des OPCI grand public, la décollecte s’est nettement atténuée au deuxième trimestre, à 63 millions d’euros contre 274 millions trois mois plus tôt, sans pour autant s’inverser. La quasi-totalité des véhicules continue d’afficher une décollecte, ou tout au plus une collecte nulle.

    Enfin, les sociétés civiles en unités de compte immobilières suivent une trajectoire similaire : leur décollecte semestrielle s’élève à 265 millions d’euros, deux fois plus qu’au premier semestre 2025 malgré un ralentissement progressif au fil des mois. Leur performance globale, à -1,6 % sur la période, illustre des écarts marqués selon les véhicules.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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