SCPI en 2026, une stratégie d’investissement toujours tournée vers l’international

    Au début de l’année 2026, les SCPI confirment leur retour progressif à un rythme d’activité plus soutenu. Les sociétés de gestion poursuivent le recentrage stratégique de leur portefeuille d’actifs, avec une préférence marquée pour les marchés étrangers. Ces ajustements visent à répondre aux évolutions géographiques et sectorielles qui les contraignent à diversifier leur patrimoine tout en préservant leur rendement.

    À retenir
    • Les SCPI poursuivent leur redressement en 2026 avec près de 903 millions d’euros investis au premier trimestre, tandis que les ventes d’actifs ralentissent fortement.
    • Les acquisitions restent largement orientées vers l’étranger, qui concentre environ 75 % des opérations, avec le Royaume-Uni en tête.
    • En France, les régions progressent au détriment de l’Île-de-France. Les bureaux demeurent les principaux actifs ciblés, mais les commerces, les locaux d’activité et la logistique gagnent du terrain dans les stratégies d’allocation.

    Un marché des acquisitions en regain de souffle

    Les véhicules immobiliers non cotés ont mobilisé 903 millions d’euros entre janvier et mars 2026, prolongeant ainsi le rythme d’investissement retrouvé au second semestre de l’année précédente. Extrapolé sur douze mois, ce volume trimestriel dessine une trajectoire annuelle avoisinant les 3,6 milliards d’euros, un chiffre qui se rapproche des 3,9 milliards enregistrés au titre de l’exercice 2025, sans toutefois les égaler.

    Ce début d’exercice marque une nette amélioration comparé au premier trimestre 2025, alors limité à 520 millions d’euros, et dépasse également la moyenne trimestrielle observée au cours des six premiers mois de l’an dernier, proche de 750 millions. La cadence reste néanmoins en retrait par rapport aux pics constatés en fin d’année 2025, période durant laquelle les acquisitions frôlaient 1,2 milliard d’euros chaque trimestre.

    À l’inverse, les cessions subissent un coup de frein spectaculaire. En effet, à peine 178 millions d’euros ont changé de mains ce trimestre, très loin des quelque 460 millions cédés en moyenne chaque trimestre en 2025, année qui totalisait 1,83 milliard de désinvestissements.

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    L’étranger toujours dominant, la capitale progressivement délaissée

    Les marchés étrangers continuent de progresser dans les portefeuilles des SCPI. Alors qu’il y a une dizaine d’années, les acquisitions hors du territoire national représentaient une part minoritaire des investissements, elles constituent aujourd’hui le principal moteur de croissance.

    À l’inverse, le marché français occupe une place beaucoup plus réduite dans les nouveaux achats.

    Par ailleurs, un rééquilibrage plus modéré se joue au cœur même des acquisitions françaises. La capitale et ses environs n’attirent plus que 0,6 % des investissements ce trimestre, loin des 6 % enregistrés sur l’ensemble de 2025, tandis que le reste du territoire tire son épingle du jeu en atteignant près de 25 %. Ce glissement prend d’autant plus de relief qu’il contredit la logique observée du côté des ventes : les investisseurs retirent leurs capitaux de la France pour acheter à l’étranger.

    ImportantDu côté des cessions, le territoire national absorbe désormais la quasi-totalité des transactions, à hauteur de 98,7 %. Les ventes réalisées à l’étranger se sont établies à seulement 1,3 %, contre plus d’un quart en 2025.

    En ce qui concerne les acquisitions internationales, le Royaume-Uni arrive en tête. Il attire 30,9 % des capitaux investis hors de France, soit 675millions d’euros, en hausse par rapport aux 27,5 % de l’année précédente. L’Espagne se maintient au second rang avec 18,6 % des flux, devant les Pays-Bas, dont la part reste stable, autour de 13 %.

    Deux marchés sortent nettement du lot : l’Europe de l’Est, qui passe de 1,7 % à 10,8 %, et le Canada, avec 7,2 % des montants investis alors qu’il était pratiquement absent l’an dernier. À l’opposé, l’Italie et l’Irlande accusent un net recul, chutant respectivement de 13,7 % à 2,4 % et de 11,3 % à 3,1 %.

    Bureaux, commerces et activité en tête des actifs

    Sur le plan des typologies de biens, les immeubles de bureaux demeurent la première cible des acquisitions, représentant un peu plus de 30 % des montants investis. Malgré l’essor du télétravail, cet actif conserve une place de choix dans les stratégies patrimoniales des sociétés de gestion.

    Les locaux commerciaux connaissent une progression marquée, passant de 5,3 % à 13 %, tandis que la logistique se maintient à 9,7 % et l’hôtellerie conserve son attrait avec 9,6 %. À l’inverse, l’immobilier lié à l’éducation et à la santé voit sa part quasiment divisée par deux (de 12,6 % à 6,1 %).

    Du côté des ventes, les arbitrages concernent principalement les bureaux, qui représentent près des trois quarts des cessions réalisées sur la période. Cette tendance traduit une volonté de renouveler les portefeuilles en se séparant d’actifs jugés moins adaptés aux nouvelles exigences du marché. Le résidentiel apparaît également davantage dans les opérations de vente, tandis que les cessions dans le secteur médico-social ralentissent fortement après une année 2025 mouvementée.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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