Dernier épisode de notre série série jet de l'été, dans laquelle nous suivons différents épargnants dans la réalisation de leur objectif patrimonial. Alexandre et Louise, eux, ont un projet à deux : donner à leur fils Lucas, 3 ans, les moyens de faire les études qu'il souhaitera, sans que le coût ne devienne un frein le moment venu. Mais avant de se lancer, leur conseiller les invite à clarifier plusieurs points.

    Étape 1 : se poser les bonnes questions avant d'épargner pour son enfant

    Épargner pour financer les études de son enfant est un des projets patrimoniaux les plus fréquents, mais aussi l'un de ceux où l'on avance parfois un peu à l'aveugle : on met de côté "au cas où", sans horizon ni objectif chiffré. Or, se poser les bonnes questions en amont permet de choisir une stratégie réellement adaptée.

    Quel horizon de placement ai-je devant moi ?

    C'est la première variable, et la plus déterminante. Lucas a 3 ans : ses parents ont donc, a priori, une quinzaine d'années devant eux avant qu'il n'entre dans l'enseignement supérieur. Un horizon long change tout : il permet d'accepter une part de volatilité en échange d'un potentiel de rendement plus élevé, avec le temps pour lisser les à-coups des marchés. À l'inverse, des parents dont l'enfant est déjà au lycée devront privilégier des supports plus prudents, l'échéance étant trop proche pour encaisser une baisse.

    Quel type d'études mon enfant est-il susceptible de suivre ?

    Difficile de savoir à 3 ans si Lucas se dirigera vers une université publique, une classe préparatoire, une grande école de commerce ou d'ingénieurs. Le coût varie considérablement d'un parcours à l'autre. Mieux vaut donc raisonner par fourchette et se fixer un objectif ambitieux, quitte à l'ajuster en cours de route : il est plus simple de revoir un objectif à la baisse que de se retrouver à découvert le jour J.

    Est-ce que je pars de zéro, ou ai-je déjà un capital ou une épargne réglementée constituée pour mon enfant ?

    Beaucoup de parents ouvrent un Livret A au nom de leur enfant dès la naissance, alimenté par les étrennes et les cadeaux de la famille. C'est une bonne habitude, mais elle a ses limites : le taux du Livret A ne permet pas de faire réellement fructifier une épargne sur quinze ans, et le plafond (22 950 euros) peut être vite atteint. Ce socle peut rester en place, mais il gagne à être complété par un support de long terme plus performant.

    Au nom de qui vais-je ouvrir ce placement : le mien, ou celui de mon enfant ?

    C'est une question que l'on aborde peu, mais qui mérite réflexion, nous y revenons plus loin dans cet article.

    Le coût des études : une équation qui ne va pas en s'allégeant

    Alexandre et Louise n'ont pas de boule de cristal pour savoir ce que coûteront les études dans quinze ans, mais les tendances récentes donnent une indication assez nette : le coût de la vie étudiante comme celui des études elles-mêmes progressent régulièrement, sans signe d'inversion.

    Côté vie étudiante, le coût a augmenté de 35 % depuis 2017 selon les calculs de l'UNEF, tiré notamment par le logement. Côté frais de scolarité, un rapport de l'Inspection générale de l'éducation (IGESR) évoque la piste d'un relèvement des droits d'inscription dans le public, dans un contexte où 60 à 65 universités seraient en déficit budgétaire en 2026. Dans les grandes écoles, la hausse est déjà largement engagée : selon une enquête Mister Prépa publiée en 2026, le coût moyen d'une scolarité complète est passé de 25 918 euros en 2011 à 49 383 euros aujourd'hui, soit +91 % en quinze ans, et pourrait, si la tendance se poursuit, avoisiner les 30 000 euros par an d'ici une dizaine d'années.

    Personne ne peut prédire avec certitude ce qu'il en sera dans quinze ans. Mais ces chiffres montrent que viser un objectif calé sur les coûts d'aujourd'hui revient probablement à se sous-estimer. Mieux vaut intégrer une marge dès le départ.

    Combien Alexandre et Louise doivent-ils épargner ?

    Pour donner un ordre de grandeur concret, prenons l'hypothèse simplifiée d'un parcours en grande école post-prépa, sans intégrer ici le coût de la vie étudiante (logement, transport, quotidien) pour ne pas complexifier le calcul. Sur la base du coût moyen actuel d'une scolarité complète (49 383 euros), Alexandre et Louise se fixent un objectif rond de 50 000 euros à réunir d'ici les 18 ans de Lucas, soit dans quinze ans.

    Pour y parvenir, ils décident de combiner un versement initial et des versements programmés mensuels sur un contrat d'assurance-vie :

    • Versement initial : 5 000 euros
    • Versements programmés : 150 euros par mois pendant 15 ans
    • Hypothèse de rendement retenue (à titre purement illustratif, non garantie) : 5 % net par an

    Sur ces bases, et en tenant compte de l'effet des intérêts composés sur la durée, le capital constitué avoisinerait 50 000 euros au terme des quinze années. Un montant qui reste une projection non contractuelle : le rendement réel dépendra de l'évolution des marchés, du profil de gestion retenu et des frais du contrat. Mais l'exercice a le mérite de montrer un point essentiel : c'est la régularité des versements et la durée du placement qui font le gros du travail, bien plus qu'un effort ponctuel important.

    Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés financiers présente un risque de perte en capital.

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    Construire ce capital : versements programmés et gestion pilotée

    Pour un projet de long terme comme celui-ci, l'assurance-vie reste l'enveloppe de référence : fiscalité avantageuse après huit ans de détention, souplesse des versements et des rachats, large choix de supports. Reste à choisir comment gérer l'épargne investie sur la durée, sans avoir à suivre les marchés au quotidien. Alexandre et Louise hésitent entre 2 gestions pilotée.

    La gestion pilotée Pilot

    Comme ils n’ont ni le temps ni l'expertise pour arbitrer eux-mêmes entre les classes d'actifs, ils envisagent de confier la gestion de l’épargne à des professionnels via la gestion pilotée Pilot. Le principe : les allocations sont suivies par un comité d’investissement réuni chaque mois autour de Marc Fiorentino. L’objectif est de construire des portefeuilles largement diversifiés, saisir les opportunités lorsqu’elles apparaissent et adapter le niveau de risque au profil de chaque épargnant (prudent, équilibré, dynamique, audacieux).

    L'intérêt, pour un projet aussi long, c'est la possibilité de faire évoluer le profil dans le temps : dynamiser l'allocation tant que l'horizon reste large, puis sécuriser progressivement le capital à l'approche de l'échéance. Un arbitrage vers un profil plus prudent trois ou quatre ans avant l'entrée de Lucas dans le supérieur limiterait le risque de devoir puiser dans le capital au mauvais moment.

    Depuis le lancement (le 20 avril 2023), les quatre profils de la gestion pilotée Pilot affichent des performances nettes de frais de gestion largement positives (performances arrêtées au 14 août 2026) :

    • Profil prudent : +17,05%
    • Profil équilibré : +24,01%
    • Profil dynamique : +30,22%
    • Profil audacieux : +51,32%
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    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

    La gestion sous mandat Responsable ETF

    Comme ils sont aussi sensibles à l’impact environnemental de leurs placements, ils envisagent également le contrat Meilleurtaux Placement Vie 2 qui propose une gestion sous mandat 100 % ETF, pilotée sur les conseils de BlackRock, et qui intègre des critères ESG dans l'allocation. Le choix des ETF n'est pas anodin non plus pour un projet comme celui-ci : ces supports répliquent la performance de grands indices boursiers à moindre coût, ce qui en fait des véhicules particulièrement adaptés à une épargne de long terme, où l'objectif est de capter la croissance des marchés dans la durée plutôt que de chercher à les battre ponctuellement.

    Trois profils de risque sont disponibles (prudent, équilibré, dynamique), pour des frais de gestion sur unités de compte parmi les plus bas du marché (0,60 % par an), sans frais d'entrée, de versement ni d'arbitrage, et des versements programmés accessibles dès 50 euros par mois.

    Je découvre Meilleurtaux Placement Vie 2

    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

    Que ce soit via Pilot ou via la gestion sous mandat Responsable ETF, le principe reste le même pour Alexandre et Louise : automatiser les versements pour ne jamais avoir à se demander si c'est le bon moment pour investir, et laisser le temps et la régularité faire le travail. A l’approche des 18 ans de leur fils, ils peuvent même arbitrer vers des profils de gestion moins volatils, voire vers un fonds en euros afin de sécuriser le capital.

    Ouvrir le contrat en leur nom, ou au nom de Lucas ?

    C'est une question que beaucoup de parents ne se posent pas spontanément, mais qui mérite d'être tranchée avant de commencer à épargner.

    Ouvrir le contrat au nom d'Alexandre ou de Louise présente l'avantage de la flexibilité : ils conservent la main sur le capital, peuvent le réorienter vers un autre projet et gardent la liberté de décider du montant et du moment des retraits.

    Ouvrir le contrat directement au nom de Lucas, via un contrat d'assurance-vie « enfant mineur », permet de lui faire acquérir dès le plus jeune âge l'ancienneté fiscale du contrat : les huit ans sont comptabilisés dès la souscription. À partir de cette échéance, les gains retirés peuvent bénéficier de l'abattement fiscal annuel applicable à l'assurance-vie. Les sommes versées appartiennent par ailleurs à Lucas dès leur versement : elles ne constituent plus une épargne dont ses parents peuvent librement disposer pour leurs propres besoins.

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    Ce qu'Alexandre et Louise retiennent

    Le temps est le principal allié dans ce type de projet. Plus l'horizon est long, plus il est possible d'accepter de la volatilité en échange d'un potentiel de performance supérieur, et plus l'effet des intérêts composés joue en faveur de l'épargnant.

    Le coût des études a toutes les chances de continuer à augmenter. Entre la hausse tendancielle du coût de la vie étudiante et celle, déjà bien engagée, des frais de scolarité dans le public comme dans les grandes écoles, viser un objectif calé sur les prix d'aujourd'hui revient probablement à le sous-estimer. Prévoir une marge dès le départ est plus sage que d'espérer rattraper l'écart en cours de route.

    La régularité prime sur le montant. Un versement programmé, même modeste, permet de se constituer progressivement un capital et de profiter, sur la durée, de l'effet de la capitalisation. L'essentiel est de choisir un effort d'épargne adapté à son budget et de pouvoir le maintenir dans le temps.

    Le choix du titulaire du contrat n'est pas un détail technique. Ouvrir le contrat en son nom propre ou au nom de l'enfant conditionne qui garde la main sur le capital.

    Un projet d'épargne pour votre enfant en tête ? Nos conseillers Meilleurtaux Placement sont disponibles pour faire le point sur votre situation et vous aider à définir une stratégie adaptée à votre horizon et à votre profil.

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    Écrit par
    Olivia Boulay

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