Dans un contexte économique incertain, les ménages français ont massivement investi dans l’assurance vie en 2025. Ce dynamisme ne se limite désormais plus aux actifs traditionnels : les sociétés non cotées, les projets d’infrastructure ainsi que les instruments de financement direct captent une part croissante des flux.
- En 2025, le succès inédit de l’assurance vie a rejailli sur le secteur du private equity.
- Portés par une collecte brute record et des flux nets au plus haut depuis quinze ans, les véhicules de placement alternatifs ont vu leurs levées croître de près d’un dixième, pour des encours consolidés excédant 14 milliards d’euros.
- Ces stratégies (prises de participation dans des entreprises non admises en Bourse, soutien à de grands projets d’équipement) séduisent par leur potentiel de valorisation, mais exigent une solide tolérance au risque.
Une collecte historique qui alimente les circuits de financement alternatifs
L’exercice 2025 restera comme un millésime exceptionnel pour l’assurance vie. Les versements bruts ont frôlé un seuil historique d’environ 192 milliards d’euros, traduisant la volonté des ménages de mettre leur patrimoine à l’abri dans une enveloppe fiscalement avantageuse. Une fois les rachats déduits, l’afflux net a avoisiné les 51 milliards d’euros, un niveau inégalé depuis plus d’une décennie.
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Bonification sans UC
Cette vigueur a été particulièrement favorable au private equity. Selon les données publiées par France Invest, les souscriptions fléchées vers des fonds prenant des participations dans des sociétés hors cote ont progressé d’environ 8 % en un an, pour atteindre près de 3 milliards d’euros.
Plus remarquable encore, la fraction acheminée via les contrats d’assurance vie a bondi de près d’un quart, représentant à elle seule l’essentiel de cette collecte globale. Fin 2025, les encours consolidés dans le non coté dépassaient les 14 milliards d’euros, dont près de 12 milliards logés au sein d’enveloppes assurantielles.
Le non coté, un actif rémunérateur, mais non dépourvu de risques
Les fonds spécialisés prennent une participation dans le capital de sociétés non cotées en Bourse et se situant à divers stades de maturité. Ils peuvent ainsi s’engager sur des projets en phase d’émergence, auprès de structures en pleine expansion ou d’entités en cours de transmission. L’objectif est de créer de la valeur sur une période longue, généralement comprise entre cinq et dix années.
Ces stratégies alternatives englobent également le financement de grands équipements collectifs (réseaux de transport, installations énergétiques, infrastructures numériques) ainsi que la dette directe, c’est-à-dire des financements accordés aux entreprises en dehors des canaux bancaires habituels. Ce segment suscite une vigilance accrue, notamment sur le marché américain, où son expansion rapide soulève des interrogations quant à la solidité des sous-jacents et aux risques systémiques potentiels.
Si ces classes d’actifs affichent historiquement des niveaux de rentabilité supérieurs à ceux des marchés réglementés, elles s’accompagnent de contraintes substantielles.
ImportantL’absence de liquidité immédiate constitue leur principale caractéristique : le souscripteur ne peut généralement mobiliser ses fonds avant le terme contractuel du véhicule. Le risque de dépréciation du capital est réel, en particulier dans les premières phases du cycle d’investissement. Enfin, l’évaluation de ces actifs repose sur des modèles estimatifs qui, faute de cotation continue, peuvent manquer de lisibilité.