- L’avance sur l’assurance vie permet d’obtenir un prêt à un taux souvent inférieur à celui d’un crédit à la consommation classique.
- Le capital initial reste intégralement investi et continue de générer des intérêts pendant la durée de l’emprunt.
- Ce mécanisme évite de perdre la fiscalité avantageuse des versements effectués avant l’âge de 70 ans.
- Moins d’un client sur 2 000 utilise actuellement cette option de financement temporaire.
Le secret le mieux gardé des épargnants face au succès de ce placement
Le succès de l’assurance vie ne se dément pas. Avec un encours global qui dépasse 2 148 milliards d’euros à l’échelle nationale, elle reste le produit préféré des Français pour valoriser leur patrimoine.
Encours global assurance vie
Ce niveau historique confirme la position de l’assurance vie comme placement préféré des Français pour valoriser leur patrimoine.
Il est vrai qu’elle ne manque pas d’atouts :
- un rendement supérieur à celui des livrets réglementés ;
- l’absence de plafond de versement ;
- une disponibilité totale de l’épargne ;
- une fiscalité particulièrement avantageuse après 8 ans de détention ;
- des abattements très attractifs pour les bénéficiaires.
En revanche, peu de souscripteurs savent qu’il est possible de demander une avance sur leur contrat d’assurance vie. Les professionnels du secteur recensent à peine une centaine de requêtes annuelles pour environ 200 000 épargnants.
Pourtant, cette solution reste séduisante. Elle est directement inspirée du crédit lombard, courant chez les investisseurs fortunés, qui consiste à obtenir des liquidités en apportant des actifs financiers en garantie, évitant ainsi d’avoir à revendre des parts et de payer des impôts sur les gains.
Au lieu de réaliser un retrait qui amputerait le contrat, l’assuré sollicite un prêt temporaire auprès de la compagnie. Celui-ci peut atteindre 80 % de son portefeuille. Ce faisant, les fonds débloqués sont totalement exonérés d’impôts, puisque le souscripteur ne touche aucune plus-value sur cette somme.
Un mécanisme financier particulièrement protecteur après 70 ans
Le coût de l’avance sur l’assurance vie se calcule généralement en ajoutant un point de pourcentage au rendement du fonds en euros de l’exercice précédent. Néanmoins, certains acteurs du marché se réfèrent à d’autres indicateurs, en s’alignant notamment sur le taux moyen d’emprunt d’État (TME). À titre d’exemple, pour 2026, les assurés Suravenir devraient se voir appliquer un taux d’intérêt de 4 %.
De plus, le capital continue de fructifier, ce qui allège la charge financière réelle pour l’emprunteur. Ainsi, si son épargne lui rapportait 3 %, il ne rembourserait que la différence, soit 1 % pour son avance.
Taux moyen prêt consommation
Les données de la Banque de France pour le mois de mai affichent ce taux d’intérêt moyen pour un prêt à la consommation classique.
Les souscripteurs ayant franchi le cap des 70 ans et ayant un besoin d’argent temporaire seraient particulièrement avisés de recourir à ce dispositif. Ce mécanisme leur éviterait d’effectuer un rachat partiel et de devoir ensuite réalimenter le contrat, en privant les bénéficiaires d’un avantage fiscal important au moment de la succession.
En effet, ces derniers ont droit individuellement à 152 500 € d’abattement pour les versements réalisés avant le 70e anniversaire de l’assuré, contre 30 500 € à se partager pour les dépôts ultérieurs à cet âge pivot.
