Nouvel épisode de notre série Le projet de l'été, dans laquelle nous suivons différents épargnants dans la réalisation de leur objectif patrimonial. Morgane, elle, vient tout juste de signer son premier CDI. Son salaire lui permet enfin de mettre un peu d'argent de côté chaque mois, et elle a une idée en tête : ne pas laisser cet argent dormir sur son compte courant.
Étape 1 : sécuriser une base avant de chercher du rendement
Un ami à elle ne tarit pas d'éloges sur les performances de son portefeuille boursier. De quoi donner des idées à Morgane, qui se dit qu'elle pourrait bien, elle aussi, faire fructifier ses premières économies en Bourse.
Avant de se lancer, elle prend le temps de se renseigner. Et ce qu'elle découvre la fait réfléchir : contrairement à ce que les performances de son ami laissaient penser, la bourse ne se traduit pas par une tendance haussière systématique. Les marchés financiers sont volatils, capables d'enchaîner plusieurs mois de baisse avant de repartir. Investir en actions suppose d'accepter cette incertitude, et surtout de pouvoir laisser l'argent investi sur du long terme.
Or, ce n'est pas du tout ce que Morgane recherche. Son objectif, ce n'est pas de faire un coup, c'est de se constituer une épargne sur laquelle elle pourra compter en cas de pépin : une panne de voiture, une période de chômage, une dépense de santé imprévue. Une épargne de précaution, par définition, doit rester disponible et sécurisée.
En creusant le sujet, elle retrouve un principe qui va guider toute sa réflexion : avant d'aller chercher de la performance, mieux vaut sécuriser une base disponible et garantie. Une fois cette base posée, on peut envisager, progressivement, des placements un peu plus rémunérateurs pour le reste de son épargne. Les fonds en euros boostés peuvent alors représenter une alternative intéressante pour dynamiser une partie de son épargne tout en conservant une garantie en capital.
Le Livret A ne suffit plus à absorber l'inflation
Morgane a bien un Livret A, ouvert depuis plusieurs années. Mais en creusant, elle réalise qu'il ne joue plus vraiment son rôle protecteur. Le taux du Livret A a certes été relevé au 1er août 2026, mais l'inflation, elle, a également accéléré : elle atteignait 2,1 % sur un an en juillet 2026 selon l'Insee, contre un taux du Livret A repassé à 1,7 %. Concrètement, l'argent laissé sur son Livret A perd donc encore un peu de pouvoir d'achat chaque année, même avec la revalorisation récente.
Le Livret A garde malgré tout un rôle central : c'est le support le plus liquide, le plus sécurisé, celui sur lequel Morgane peut piocher instantanément en cas de besoin.
Le Livret A de Morgane : un socle déjà solide
Son Livret A, ouvert par ses parents lorsqu'elle était enfant, affiche aujourd'hui 22 500 €, alimenté au fil des années par leurs versements, soit tout près du plafond réglementaire de 22 950 €. Une somme confortable, largement supérieure à ce dont elle a besoin en épargne immédiatement disponible, et qui ne peut de toute façon plus beaucoup grossir sur ce support.
Morgane évalue ses dépenses courantes mensuelles à environ 1 250 € (loyer, charges, alimentation, transport…). En suivant la règle des 6 mois de dépenses couramment recommandée pour une épargne de précaution, sa cible s'élève à environ 7 500 €.
Elle décide donc de conserver 7 500 € sur son Livret A. Son socle de sécurité est déjà bouclé, sans avoir besoin d'y toucher davantage, hormis si elle pioche dedans. Le reste, soit 15 000 €, n'a pas vocation à rester sur un support qui, de surcroît, ne suit plus l'inflation : elle va le placer ailleurs.
Le fonds en euros : un complément, pas un substitut au Livret A
En cherchant où placer ces 15 000 €, un type de support revient sans cesse dans ses lectures : les fonds en euros, dont les taux sont actuellement dopés par les offres commerciales des assureurs.
Qu'est-ce qu'un fonds en euros ?
Le fonds en euros est un support d'investissement au capital garanti. Chaque euro versé reste acquis (hors frais de gestion), et les intérêts gagnés une année donnée sont définitivement acquis eux aussi, grâce à ce que l'on appelle l'effet cliquet. Le gérant du fonds investit l'argent collecté sur des actifs jugés sûrs, essentiellement des obligations d'État et d'entreprises, mais aussi, pour une partie diversifiée, de l'immobilier ou des actions non cotées selon les fonds en euros.
Le fonds en euros n'existe pas en tant que produit isolé : il est logé au sein d'un contrat d'assurance-vie, aux côtés des unités de compte (actions, SCPI, ETF…), qui présentent, elles, un risque de perte en capital. L'assurance-vie est un contrat multisupport : Morgane peut répartir son épargne entre le fonds en euros et des unités de compte selon la part de risque qu'elle est prête à assumer.
L'assurance-vie présente plusieurs atouts :
- Une fiscalité qui s'allège avec le temps : après 8 ans de détention, les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule.
- Une disponibilité totale : contrairement à une idée reçue, l'argent versé sur une assurance-vie n'est jamais bloqué. Les 8 ans concernent uniquement la fiscalité appliquée aux gains en cas de retrait, pas l'accès à l'épargne elle-même.
- Une antériorité qui compte : le compteur des 8 ans démarre à l'ouverture du contrat, pas selon les versements. Mieux vaut donc ouvrir un contrat tôt, même avec une somme modeste, plutôt qu'attendre d'avoir un capital plus confortable.
Des taux boostés avec une part de risque
Un point de vigilance s'impose toutefois. Les taux boostés actuellement affichés par les assureurs ne s'appliquent pas à un placement 100 % fonds en euros : ils sont généralement conditionnés à un investissement minimum en unités de compte, généralement autour de 30 %. Le fonds en euros boosté ne peut donc pas, à lui seul, constituer l'intégralité d'une épargne de précaution, puisqu'une partie du versement reste exposée aux fluctuations des marchés.
C'est davantage une façon de commencer à investir en douceur : la part logée en fonds en euros ne prend aucun risque de perte en capital tout en bénéficiant d'un rendement boosté, tandis que la part investie en unités de compte offre un potentiel de performance supérieur, mais variable selon les supports choisis. Sur ce point, mieux vaut rester vigilant sur la nature des unités de compte proposées par le contrat. Pour une épargne qui doit avant tout rester un filet de sécurité, il est préférable de privilégier des supports présentant un niveau de risque limité.
Cas chiffré : fonds en euros boosté vs Livret A
Morgane place ses 15 000 € sur l'assurance-vie Meilleurtaux Essentiel Vie, contrat assuré par La France Mutualiste, dont l'offre de bonification s'applique à partir de 15 000 € de versement, entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026, avec au moins 30 % investis en unités de compte.
Elle répartit son versement de la manière suivante : 4 500 € en unités de compte (30 %) et 10 500 € sur le fonds en euros (70 %). Sur cette dernière part, l'hypothèse de rendement 2026-2027 ressort à 5 % net de frais de gestion* (taux 2025 du fonds de 3,50 % auquel s'ajoute le bonus de 1,50 %, scénario non garanti).
Au bout d'un an, la part investie sur le fonds en euros passerait ainsi de 10 500 € à environ 11 025 €, soit 525 € d'intérêts. Après déduction des prélèvements sociaux de 17,2 %, le gain net ressortirait à environ 435 €.
À titre de comparaison, si Morgane avait laissé ses 15 000 € sur son Livret A rémunéré à 1,7 %, elle aurait perçu environ 255 € d'intérêts sur un an, totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. Dans cette hypothèse, la seule part investie sur le fonds en euros (10 500 €) génère donc un gain net de prélèvements sociaux supérieur à celui obtenu sur un Livret A pourtant alimenté avec la totalité de la somme (15 000 €).
Reste la part investie en unités de compte (4 500 €), dont la valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers, sans garantie en capital.
Si Morgane n'avait pas bénéficié de ce coup de pouce familial, elle aurait pu se tourner vers Meilleurtaux Allocation Vie, dont la bonification s'applique dès le premier euro investi, toujours sous réserve d'une part minimum en unités de compte.
Une fois l'épargne de précaution bouclée : penser au PEA
Une fois son socle de sécurité constitué, entre son Livret A complété et son assurance-vie ouverte, Morgane aura déjà pris date sur cette dernière, un point qu'elle ne regrettera pas dans quelques années. Elle pourra alors s'intéresser à d'autres enveloppes, avec un horizon plus long et une tolérance au risque plus importante.
Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) est souvent le placement privilégié à cette étape. Comme pour l'assurance-vie, l'intérêt est de prendre date tôt : après 5 ans de détention, les gains retirés sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux restent dus). Le PEA permet d'investir en actions européennes, mais aussi, via certains ETF construits pour être éligibles au PEA, de s'exposer à des indices internationaux comme le MSCI World. De quoi, plus tard, diversifier son épargne, une fois le filet de sécurité solidement en place.
Ce que Morgane retient
Le Livret A ne protège plus totalement contre l'inflation, mais reste indispensable pour sa liquidité immédiate. Les deux notions, rendement et disponibilité, ne se jouent pas sur le même support.
Les taux boostés des fonds en euros sont accessibles sous conditions avec une part obligatoire en unités de compte. Un bonus alléchant ne doit jamais faire oublier qu'une partie du capital investi reste exposée aux marchés.
Commencer tôt, même modestement, permet de prendre date. L'horloge fiscale de l'assurance-vie démarre à l'ouverture du contrat : mieux vaut l'ouvrir dès maintenant, quitte à l'alimenter davantage plus tard.
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Communication non contractuelle à caractère publicitaire.
* Le bonus concerne uniquement les versements initiaux ou les versements complémentaires effectués entre le 01/07/2026 et le 30/09/2026 (hors versements libres programmés) dont le montant unitaire est supérieur ou égal à 15 000 € et inférieur ou égal à 500 000 €. Pour les investissements supérieurs à 500 000 €, veuillez vous rapprocher d'un conseiller. L'offre peut être interrompue à tout moment par l'assureur, sans préavis, premier arrivé premier servi.
+1,50 % de bonus qui s'ajoutera prorata temporis au taux de rendement net de frais de gestion du contrat et brut de prélèvements sociaux et fiscaux du fonds en euros du contrat d'assurance vie multisupport Meilleurtaux Essentiel Vie de 2026 et 2027, avec un minimum de 30 % d'unités de compte (UC). Pour le versement initial, le bonus s'applique qu'à l'issue du délai de renonciation.
Seule la part du/des versement(s) effectué(s) entre le 01/07/2026 et le 30/09/2026 affectée au fonds en euros du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie dans le cadre de l'offre bénéficiera du bonus.
À compter du 1er janvier 2027, les sommes investies sur le fonds en euros du contrat d'assurance vie Meilleurtaux Essentiel Vie et ayant bénéficié du bonus au 31/12/2026 seront valorisées dans les conditions prévues au règlement mutualiste du contrat.
Les désinvestissements, issus d'un rachat partiel ou d'un arbitrage, viennent en priorité réduire le montant concerné par le bonus qui est alors calculé au prorata du montant dégrévé des désinvestissements.
Le bonus de 1,50% ne s'appliquera pas dans le cas d'un rachat total réalisé sur le contrat dans la période d'éligibilité.
En cas d'arbitrage sortant des unités de compte vers le fonds euros ou de rachat partiel, le bonus de + 1,50 % est conditionné par le maintien du taux minima d'Unités de Compte de 30 % constaté au 31/12/2026 et 31/12/2027. La condition du taux de détention d'Unités de Compte n'est pas bloquante dans le cas où le client n'a pas réalisé d'arbitrage ou de rachat et que la modification du taux ne résulte que d'effets de marché ou de prélèvements de frais.
Les versements provenant d'un rachat effectué sur un contrat assuré par La France Mutualiste ou d'un transfert interne (loi Pacte, amendement Fourgous) ne sont pas éligibles à cette opération commerciale.
L'investissement sur les supports en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.