- L’assurance vie continue d’attirer les capitaux, portée par un fonds en euros toujours solide et un gain de popularité des unités de compte.
- Les bonus sur versement accélèrent ce mouvement. Ils requièrent toutefois une étude sérieuse, notamment lorsqu’ils incluent des produits structurés.
Encours de l’assurance vie
Selon France Assureurs, ce montant global confirme le statut de placement préféré des Français à la fin du mois d'avril.
Date de calcul de l'encours
Période à laquelle l’encours global de l’assurance vie a été chiffré par France Assureurs.
Les épargnants français privilégient désormais les unités de compte
Selon France Assureurs, l’encours de l’assurance vie s’est chiffré à 2 148 milliards d’euros à fin avril. Une performance remarquable qui confirme son statut de produit d’épargne préféré des Français. La composition du portefeuille a cependant évolué. Les unités de compte ont représenté un tiers de la collecte du mois, et près de 40 % depuis janvier.
Ces supports, qui permettent d’investir dans des actions, dans l’immobilier ou les obligations, n’offrent aucune garantie sur le capital. Toutefois, leur potentiel de rendement nettement supérieur aux fonds classiques joue en leur faveur.
Ce phénomène s’explique en partie par le désamour progressif des épargnants envers le livret A, dont le taux plafonne à 1,5 %, en dessous du niveau de l’inflation. Les ménages choisissent désormais d’orienter leur épargne de long terme vers des produits plus rémunérateurs.
Les offres bonifiées se multiplient
De nombreux contrats proposent désormais des bonus sur versement. En contrepartie d’un effort d’investissement en unités de compte, qui peut grimper jusqu’à 60 % de la somme placée, les souscripteurs peuvent bénéficier d’un taux bonifié sur le fonds en euros. Ces offres séduisent, d’autant qu’un simple fonds monétaire, peu risqué, suffit parfois à en profiter.
D’autres épargnants se laissent tenter par des produits structurés, réputés pour leur protection à la baisse. Mais cette sécurité reste partielle et le capital y est souvent bloqué plusieurs années. Le délai correspond malgré tout à l’horizon fiscal optimal de huit ans propre à l’assurance vie.
Le fonds en euros conserve son statut de pilier de l’assurance vie
L’attractivité des UC n’a pourtant pas entamé celle du fonds en euros. Son rendement moyen, qui a atteint 2,65 % net de frais en 2025, reste largement compétitif face au livret A, même si ce dernier conserve l’avantage d’être exonéré d’impôt. Pour beaucoup d’épargnants qui cherchent avant tout à sécuriser une partie de leur capital, ce produit demeure une base solide, à condition de ne plus en faire l’unique pilier de son contrat.
Dans tous les cas, au-delà de la rentabilité, la meilleure assurance vie est aussi celle qui garantit la sécurité des placements.
Les épargnants doivent ainsi trouver le bon compromis entre ces deux critères au moment de comparer les offres disponibles et d’ouvrir un compte.
