L’analyse des résultats des contrats d’assurance vie pour 2025 met en lumière de forts contrastes entre les mandats de gestion. Seuls les profils les plus conservateurs tirent leur épingle du jeu. A contrario, les stratégies offensives affichent une rentabilité souvent inférieure aux indices de référence. Ce décalage interroge sur l’efficacité de la diversification géographique face à la performance des marchés domestiques.
- Les profils de risque prudents ont bénéficié en moyenne d’un taux supérieur à 2,4 %, restant ainsi en cohérence avec le rendement de 2,65 % affiché par les fonds en euros.
- Malgré un objectif théorique de 7,7 %, une faible proportion des mandats équilibrés a réussi à suivre la cadence imposée par le CAC 40 dividendes réintégrés.
- Seuls six mandats en gestion dynamique ont atteint une rentabilité de 11 %, définie comme le seuil de satisfaction pour l’année.
- La sous-performance relative des profils exposés au risque s’explique par une diversification internationale via le MSCI World, dont la progression s’est limitée à 7 % en 2025.
Objectif atteint au-delà des 2,4 % pour les profils prudents
En 2025, la gestion prudente de l’assurance vie a évité l’écueil du rendement négatif, première exigence des souscripteurs pour cette typologie d’allocation. L’objectif pour ces mandats était de se rapprocher de la performance des fonds en euros, laquelle s’est établie à 2,65 %. En appliquant une marge de tolérance de 10 % liée à la volatilité des marchés, le seuil de satisfaction pour un épargnant était fixé à 2,4 %.
Note trustpilot :
- Offre de bienvenue: 150€ offerts sous conditions
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- Fonds euro boosté : Hypothèse de rendement de 5 % net de frais de gestion en 2026 sur le fonds en euros sans contrainte d'unités de compte sous conditions
Bonification sans UC
Le bilan reste positif pour ce segment : la quasi-totalité des gestionnaires a franchi cette barre. Certes, la prise de risque, même minime, peut ponctuellement affecter la rémunération du capital garanti. Néanmoins, la stabilité globale des marchés obligataires a permis de sécuriser les gains pour ceux qui ont opté pour une faible exposition.
Les mandats équilibrés et dynamiques pénalisés par la diversification mondiale
Le constat semble plus sévère pour les mandats équilibrés et dynamiques. Pour les premiers, un rendement théorique de 8,5 % était envisageable pour 2025 en combinant les performances du CAC 40 GR et des fonds garantis. Pourtant, le niveau plancher de 7,7 % (en tenant compte d’un seuil de tolérance de 10 %) a été rarement atteint. Ce décalage s’explique par la composition des portefeuilles : alors que les actions françaises tiraient leur épingle du jeu, le gain généré par l’indice mondial MSCI World, exprimé en euros, s’était limité à 7 %. Les adeptes de ce système ont dû se satisfaire d’une performance de 4,4 %.
Les profils dynamiques ne sont guère mieux lotis, où une exposition à 80 % en unités de compte permettait d’espérer un gain de 12 %. En intégrant le même écart admissible que les arbitrages prudent et équilibré, le résultat attendu se situait à 11 %. Dans les faits, le nombre d’entités capables de délivrer une telle performance sur le marché se réduit à six. Là encore, bien qu’elle soit pertinente sur le long terme, la diversification internationale a pesé sur le résultat annuel global, qui plafonne à 5,5 % pour l’exercice.