Avec la baisse continue du taux du livret A et une conjoncture économique tendue, l’assurance vie est devenue le placement de prédilection des Français. Au point qu’en 2025, les statistiques de France Assureurs révèlent qu’un assuré possède en moyenne 2,8 contrats. Loin d’être un hasard, ce cumul répond à des objectifs de diversification, d’optimisation fiscale et de protection du capital face aux aléas du marché.
- En France, 20 millions d’assurés possèdent en moyenne 2,8 contrats pour un encours moyen de 37 000 euros chacun.
- Multiplier les contrats permet de profiter des meilleurs taux de rendement du marché et d’accéder à une gamme plus large de supports d’investissement.
- Segmenter son épargne facilite la gestion de projets aux horizons différents et optimise la fiscalité successorale, notamment après l’âge de 70 ans.
- En répartissant le capital entre plusieurs établissements, il est possible de bénéficier plusieurs fois de la garantie d’État de 70 000 euros par assuré.
Une stratégie de diversification pour booster le rendement
Les chiffres ont de quoi surprendre : les 57 millions de contrats d’assurance vie recensés en France sont détenus par 20 millions de personnes. Le ratio donne une moyenne de 2,8 par individu, avec un solde moyen de 37 000 euros, qui varie de quelques milliers d’euros pour la plupart, à plusieurs millions pour certains.
En effet, à l’inverse du livret A ou du PEA, la loi n’impose aucune limite au nombre de contrats d’assurance vie ouverts par une personne. Cette souplesse évite aux épargnants de dépendre d’un seul établissement et de passer à côté des opportunités offertes par les concurrents. L’an dernier, les performances des fonds en euros ont varié sensiblement, oscillant entre 2 % et plus de 4 %.
Note trustpilot :
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Assurance vie exclusive
Important Multiplier les supports donne potentiellement accès à de meilleurs rendements et à des classes d’actifs diverses, telles que les SCPI ou les ETF à frais réduits.
En outre, cette approche facilite la gestion de ses fonds par projet : acquisition de sa résidence principale, préparation de la retraite, financement des études des enfants… Chaque contrat est associé à un profil de risque et un horizon de placement adapté à l’objectif fixé.
Les éventuels retraits effectués sur l’un n’impactent pas la capitalisation des autres. Quelques acteurs proposent aujourd’hui des formules « multi-poches », qui ont la particularité d’héberger simultanément plusieurs enveloppes.
La multi-détention, pour l’optimisation de la transmission et la protection des fonds
Sur le plan successoral, la détention de plusieurs contrats simplifie grandement la rédaction des clauses bénéficiaires et facilite ainsi la transmission de capitaux aux différents héritiers.
Concernant l’optimisation fiscale, l’ouverture d’un nouveau contrat est recommandée pour les versements effectués après 70 ans. Cette technique permet de dissocier les sommes éligibles à l’abattement spécifique de 30 500 euros des dépôts antérieurs, qui donnent droit à un régime plus avantageux.
Enfin, la ventilation des avoirs entre plusieurs compagnies renforce la sécurité de l’épargne. Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) couvre les capitaux à hauteur de 70 000 euros par souscripteur et par établissement. Répartir le risque sur deux ou trois supports multiplie mécaniquement cette protection légale. Bien que la probabilité de faillite d’un grand acteur du marché reste marginale, cette précaution n’est pas négligeable, surtout pour les patrimoines importants.