Épargne salariale : avec 2 000 € en moyenne, voici comment éviter les impôts avant le « 31 mai »

    Participation et intéressement se décident via un bulletin d’option, à renvoyer sous 15 jours. À la clé : paiement immédiat imposable ou placement exonéré d’impôt sur le revenu, mais souvent bloqué.

    À retenir
    • Montants moyens Dares (2023) : 1 961 euros (participation) et 2 088 euros (intéressement), soit environ 2 000 euros.
    • Date limite de versement : 31 mai (règle légale précisée en note).
    • Le bulletin d’option doit être renvoyé sous 15 jours (en ligne ou par courrier).
    • Versement immédiat : prime imposable (elle s’ajoute aux revenus 2026).
    • Placement : pas d’impôt sur le revenu, mais fonds bloqués (5 ans sur PEE/PEI, jusqu’à la retraite sur Perco/PER, sauf cas).

    Selon les dernières données de la Dares, portant sur 2023, les primes d’épargne salariale versées aux salariés se situent, en moyenne, autour de 2 000 euros. Le montant moyen atteint 1 961 euros pour la participation aux bénéfices et 2 088 euros pour l’intéressement. Toujours d’après cette source, plus de 5,5 millions de salariés ont perçu un intéressement et 5,8 millions la participation.

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    Un calendrier à respecter avant la date du 31 mai

    La date limite de versement est fixée au 31 mai (1). Avant cette échéance, l’entreprise doit remettre un document de choix : le bulletin d’option (aussi appelé bulletin d’intéressement ou bulletin de participation). Il peut être transmis sur papier ou de manière dématérialisée.

    Une fois ce bulletin reçu, le salarié dispose de 15 jours pour indiquer sa décision, via l’espace en ligne ou par courrier. À noter : une réponse à l’oral n’est pas prise en compte. En pratique, ces bulletins sont généralement envoyés de mars à début mai.

    Votre prime au titre de 2025 : décision à formaliser

    Concrètement, si vous êtes bénéficiaire d’une prime d’intéressement ou de participation pour l’année 2025, vous avez très probablement déjà reçu votre bulletin d’option. Et si vous n’avez pas encore tranché, il reste peu de temps pour le faire afin que l’employeur puisse appliquer votre choix.

    Choix 1 : recevoir la prime tout de suite (et l’imposer)

    Première option : demander un versement immédiat. Dans ce cas, la prime est soumise à l’impôt sur le revenu : pour l’administration fiscale, elle s’ajoute au salaire. Elle augmentera donc les revenus imposables de l’année 2026.

    Estimer l’effet sur votre net après impôt

    Le résultat dépend de votre situation fiscale. Qu’elle soit versée ou placée, une prime brute de 1 500 euros supporte la CSG et la CRDS au taux de 9,7%. Un salarié non imposable touchera donc dans tous les cas 1 355 euros, qu’il demande le paiement immédiat ou qu’il place la somme sur un dispositif d’épargne salariale. En revanche, un salarié situé dans la tranche à 30% ne récupérera, in fine, que 989 euros après impôt sur le revenu.

    Si vous validez le versement immédiat, l’entreprise vous paiera la prime (déduction faite de la CSG et de la CRDS) avant le délai légal. Elle peut aussi choisir de la verser en même temps que le salaire mensuel de mai 2026.

    Choix 2 : placer la prime pour éviter l’impôt sur le revenu

    Autre possibilité : diriger la prime vers un plan d’épargne salariale. L’intérêt est de ne pas subir l’impôt sur le revenu, en contrepartie d’une indisponibilité temporaire des sommes. Les modalités varient selon les solutions ouvertes dans l’entreprise.

    Sur un Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) ou sur un PER d’entreprise (Pereco ou PER COL), l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (2).

    Avec un Plan d’épargne entreprise (PEE) ou un PEI, le blocage est en principe de 5 ans et les situations permettant un déblocage anticipé sont plus nombreuses : acquisition de la résidence principale (comme sur les PER et le Perco), mais aussi mariage, Pacs, naissance d’un 3e enfant, divorce, cessation du contrat de travail, etc. Si vous optez pour un placement sur PEE ou Perco, vous devez aussi indiquer, sur le bulletin d’option, la répartition entre les fonds proposés.

    Il est également possible de partager la prime : n’en encaisser qu’une partie, ou répartir les placements entre un PEE et un PER collectif si les deux existent. Le choix appartient au salarié.

    Si vous ne répondez pas : une affectation automatique

    En l’absence de retour du bulletin dans les délais, une règle s’applique par défaut, pour l’intéressement comme pour la participation : la prime est versée sur le plan d’épargne salariale proposé dans l’entreprise.

    Conséquence possible : l’absence de choix peut donc être synonyme d’argent « bloqué » pendant 5 ans, voire jusqu’à la retraite, car pour la participation, la moitié de la prime est affectée par défaut à un Perco (ou PER entreprise).

    Dernier point : si vous ne choisissez pas vos supports, votre prime sera investie sur des fonds d’épargne salariale définis là encore par défaut, souvent un fonds monétaire ou un support dit « prudent ».

    Repères juridiques : les échéances prévues par la loi

    (1) Dans la loi, la date limite de versement des primes est le « premier jour du 6e mois suivant l’exercice au titre duquel les droits sont nés ». Autrement dit fin mai quand l’exercice comptable de l’entreprise s’étale sur une année calendaire (janvier à décembre), ou encore fin novembre quand l’exercice comptable va de juillet à juin.

    (2) Pour le Perco et le PER entreprise, les cas de déblocage anticipé sont moins nombreux que pour un PEE : acquisition de la résidence principale ou sa remise en état suite à une catastrophe naturelle, décès du salarié, de son époux ou d’un partenaire de Pacs, invalidité, surendettement, fin de droits à l’assurance chômage.

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    Écrit par
    Rédaction meilleurtaux Placement

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