Un décret sur les carrières longues publié le 8 mai a clarifié une partie des effets de la suspension de la réforme de 2023. Mais deux textes manquent encore et pourraient modifier, concrètement, les droits de certaines mères à partir du 1er septembre 2026.
- Un décret sur les carrières longues a été publié le 8 mai.
- Pour certains assurés, un départ quelques mois plus tôt est possible à partir du 1er septembre 2026.
- Deux décrets d’application restent attendus, avec un impact potentiel pour des mères de famille.
- Le premier intégrerait deux trimestres liés aux enfants dans la durée cotisée des carrières longues.
- Le second modifierait le calcul de la pension des mères de deux enfants ou plus (23 ou 24 meilleures années au lieu de 25).
Le décret publié le 8 mai sur les carrières longues a commencé à préciser les conséquences de la suspension de la réforme des retraites de 2023. Pour certains assurés ayant débuté leur activité très tôt, cela ouvre la voie à un départ quelques mois plus tôt à partir du 1er septembre 2026.
Pour autant, de nombreux futurs retraités — et en particulier des femmes — attendent toujours deux autres décrets d’application. Leur absence bloque, à ce stade, des mesures susceptibles d’influer sur l’ouverture des droits et le montant de la pension.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Quels textes manquent encore, selon la Cnav ?
D’après la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), deux projets de décret sont en cours d’examen et ont déjà été transmis aux caisses de retraite.
Carrières longues : deux trimestres « enfants » à intégrer
Le premier projet doit permettre d’ajouter deux trimestres liés aux enfants dans la durée cotisée retenue pour les carrières longues. En pratique, cet ajout compterait dans les trimestres pris en compte pour viser un départ avant l’âge légal, car seuls les trimestres dits « réputés cotisés » entrent dans ce dispositif.
L'ajout de deux trimestres liés aux enfants pourrait donc permettre à certaines mères d'atteindre plus vite le seuil requis.
« Celles ayant gagné un trimestre de suspension d'un côté et qui gagnent deux trimestres de plus, sont très intéressées », explique ainsi Claude Wagner, de la CFDT-Retraités, cité par MoneyVox. Selon lui, ces nouvelles règles pourraient provoquer « un afflux d'ouvertures du droit dès septembre 2026 ».
Pension des mères : 23 ou 24 meilleures années, pas 25
Le second texte attendu vise le calcul de la pension des mères ayant eu deux enfants ou plus. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que le salaire annuel moyen soit établi sur les 23 ou 24 meilleures années au lieu de 25. Une mesure destinée à limiter l'impact des interruptions ou ralentissements de carrière liés à la maternité.
Pourquoi ces mesures ne s’appliquent-elles pas encore ?
Ces dispositions figurent bien dans la LFSS 2026, mais elles restent inopérantes tant que les textes réglementaires ne sont pas publiés.
En attendant, des dossiers susceptibles d’être concernés restent en attente. L’Assurance retraite indique toutefois que l’instruction suit les dates de départ, et que les départs en septembre ou octobre 2026 ne constituent pas encore la priorité. De son côté, la Cnav a précisé à MoneyVox que les mises à jour informatiques nécessaires devraient intervenir après publication des textes.