- L’âge légal de départ s’échelonnera de 62 ans et 9 mois à 64 ans selon l’année de naissance.
- Le dispositif concerne aussi bien le secteur privé que les fonctionnaires ou les indépendants.
- Le calcul repose principalement sur les trimestres cotisés, auxquels s’ajoutent ceux « assimilés ».
- Les démarches administratives de vérification doivent être lancées cinq mois avant la date cible.
Les critères d’éligibilité liés à l’âge d’entrée dans la vie active
Pour liquider ses droits à la retraite de manière anticipée au titre d’une carrière longue, un assuré doit remplir deux conditions cumulatives.
D’une part, il est tenu de justifier d’un début d’activité précoce, fixé avant 16, 18, 20 ou 21 ans. D’autre part, il lui faut totaliser un volume global de trimestres cotisé défini par son année de naissance.
Trimestres requis (Génération 1964)
Le volume global grimpe à 172 trimestres à partir de la génération 1966. La réglementation exige la validation de cinq trimestres avant la fin de l’année civile de l’âge seuil.
Le calendrier des départs dépend directement de l’âge d’embauche initial. Une entrée dans l’emploi avant 16 ans permet de solliciter la retraite dès 58 ans. Ce plancher passe à 60 ans pour un démarrage avant 18 ans. Pour les actifs ayant débuté avant 20 ans, la sortie s’effectue entre 60 et 62 ans. Enfin, ceux qui ont commencé avant 21 ans peuvent espérer un départ à 63 ans.
Les périodes assimilées et les nouveaux seuils d’âge de départ
Le système comptabilise principalement l’effort contributif réel, mais intègre aussi des périodes non cotisées (dites « assimilés ») dans des proportions limitées.
Ajustement du calendrier
L’Assurance retraite mettra en œuvre un calendrier d’âges ajustés pour les travailleurs qui liquideront leurs droits à compter du 1er septembre 2026.
Les arrêts maladie, les accidents du travail ou les périodes de chômage indemnisé permettent d’ajouter jusqu’à quatre trimestres chacun. Le service national, les congés maternité et les périodes d’invalidité entrent également dans l’équation selon des barèmes précis. D’autres règles peuvent s’appliquer pour les parents au foyer ou les aidants.
Il est important de souligner que l’Assurance retraite mettra en œuvre un calendrier d’âges ajustés pour les travailleurs qui liquideront leurs droits à compter du 1er septembre 2026. Ainsi, les natifs de 1964 devront par exemple attendre 60 ans et 6 mois. De même, il faudra justifier de 60 ans et 9 mois pour certaines personnes nées en 1965 et celles de 1966. Cet âge pivot passera à 61 ans pour la génération 1967 et à 61 ans et 3 mois pour celle de 1968. Le seuil s’établira à 61 ans et 6 mois pour les natifs de 1969 et culminera à 61 ans et 9 mois pour ceux de 1970.
L’anticipation, la clé d’un départ anticipé à taux plein
En raison de toutes ces subtilités, il est essentiel d’anticiper la démarche. Avant d’acter toute rupture de contrat, la prudence impose de contrôler scrupuleusement son relevé de carrière et de faire rectifier les éventuelles erreurs.
Délai pour la demande
La demande formelle de pension est réalisable par voie dématérialisée environ 5 mois avant l’échéance voulue.
Les différentes caisses dans les régimes de base et complémentaires sont tenues de fournir l’attestation officielle de départ anticipé. Dans le bilan de carrière, les droits acquis au sein des régimes spéciaux toujours actifs ou de ceux supprimés qui conservent la « clause du grand-père » entrent pleinement en compte dans le calcul.
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