Retraites : 1 nouvelle pension sur 9 erronée en 2025

    La Cour des comptes pointe une fréquence élevée d’erreurs lors de l’attribution et de la révision de prestations vieillesse en 2025, souvent liées aux données de carrière et à certains calculs en attente.

    À retenir
    • En 2025, « environ une prestation de retraite nouvellement attribuée sur neuf » comporte une erreur financière, selon la Cour des comptes.
    • 956 280 prestations ont été attribuées en 2025, pour 167,3 milliards d’euros de charges vieillesse.
    • L’incidence financière des erreurs est estimée à 1% des prestations liquidées, comme en 2024.
    • Des taux d’erreur élevés sont signalés lors de certaines révisions (réversion, ASPA, droits propres) et via l’Outil retraite.
    • Plus de la moitié des erreurs définitives après contrôle interne proviennent de données de carrière manquantes ou incorrectes.

    La Cour des comptes a examiné la certification des comptes du régime général de la Sécurité sociale. Elle y relève un niveau d’erreurs qui reste significatif au moment d’ouvrir ou d’ajuster des droits à la retraite.

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    Un constat global sur les pensions attribuées en 2025

    « Environ une prestation de retraite nouvellement attribuée sur neuf a été affectée d'au moins une erreur de portée financière en 2025, contre près d'une sur dix en 2024. »

    Selon ce rapport repéré par Les Echos, 956 280 prestations ont été attribuées en 2025. La même année, les charges de prestations légales vieillesse atteignent 167,3 milliards d’euros.

    La Cour souligne une amélioration limitée : « La branche vieillesse a faiblement réduit le nombre d'erreurs de liquidation et l'incidence financière de celles-ci. Cette dernière peut ainsi être estimée à 1% du montant des prestations liquidées, comme en 2024 ».

    Pourquoi le coût des erreurs pourrait être sous-évalué

    Le rapport prévient que l’ampleur financière mesurée pourrait être en deçà de la réalité : « Les erreurs portant sur les prestations au titre des droits propres des travailleurs indépendants ne peuvent être que partiellement identifiées (...) En outre, la mesure exclut de son périmètre les prestations liquidées par les caisses d'outre-mer en raison de la taille insuffisante de leur échantillon. »

    Liquidations provisoires, révisions : des points de vigilance

    D’après la Cour des comptes, une part importante des erreurs se concentre lors de la liquidation provisoire des droits propres, un mécanisme qui sert à calculer une prestation de retraite sans détenir l'ensemble des pièces justificatives.

    Le document met aussi en avant des taux d’erreur élevés lors de certaines opérations :

    • Révisions de droit dérivé (pension de réversion) : 11,5%
    • Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) : 9,9%
    • Droits propres : 7,1%

    Autre élément relevé : près d’une révision de droit personnel sur sept réalisée dans l’Outil retraite « comporterait une erreur de portée financière en faveur ou au détriment des assurés (...) dans 14,8% des cas en 2025, contre 13,3% en 2024 ».

    Majoration de réversion et minimum contributif : des volumes en attente

    La Cour des comptes indique enfin que « le nombre de majorations en attente de calcul, pour les travailleurs salariés et les travailleurs indépendants, au titre de la pension de réversion (1,5 million à fin novembre 2025) et au titre du minimum contributif (0,7 million à la même date) est stable mais demeure élevé ».

    Données de carrière : une source majeure d’erreurs

    Le rapport évoque également « des risques d'erreurs » concernant « les données de carrière à l'origine des droits à retraite des assurés », que l’anomalie apparaisse lors de l’alimentation des informations (employeurs, indépendants, organismes sociaux) ou pendant la régularisation des carrières.

    « Plus de la moitié des erreurs définitives après contrôle interne affectant les prestations mises en paiement continue de provenir de données de carrière absentes ou erronées. »

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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