Le Baromètre 2026 de l’épargne-vie (Good Value for Money) montre que les unités de compte ont dépassé les fonds en euros sur 10 ans. L’écart dépend surtout des supports choisis au sein du contrat.
- Sur 10 ans, les UC ressortent à 2,53% par an en moyenne, contre 1,85% pour les fonds en euros.
- Les UC actions affichent 6,57% par an en moyenne sur la période étudiée.
- Gestion profilée : 2,17% par an ; gestion flexible : 2,00%.
- Depuis 2010, les UC progressent de 40,8% (nets de prélèvements sociaux) contre 206,8% pour le CAC 40 dividendes réinvestis.
- Deux contrats à 50% d’UC peuvent avoir des résultats très différents selon les supports.
Pour tenter d’obtenir plus que le rendement des fonds en euros, de nombreux épargnants placent une part de leur assurance vie en unités de compte (UC). Ces supports n’offrent pas de garantie en capital et sont censés offrir davantage de performance en contrepartie d’un risque plus élevé. Encore faut-il être exposé aux bons moteurs de performance.
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Baromètre 2026 : un avantage moyen des UC sur 10 ans
C’est ce que met en lumière le Baromètre 2026 de l’épargne-vie publié par Good Value for Money. Sur les dix dernières années, l’étude indique que les UC affichent bien une performance moyenne supérieure à celle des fonds en euros sur les dix dernières années : 2,53% par an, contre 1,85%.
Un différentiel réel, mais qui reste inférieur à ce qu’une exposition actions aurait pu produire sur la période.
Pourquoi les résultats varient selon les supports
D’après Good Value for Money, le sujet n’est pas la catégorie “UC” en tant que telle, mais la façon dont elle est construite dans les contrats. « Il y a une perte de chance pour les épargnants en raison de la nature des UC qui leur sont vendues », explique Cyrille Chartier-Kastler (cité par MoneyVox), fondateur du cabinet, en ouverture du baromètre.
Selon lui, l’offre largement distribuée laisse une place importante aux fonds structurés, à la gestion flexible ou à la gestion profilée, au détriment des supports investis en actions.
Actions, profilée, flexible : des écarts marqués
Les chiffres de l’étude illustrent ces différences. Sur dix ans, les UC investies en actions affichent un rendement annuel moyen de 6,57%, contre seulement 2,53% pour l’ensemble des unités de compte.
À l’inverse, la gestion profilée ressort à 2,17% par an en moyenne, tandis que la gestion flexible atteint 2,00%.
Dans votre assurance vie, regardez “ce qu’il y a derrière”
Good Value for Money invite ainsi à ne pas se focaliser sur la seule part d’UC indiquée dans le contrat. Deux assurances vie affichant 50% d’UC peuvent présenter des perspectives de rendement très différentes selon la sélection de supports.
Pour matérialiser la « perte de chance », l’étude compare les UC au CAC 40 dividendes réinvestis. Depuis 2010, les UC ont progressé de 40,8% (nets de prélèvements sociaux), contre 206,8% pour l’indice. Un écart qui rappelle le potentiel des actions, même si le niveau de risque n’est évidemment pas comparable.
Ce qui peut compter davantage que le “tout euros” ou “tout UC”
Au final, le message est donc moins de renoncer aux unités de compte que de s’intéresser à leur composition. Examiner la part réellement investie en actions, repérer le poids des fonds structurés et de la gestion flexible, et vérifier la cohérence avec son horizon de placement peut davantage peser sur la performance à long terme que l’arbitrage, à lui seul, entre fonds en euros et UC.