Au premier trimestre 2026, l’encours des assureurs et fonds de pension atteint 2 854,5 milliards d’euros. Des apports massifs de capitaux ont compensé la baisse de valeur des portefeuilles. Face à la remontée des taux longs, les investisseurs ont musclé leur position en obligations de long terme et délaissé les actions.
- Malgré des pertes de valeur de 33,7 milliards d’euros sur les marchés, des apports de capitaux de 34,9 milliards d’euros ont permis de maintenir l’encours global à 2 854,5 milliards d’euros.
- Les choix d’investissement se sont massivement portés sur l’achat direct de titres de créance à long terme, pour un montant de 20,9 milliards d’euros.
- Les arbitrages se sont faits au détriment des actions cotées, qui enregistrent des ventes nettes à hauteur de 2 milliards d’euros.
- Après analyse de la composition des fonds, la dette obligataire représente désormais 64 % de l’ensemble des placements.
Un encours quasi stable malgré la baisse de valeur des portefeuilles
Au 31 mars 2026, les assureurs et fonds de pension géraient 2 854,5 milliards d’euros d’encours, soit un niveau quasi identique à celui du trimestre précédent. Deux mouvements contraires se sont opposés pendant cette période. D’un côté, l’argent frais a continué d’affluer : les nouveaux placements ont totalisé 32,7 milliards pour les premiers et 2,2 milliards d’euros pour les seconds. De l’autre, la valeur de marché des actifs détenus a chuté de 33,7 milliards d’euros.
ImportantLa remontée des taux d’intérêt à long terme explique ce recul. Quand les taux grimpent, les obligations déjà émises perdent mécaniquement de la valeur, puisque les nouveaux titres rapportent davantage. Les cours des actions ont eux aussi fléchi, ce qui a accentué l’impact pour l’ensemble des portefeuilles.
Les obligations de long terme gardent la cote
La dévalorisation des obligations existantes n’a pas refroidi les assureurs et fonds de pension. Ils ont d’abord acheté des titres de créance de long terme, à hauteur de 20,9 milliards d’euros. Les organismes de placement collectif (OPC) ont attiré 14,4 milliards d’euros, dont 8,3 milliards dans des fonds non monétaires. En revanche, les actions cotées ont subi des ventes nettes de 2 milliards d’euros.
Ces données suggèrent que les obligations continuent de séduire les acteurs de l’assurance vie. Des taux longs plus élevés promettent un rendement potentiel supérieur sur la durée. Le moment paraît donc propice pour renforcer cette classe d’actifs, malgré un recul temporaire de la valeur du stock actuel.
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L’examen détaillé des titres réellement détenus par les fonds d’investissement français (« mise en transparence » par la Banque de France révèle une dominance des titres de créance à 64 %, suivis par les actions à 26 %. Une petite portion de l’encours (1,2 %), composée pour l’essentiel de parts d’OPC étrangers, échappe à cette analyse. En termes d’exposition géographique, une égalité parfaite apparaît entre les placements en France et à l’étranger (41 % chacun). Les 18 % restants correspondent à des fonds non ventilés.