Un vieux livret ouvert enfant, un compte laissé dans une ancienne banque, une assurance vie dont vous êtes bénéficiaire sans le savoir, un contrat retraite ouvert par un ancien employeur… Vous avez peut-être de l'argent qui dort quelque part. Les sommes non réclamées atteignent environ 8 milliards d'euros à la Caisse des dépôts, et le gouvernement propose d'en prélever 17 % dans son projet de budget 2027. Pas de panique : cet argent reste le vôtre. Mais c'est l'occasion de vérifier, en un quart d'heure, que rien ne vous attend. Et de faire le point sur l'épargne que vous laissez dormir sans la faire travailler.

    Budget 2027 : ce que prévoit le projet de loi de finances

    Le projet de loi de finances pour 2027, présenté en Conseil des ministres le jeudi 1er octobre, prévoit la création d’un prélèvement exceptionnel sur les avoirs dits « en déshérence ». Il s'agit des sommes que les banques et les assureurs n'ont pas réussi à rendre à leurs propriétaires et qu'ils ont transférées à la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

    Le taux serait de 17 %, appliqué au montant de ces avoirs arrêté au 31 décembre 2026. Bercy en attend environ 1,4 milliard d'euros de recettes en 2027, ce qui situe l'assiette autour de 8 milliards d'euros.

    Malgré les titres alarmistes, les épargnants ne perdent pas 17 % de leur argent. Si le titulaire ou un ayant droit se manifeste plus tard, l'État reverse à la CDC le montant prélevé, augmenté des intérêts, et la CDC restitue l'intégralité des sommes. Le mécanisme ressemble donc davantage à une avance de trésorerie pour l'État qu'à une confiscation : si les sommes sont réclamées, le montant prélevé doit être restitué selon les modalités prévues par le dispositif. Si personne ne réclame, le prélèvement est simplement déduit de ce que l'État aurait de toute façon récupéré à la fin du délai légal.

    Le texte peut encore évoluer au Parlement. Mais le message de fond est clair : l'État parie qu'une bonne partie de ces 8 milliards ne sera jamais réclamée. Raison de plus pour vérifier que rien ne vous appartient dans le lot.

    Combien de temps avez-vous pour récupérer votre argent ?

    Depuis la loi Eckert de 2014, banques et assureurs doivent recenser chaque année les comptes et contrats inactifs, rechercher leurs titulaires ou bénéficiaires et les prévenir. Un compte courant devient « inactif » après 12 mois sans opération ni contact avec la banque ; pour un livret, un compte-titres ou de l'épargne salariale, ce délai est de 5 ans.

    Ensuite, l'argent suit un parcours en deux temps : il reste d'abord dans l'établissement, puis il est transféré à la CDC, qui le conserve jusqu'à ce qu'il revienne définitivement à l'État. Au total, comptez 30 ans dans la plupart des cas.

     Conservé par la banque ou l'assureurPuis conservé par la CDCDélai total avant appropriation par l'État
    Compte courant, livret, compte-titres, épargne salariale (titulaire vivant) 10 ans d'inactivité 20 ans 30 ans
    PEL seul dans l'établissement 20 ans d'inactivité 10 ans 30 ans
    Titulaire décédé, héritiers qui ne se sont pas manifestés 3 ans après le décès 27 ans 30 ans
    Assurance vie non réclamée 10 ans après la connaissance du décès ou le terme du contrat 20 ans 30 ans

    Six mois avant le transfert, l'établissement doit vous informer une dernière fois. Encore faut-il qu'il dispose de coordonnées à jour : adresse, e-mail, téléphone. Une fois l'argent transféré à la CDC, c'est à vous d'effectuer la démarche pour le récupérer.

    Avoir plusieurs contrats n'est pas un problème, c'est même souvent une bonne stratégie : diversifier les assureurs et les fonds en euros, ou prendre date fiscalement. Ce qui fait tomber des contrats dans l'oubli, c'est de ne plus les suivre. Meilleurtaux Liberté Vie se gère entièrement en ligne : versements, arbitrages et rachats se font depuis l'espace client. L'application Meilleurtaux Placement permet aussi de suivre l'évolution de vos contrats au jour le jour.

    Je découvre Meilleurtaux Liberté Vie

    Titulaire, héritier ou bénéficiaire : vous êtes peut-être concerné sans le savoir

    Presque tous les produits d'épargne peuvent tomber en déshérence : compte courant, Livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS), livret d'épargne populaire (LEP), livrets bancaires, plan d'épargne logement (PEL) et compte épargne logement (CEL), compte-titres et plan d'épargne en actions (PEA), épargne salariale (plan d'épargne entreprise (PEE), plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco)), assurance vie et contrat de capitalisation. En 2022, plus de 526 000 livrets réglementés ont ainsi été clôturés et environ 132 millions d'euros transférés à la CDC.

    Trois situations reviennent souvent :

    • Votre propre compte oublié : un livret ouvert enfant, un compte laissé dans une ancienne banque après un déménagement… Le service de mobilité bancaire transfère vos prélèvements et peut clôturer l'ancien compte courant si vous le demandez, mais il ne concerne pas les livrets.
    • Le compte d'un proche décédé : en tant qu'héritier, vous pouvez réclamer les avoirs d'un parent dont la succession n'a pas tout recensé.
    • Une assurance vie dont vous êtes bénéficiaire : le souscripteur n'est pas obligé de prévenir les bénéficiaires qu'il désigne. Vous pouvez donc être bénéficiaire d'un contrat sans l'avoir jamais su.

    La recherche se fait en tant que titulaire, ayant droit ou bénéficiaire : les trois cas sont couverts par les services officiels.

    Épargne retraite : la championne de l'oubli

    S'il y a un domaine où l'argent s'éparpille, c’est la retraite. La raison est simple : une carrière compte souvent plusieurs employeurs, et chacun a pu ouvrir pour vous un contrat collectif (ancien « article 83 », Perco, plan d'épargne retraite (PER) d'entreprise). Ajoutez un plan d'épargne retraite populaire (PERP) ouvert à la banque, un contrat Madelin du temps où vous étiez indépendant, de l'intéressement placé un jour sur un plan d'épargne… et vous pouvez vous retrouver avec plusieurs contrats chez différents gestionnaires, parfois sans même en avoir gardé le souvenir.

    Les montants en jeu sont considérables. Selon le rapport annuel 2024/2025 du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), publié en octobre 2025, près de 5 milliards d'euros dorment sur les contrats d'épargne retraite de quelque 350 000 personnes de plus de 70 ans. C'est près de trois fois l'estimation de 2018 (1,8 milliard). Cette hausse traduit surtout un meilleur recensement des contrats, et tous ne sont pas oubliés : certains épargnants les conservent volontairement pour les transmettre. Mais une partie appartient bien à des personnes qui ignorent leur existence, souvent via d'anciens contrats d'entreprise.

    Pour y remédier, une loi de 2021 a créé le service « Mes contrats épargne retraite » sur info-retraite.fr. Il recense les PER, PERP, Perco, contrats Madelin, Préfon ou article 83 rattachés à votre nom, avec les coordonnées du gestionnaire.

    Retrouver vos contrats, c'est bien. Les regrouper, c'est mieux. Un PER individuel comme Meilleurtaux Liberté PER peut accueillir par transfert un PERP, un contrat Madelin, un Perco, un Préfon, un complément de retraite mutualiste (Corem) ou un article 83 (à condition d'avoir quitté l'entreprise concernée). Vous suivez alors toute votre épargne retraite au même endroit. L'ancien assureur peut facturer des frais de transfert, plafonnés à 1 % et nuls après 5 ans de détention pour un PER, ou 10 ans pour les anciens contrats.

    En savoir plus sur le transfert vers le PER de Meilleurtaux Placement

    Comment savoir si de l'argent vous attend ?

    1. Ciclade (ciclade.caissedesdepots.fr) : le moteur de recherche de la CDC pour les comptes bancaires, livrets, épargne salariale et assurances vie déjà transférés. Nom, prénom et date de naissance suffisent pour lancer la recherche. Un résultat vide ne veut pas dire qu'aucun compte n'existe : l'argent peut encore être dans la banque d'origine.
    2. Agira (agira-vie.fr) : si un proche est décédé depuis moins de 10 ans, l'Agira interroge les assureurs pour savoir si vous êtes bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie. Au-delà de 10 ans, c'est Ciclade qui prend le relais.
    3. Info-retraite (info-retraite.fr ou l'application « Mon compte retraite ») : la rubrique « Mes contrats épargne retraite » liste vos contrats de retraite supplémentaire encore actifs. Vous y découvrez plusieurs contrats chez différents gestionnaires ? Vous pouvez les regrouper sur un seul PER pour les suivre plus facilement.
    Je regroupe mes contrats sur Meilleurtaux Liberté PER

    Trois réflexes évitent d'en arriver là : réalisez au moins une opération ou une connexion par an sur chaque compte, mettez à jour vos coordonnées à chaque déménagement, et tenez une liste de vos comptes et contrats accessible à vos proches.

    L'argent « oublié » le plus coûteux est peut-être sur votre compte courant

    L'argent de votre compte courant, vous savez où il est. Mais travaille-t-il pour vous ? Fin mai 2026, les particuliers laissaient 486 milliards d'euros sur leurs comptes courants, selon la Banque de France. C'est plus que l'encours du Livret A à fin mai 2026, à 444,6 milliards d'euros.

    Le solde moyen atteignait 6 617 euros par compte fin 2025. Cette moyenne cache de fortes disparités : près d'un tiers des comptes affichent 150 euros ou moins, quand 18 % dépassent 5 000 euros. Si vous faites partie de ces derniers, ce qui suit vous concerne directement.

    Car l'inflation est de retour. Selon l'estimation provisoire de l'Insee, les prix ont augmenté de 3 % sur un an en septembre 2026, après 2,4 % en août. À 3 % d'inflation, 10 000 € conservés sans rémunération pendant un an voient leur pouvoir d'achat diminuer d'environ 300 €. Même le Livret A, à 1,70 % depuis le 1er août, rapporte aujourd'hui moins que la hausse des prix.

    Comme les sommes retrouvées sur Ciclade, cet excédent est de l'argent à replacer. Une règle simple : gardez sur le compte courant de quoi couvrir un à deux mois de dépenses, et votre épargne de précaution (trois à six mois de dépenses) sur des livrets disponibles. Au-delà, l'argent qui n'a pas de projet à court terme peut être placé sur un horizon plus long.

    Que faire de l'argent retrouvé ?

    Deux enveloppes répondent à des objectifs différents.

    Pour une épargne disponible et une transmission optimisée : l'assurance vie

    Meilleurtaux Liberté Vie, assuré par Spirica, est accessible dès 500 euros, sans frais d'entrée ni sur versement, avec 0,5 % de frais de gestion annuels sur les unités de compte. Le Fonds Euro Nouvelle Génération a servi 3,08 % net de frais de gestion en 2025, hors prélèvements sociaux et fiscaux (garantie du capital de 98 % compte tenu des frais de gestion de 2 % maximum par an). Plus de 1 040 supports sont disponibles en gestion libre, et une gestion pilotée est disponible pour accéder aux conseils d’experts réunis autour de Marc Fiorentino. L'assurance vie offre aussi une fiscalité allégée après 8 ans et, en cas de décès, jusqu'à 152 500 euros transmis hors droits par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.

    En savoir plus sur Meilleurtaux Liberté Vie

    Pour préparer la retraite et réduire ses impôts : le PER

    Avec le contrat Meilleurtaux Liberté PER, vous pouvez constituer votre épargne retraite et déduire vos versements volontaires de votre revenu imposable, dans la limite des plafonds légaux. Vous pourrez aussi regrouper vos anciens contrats retraite retrouvés sur info-retraite.

    La bonne pratique : rédigez une clause bénéficiaire précise et informez vos proches de l'existence de vos contrats. C'est la meilleure façon d'éviter que votre propre épargne finisse perdue.

    En savoir plus sur Meilleurtaux Liberté PER

    Communication à caractère promotionnel

    Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

    Logo redacteur

    Écrit par
    Olivia Boulay

    Ça peut vous intéresser

    Archives