La défiscalisation immédiate des versements fait partie des principaux facteurs de séduction du Plan d’épargne retraite. Mais cet avantage disparait quand le souscripteur a dépassé les 70 ans. Après cet âge toutefois, ce placement financier peut être transformé en un véhicule pour la succession. Les bénéficiaires ont droit à un capital potentiellement conséquent et défiscalisé.
- Alimenter un PER après 70 ans permet de bénéficier d’une capitalisation brute d’impôts grâce à la gestion spécifique des fonds de retraite.
- Cette stratégie devient particulièrement rentable lors du décès, moment où l’exonération totale des prélèvements sociaux maximise la transmission aux héritiers désignés.
De solution d’épargne retraite à outil de transmission de patrimoine
La loi de finances pour 2026 bouscule les stratégies patrimoniales par la fin de la déductibilité des cotisations du PER après 70 ans. Cependant, même dépourvu de cet attrait fiscal immédiat, poursuivre ses versements demeure une option pertinente. L’épargnant cesse de thésauriser pour son propre confort afin de préparer une transmission plus efficace.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Puisque les fonds déposés durant cette période ne contribuent plus à réduire l’imposition à l’entrée, leur retrait ultérieur par le souscripteur s’effectue sans taxation sur le capital et facilite la gestion globale du patrimoine.
Continuer à faire fructifier un capital brut de prélèvements
La force du dispositif réside au sein de sa structure technique, notamment via les fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS) qui gèrent les actifs. Ces supports profitent d’un cadre réglementaire plus souple que celui de l’assurance vie classique. Ce placement autorise en effet les assureurs à investir sur des horizons lointains avec une liberté accrue.
Mais surtout, le mécanisme évite la ponction annuelle de prélèvements sociaux qui grignotent habituellement le rendement des fonds en euros.
ImportantLa conservation de l’intégralité des bénéfices dans le compte durant quinze ans, pour un placement qui rapporte 3 % par an, génère une plus-value finale bien plus généreuse que celle d’un contrat qui subit une imposition récurrente.
Les héritiers sont exemptés de prélèvements sociaux
Le véritable avantage intervient au moment de la succession. Si le titulaire conserve son épargne jusqu’à son décès, l’État renonce à percevoir les prélèvements sociaux sur les gains réalisés, alors que le taux de 18,6 % s’applique normalement s’il effectue d’un rachat de son vivant.
Cette règle spécifique transforme le PER en un réceptacle financier dont la performance nette surpasse celle de l’assurance vie. Cette stratégie permet aux bénéficiaires de toucher une enveloppe dont la croissance n’a jamais été freinée par l’impôt.