De nombreux épargnants détiennent encore d’anciens contrats d’épargne retraite ouverts il y a parfois plus de dix ou quinze ans, conçus dans un cadre réglementaire plus rigide et soumis à des contraintes plus fortes, notamment à la sortie. Dans ce contexte, le transfert vers un Plan d’Épargne Retraite (PER) nouvelle génération apparaît aujourd’hui comme une démarche clé d’optimisation patrimoniale.
Un paysage de l’épargne retraite longtemps fragmenté
Avant la réforme de 2019, l’épargne retraite reposait sur une multitude de dispositifs distincts, chacun répondant à une catégorie socioprofessionnelle spécifique. On retrouvait notamment :
- Le PERP pour les particuliers,
- Les contrats Madelin pour les travailleurs indépendants,
- Les PERCO pour l’épargne salariale,
- Les contrats Article 83 pour certains salariés.
Cette architecture, construite progressivement au fil des réformes, a abouti à un système complexe, peu lisible et difficile à piloter dans la durée. La création du PER par la loi Pacte a profondément simplifié ce paysage en instaurant une enveloppe unique et harmonisée. Pourtant, malgré cette réforme, beaucoup d’épargnants continuent de conserver leurs anciens contrats, souvent moins souples, plus coûteux et moins performants que les solutions actuelles.
Recenser vos anciens contrats
Au fil des carrières, l’épargne retraite a souvent tendance à se disperser : changements d’employeur, évolutions de statut professionnel ou souscriptions successives peuvent conduire à accumuler plusieurs dispositifs. Pour éviter d’oublier ces contrats, les pouvoirs publics ont mis en place un service accessible gratuit depuis le site Info-retraite. En quelques clics, il est possible d’identifier l’ensemble de ses produits d’épargne retraite, qu’il s’agisse d’anciens PERP, contrats Madelin, dispositifs collectifs ou PER ouverts plus récemment. Cette visibilité constitue une étape clé avant d’envisager un regroupement ou un transfert.
Quels sont les avantages à transférer ?
Plus de liberté au moment de la retraite
L’une des principales évolutions apportées par le PER concerne les modalités de récupération de l’épargne. Historiquement, les anciens dispositifs reposaient sur une logique fortement orientée vers la sortie en rente. Si cette approche garantissait un revenu à vie, elle ne correspondait pas aux attentes de nombreux épargnants. Le PER a profondément transformé cette logique en introduisant une véritable liberté de choix :
- Sortie en capital,
- Sortie en rente,
- Ou une combinaison des deux.
Cette souplesse permet d’adapter la stratégie de liquidation à la situation patrimoniale globale et d’optimiser la fiscalité au moment du départ à la retraite.
Des solutions d’investissement plus modernes et diversifiées
Au-delà de la question de la sortie, le PER se distingue également par la modernisation de ses solutions d’investissement. Les anciens contrats d’épargne retraite étaient souvent monosupport, avec uniquement un fonds en euros, offrant une sécurité élevée mais un potentiel de rendement désormais limité et surtout une absence de flexibilité pour l’épargnant souhaitant prendre du risque afin de viser une performance supérieure. Les PER actuels proposent des allocations beaucoup plus diversifiées. Ils donnent accès à une large gamme de supports, incluant des actions internationales, des obligations, des fonds immobiliers mais aussi des modes de gestion adaptés, tout en conservant évidemment des fonds en euros. Pour un épargnant disposant encore de plusieurs décennies avant son départ à la retraite, cette diversification constitue un levier essentiel pour améliorer le potentiel de performance sur le long terme. Elle permet également de mieux répartir les risques et d’adapter l’allocation aux évolutions des marchés financiers.
Des frais souvent plus compétitifs
La question des frais constitue un autre élément déterminant dans l’intérêt d’un transfert. Les anciens contrats ont été conçus dans un contexte où les coûts de gestion étaient généralement plus élevés. Les frais d’entrée, les frais de gestion annuels et autres frais peuvent peser significativement sur la performance nette à long terme. À l’inverse, les PER nouvelle génération ont été développés dans un environnement concurrentiel qui a favorisé une baisse des coûts. Cette évolution permet, à performance brute équivalente, d’améliorer sensiblement le rendement net pour l’épargnant. Sur une durée d’épargne pouvant dépasser vingt ou trente ans, l’impact cumulé de ces différences de frais peut être considérable.
Exemple :
Montant initial investi dans un PER : 100 000 €
Rendement annuel : 5 %
Durée de placement : 20 ans
| PER chargé en frais | PER avec peu de frais | |
| Frais d’entrée | 3 % | 0 % |
| Frais de gestion | 1 % | 0,5 % |
| Capital au bout de 20 ans | 212 539 € | 241 171 € |
Un gain supplémentaire de 28 632 € grâce à un PER avec peu de frais, ce qui fait toute la différence pour votre retraite. L’écart entre un PER coûteux et un PER peu chargé en frais s’accentue encore davantage si vous versez régulièrement (frais sur versement) ou réalisez des arbitrages (frais d’arbitrage).
Une fiscalité intégralement préservée
La crainte de perdre les avantages fiscaux constitue souvent un frein au transfert. De nombreux épargnants redoutent que cette opération entraîne une remise en cause de la déductibilité des versements ou une taxation immédiate des sommes accumulées. En réalité, le transfert d’un ancien contrat vers un PER est fiscalement neutre. Il ne s’agit pas d’un retrait, mais d’un simple changement d’enveloppe. Les droits acquis sont donc intégralement conservés, et les versements futurs continuent de bénéficier de la déductibilité du revenu imposable dans les limites prévues par la réglementation. Cette continuité fiscale constitue un élément essentiel, car elle permet d’optimiser son dispositif d’épargne retraite sans subir de conséquences fiscales immédiates.
Un transfert organisé par compartiments
Le transfert vers un PER ne consiste pas à fusionner indistinctement l’ensemble de l’épargne. Le fonctionnement du plan repose en effet sur une organisation en trois compartiments, correspondant à l’origine des sommes versées :
- Le premier compartiment regroupe les versements volontaires réalisés par l’épargnant, qu’ils proviennent d’un PERP, d’un contrat Madelin ou de versements personnels sur un PER individuel. Ces sommes offrent la plus grande souplesse, notamment avec la possibilité d’une sortie en capital à la retraite.
- Le deuxième compartiment concerne l’épargne issue de l’entreprise, comme les dispositifs d’épargne salariale de type PERCO ou PERECO. Les règles de sortie restent relativement flexibles, avec la possibilité de récupérer les fonds en capital.
- Enfin, le troisième compartiment correspond aux versements obligatoires effectués dans le cadre de certains dispositifs d’entreprise, notamment les anciens contrats Article 83. Ces sommes conservent une contrainte spécifique : elles doivent être récupérées sous forme de rente.
Lors d’un transfert, les montants sont automatiquement dirigés vers le compartiment correspondant au sein du PER, ce qui permet de préserver les règles fiscales et les conditions de sortie attachées à chaque type d’épargne.
| Compartiment du PER | Origine des sommes | Modalités de sortie |
| Compartiment 1 (Individuel) | Versements volontaires (PERP, Madelin, PER individuel) | Capital ou rente |
| Compartiment 2 (Collectif) | Épargne salariale (PERCO, PERECO) | Capital ou rente |
| Compartiment 3 (Obligatoire) | Versements obligatoires (Article 83) | Sortie en rente uniquement |
Le bon moment pour transférer son épargne retraite ?
Certaines périodes de l’année sont plus propices que d’autres pour transférer son épargne retraite. Le début d’année présente notamment un avantage important pour les contrats investis en fonds en euros. Les intérêts annuels, appelés participation aux bénéfices, sont généralement crédités entre janvier et mars. Attendre ce moment avant d’engager un transfert permet d’intégrer ces gains dans le capital transféré. À l’inverse, lancer la démarche trop tôt peut conduire à renoncer au rendement d’une année complète.
La question des frais de transfert doit également être examinée avec attention :
- Lorsque le transfert s’effectue entre deux PER, les frais ne peuvent pas dépasser 1 %. Cette limite s’applique uniquement aux plans détenus depuis moins de cinq ans. Au-delà de cette durée, le transfert devient totalement gratuit.
- Pour les anciens produits d’épargne retraite transférés vers un PER, les frais sont plafonnés à 1 % lorsque le contrat a moins de dix ans. Une fois ce seuil d’ancienneté dépassé, le transfert s’effectue sans aucun frais.
Enfin, le début d’année correspond souvent à une période où les épargnants disposent d’une meilleure visibilité sur leur situation financière et fiscale. C’est un moment privilégié pour réaliser un bilan patrimonial global et envisager les ajustements nécessaires, dont le transfert d’un PER peut faire partie.
Une démarche désormais incontournable
Le transfert vers un PER moderne apparaît aujourd’hui comme une démarche nécessaire. Il permet de bénéficier d’une plus grande liberté à la sortie, d’accéder à des solutions d’investissement plus performantes, de réduire les frais et de regrouper son épargne dans une enveloppe unique, tout en conservant l’ensemble des avantages fiscaux acquis. Cette optimisation prend d’autant plus de sens dans un contexte où la solidité du système de retraite fait l’objet d’interrogations croissantes. Les projections financières reposent en effet sur des hypothèses économiques et démographiques très sensibles, qui peuvent évoluer rapidement.
Selon les dernières analyses du Conseil d’orientation des retraites, le système devrait rester structurellement déficitaire à long terme. Les hypothèses démographiques utilisées dans les projections actuelles doivent d’ailleurs être réexaminées au printemps 2026, ce qui pourrait conduire à une révision significative du diagnostic financier. Dans ce contexte mouvant, la question des retraites devrait continuer d’occuper une place centrale dans le débat public. Cette incertitude renforce l’intérêt pour les ménages d’anticiper leur avenir financier par eux-mêmes. Optimiser ses anciens contrats en les transférant vers un PER plus moderne s’inscrit ainsi pleinement dans cette logique d’anticipation et de sécurisation de son niveau de vie futur.
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