Nouvel épisode de notre série Le projet de l'été, dans laquelle nous suivons différents épargnants dans la réalisation de leur objectif patrimonial. Christophe, 50 ans, a fait un calcul qui l'a interpellé : dans 15 ans, au moment de son départ à la retraite, ses revenus vont mécaniquement baisser. Plutôt que de le découvrir le jour venu, il a décidé de consacrer une partie de son été à anticiper cet écart.
Étape 1 : se poser les bonnes questions avant d'agir
Christophe, 50 ans, est cadre dans le secteur industriel, avec un revenu annuel net imposable d'environ 68 000 €. Ses enfants ayant quitté le foyer, il a récemment retrouvé une capacité d'épargne qu'il souhaite orienter vers sa retraite.
Préparer sa retraite, ce n'est pas un projet qu'on lance du jour au lendemain. C'est avant tout un diagnostic : où en est-on réellement, et qu'est-ce qu'on cherche à obtenir ? Sans ce préalable, on risque de choisir des solutions mal calibrées, trop rigides ou, à l'inverse, pas assez ambitieuses compte tenu du temps qu'il reste.
Ai-je déjà une épargne dédiée à la retraite, ou est-ce que je pars de zéro ?
C'est la première question, et souvent la plus inconfortable. Certains ont ouvert un PER depuis des années sans y avoir vraiment prêté attention. D'autres n'ont jamais rien mis de côté avec cet objectif précis en tête, en misant tout sur l'assurance-vie ou l'immobilier locatif classique, sans enveloppe dédiée. Aucune de ces situations n'est problématique en soi : ce qui compte, c'est d'en avoir une vision claire avant de décider de la suite.
Quel sera l'écart entre mes revenus actuels et ma future pension ?
C'est souvent la vraie prise de conscience. Le taux de remplacement moyen, c'est-à-dire le rapport entre la pension et le dernier salaire, tourne autour de 50 à 75 % selon les profils et les carrières. Pour un cadre ou un indépendant aux revenus confortables, l'écart peut être important. Estimer cette différence permet de savoir combien de revenus complémentaires il faudra reconstituer pour maintenir son niveau de vie.
De combien de temps est-ce que je dispose avant mon départ ?
À 50 ans, Christophe a encore 15 ans devant lui avant un départ à taux plein. C'est à la fois court, si on n'a rien commencé, et suffisamment long pour que des placements de long terme, y compris ceux dont le capital est bloqué plusieurs années, produisent pleinement leurs effets. Cet horizon détermine directement le niveau de risque qu'on peut se permettre et le type d'enveloppe le plus adapté.
Ai-je besoin de cette épargne avant la retraite, ou puis-je la mobiliser sur le long terme sans y toucher ?
C'est une question centrale, et elle a une conséquence fiscale directe. Une épargne qu'on n'a pas vocation à utiliser avant plusieurs années peut être placée au sein d’une enveloppe avec un blocage de l’épargne ou sur des supports moins liquides, en contrepartie d'un couple rendement/risque plus intéressant. À l'inverse, si un projet à moyen terme (travaux, aide à un enfant, achat immobilier) pourrait nécessiter de puiser dans cette épargne, mieux vaut garder de la souplesse et éviter les enveloppes qui bloquent les fonds.
Quelle est ma tranche marginale d'imposition (TMI) ?
C'est un paramètre décisif pour arbitrer entre les solutions. Plus la TMI est élevée (30 %, 41 %, voire 45 %), plus l'avantage fiscal d'un dispositif comme le PER, qui permet de déduire ses versements du revenu imposable, devient significatif. À l'inverse, avec une TMI faible, l'intérêt fiscal immédiat est moindre et d'autres critères (souplesse, disponibilité) peuvent peser davantage dans le choix.
Suis-je prêt à bloquer une partie de mon épargne, en échange d'un avantage plus tard ?
Les dispositifs les plus efficaces pour préparer sa retraite reposent souvent sur un principe simple : accepter une forme d'indisponibilité aujourd'hui, en échange d'un bénéfice futur, que ce soit une déduction fiscale immédiate ou un complément de revenu à la clé. Se connaître sur ce point évite de souscrire un contrat qu'on regrettera de ne pas pouvoir mobiliser en cas de besoin.
Christophe, en faisant ce point avec son conseiller, se reconnaît dans deux problématiques bien distinctes : réduire sa fiscalité dès maintenant, et se constituer des revenus complémentaires pour plus tard, sans avoir besoin de cette épargne d'ici là. Deux objectifs, deux leviers.
Réduire sa fiscalité en préparant sa retraite
Avec une tranche marginale d'imposition de 30 % et des revenus confortables, Christophe cherche avant tout un dispositif qui lui permette de réduire son imposition tout en épargnant pour sa retraite. Son conseiller lui présente le Plan d'Épargne Retraite.
Le PER, un double avantage fiscal et retraite
Le principe du PER est simple : les versements volontaires effectués sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel (10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec un minimum de 4 114 € pour un salarié). En contrepartie, l'épargne est bloquée jusqu'au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint...).
Concrètement, pour Christophe, imposé à 30 % : un versement de 4 000 € sur son PER lui permet une économie d'impôt de 1 200 € la même année. Le raisonnement est le même chaque année tant qu'il utilise sa capacité de versement : c'est un mécanisme qui se répète et qui, cumulé sur 10 à 15 ans, représente une économie d'impôt substantielle, en plus du capital constitué.
Le point de vigilance à ne pas négliger : au moment de la sortie, à la retraite, les sommes issues des versements déduits sont soumises à l'impôt sur le revenu (le capital) et aux prélèvements sociaux (les plus-values). L'intérêt du PER repose donc largement sur un pari raisonnable : celui d'être moins imposé à la retraite qu'en période d'activité, ce qui est le cas pour la grande majorité des épargnants.
Avec le contrat Meilleurtaux Liberté PER, Christophe bénéficierait de 0 € de frais d'entrée et d'arbitrage, de 0,5 % de frais de gestion sur les unités de compte, et d'un accès à plus de 670 supports, avec la possibilité de déléguer la gestion à la Gestion Pilotée de Marc Fiorentino et de son comité d'investissement.
Jusqu'au 31 juillet, une offre de bienvenue de 150 € offerts* est proposée pour toute première adhésion à Meilleurtaux Liberté PER, avec un versement initial d'au moins 3 000 €, investi à 30 % minimum en unités de compte ou en Gestion Pilotée Pilot (code "ETEPER"). L'offre se termine dans quelques jours seulement : pour Christophe, qui a déjà pris sa décision, c'est l'occasion de ne pas la laisser passer.
Construire un complément de retraite avec un capital dormant
Christophe dispose par ailleurs d'un capital qu'il n'a pas vocation à utiliser. Il n'a pas besoin de revenus immédiats, mais souhaite préparer un complément qui se déclenchera au moment de son départ à la retraite. Son conseiller lui propose une stratégie moins connue, mais particulièrement adaptée à cet horizon : l'achat de parts de SCPI en nue-propriété, aussi appelé démembrement de propriété.
Le principe du démembrement de propriété en SCPI
Investir en nue-propriété, c'est acheter des parts de SCPI en renonçant temporairement à l'usufruit, c'est-à-dire au droit de percevoir les revenus locatifs, au profit d'un tiers (souvent un investisseur institutionnel qui recherche justement des revenus complémentaires immédiats). En contrepartie de cette absence de revenus pendant la durée du démembrement, Christophe achète ses parts avec une décote significative sur leur valeur en pleine propriété.
À l'issue de la période de démembrement, il récupère automatiquement la pleine propriété de ses parts, sans frais ni fiscalité supplémentaire, et perçoit alors l'intégralité des revenus potentiels distribués par la SCPI.
C'est une mécanique particulièrement bien adaptée à la situation de Christophe : il n'a pas besoin de revenus aujourd'hui (il travaille encore et n'a pas de fiscalité supplémentaire à gérer sur des loyers), mais il souhaite se constituer, pile au moment de son départ à la retraite, une source de revenus complémentaires.
L'exemple de la SCPI Sofidynamic
La SCPI Sofidynamic propose des clés de répartition entre nue-propriété et usufruit particulièrement favorables au nu-propriétaire. Sur une durée de 10 ans, la valeur de la nue-propriété représente 59 % de la valeur en pleine propriété (contre 41 % pour l'usufruit).
Concrètement, pour un investissement visé de 20 000 € en pleine propriété (soit environ 62 parts à 320 € en 2026), Christophe débourserait aujourd'hui environ 11 800 € pour acquérir la nue-propriété sur 10 ans. Pendant cette décennie, il ne perçoit aucun revenu, mais ne subitpas non plus de fiscalité sur ces parts. Au terme des 10 ans, à un horizon qui coïncide presque exactement avec son départ à la retraite, il récupère automatiquement la pleine propriété de ses parts. À la reconstitution, le prix des parts peut également s'être apprécié selon la performance de la SCPI et la conjoncture immobilière, générant une plus-value patrimoniale qui complète les revenus locatifs à venir.
Sur la base du taux de distribution 2025 de Sofidynamic (9,04 %), et à supposer que ce niveau se maintienne (taux de distribution non garanti), ces parts pourraient alors générer environ 1 800 € de revenus potentiels par an, qui viendraient compléter sa pension au moment où il en aura besoin.
Combien Christophe peut-il espérer à 65 ans en cumulant les deux stratégies ?
Côté PER : en versant 5 200 € par an pendant 15 ans (4 000 € de versement initial, complétés chaque année par le réinvestissement des 1 200 € d'économie d'impôt), et avec une hypothèse de rendement moyen de 5 % par an en phase d'accumulation (non garantie, dépendante des supports choisis), Christophe pourrait avoir constitué un capital d'environ 112 000 € à 65 ans.
À la sortie, Christophe opte pour une sortie en capital fractionné avec retrait progressif : il retire chaque année 3 % du capital restant, soit environ 3 360 €/an, ou 280 €/mois la première année. Cet étalement présente deux avantages majeurs : d'une part, le capital continue de fructifier à 3 % chaque année (hypothèse prudente une fois à la retraite), ce qui compense largement les retraits et maintient le capital quasi-stable ; d'autre part, en répartissant les retraits sur plusieurs années, il évite une augmentation brutale de ses revenus imposables et reste dans une tranche marginale d'imposition plus basse. Avec cette stratégie, Christophe peut percevoir régulièrement ce complément de revenus pendant au moins 20 ans, voire bien au-delà, sans risque d'épuisement rapide du capital.
Côté SCPI : la pleine propriété des parts Sofidynamic est reconstituée dès 60 ans, soit 10 ans après la souscription à 50 ans. À 65 ans, Christophe perçoit donc déjà ces revenus depuis 5 ans, à hauteur d'environ 1 800 € par an (sur la base du taux de distribution 2025, non garanti), et continuera de les percevoir chaque année à la retraite.
Au total, à 65 ans : Christophe dispose d'un flux de revenus complémentaires d'environ 430 €/mois (280 € du PER + 150 € de la SCPI, sur la base des taux actuels, non garantis). Ce revenu décroît très progressivement au fil des années, le capital du PER diminuant lentement tandis que pour la SCPI, cela dépendra de sa performance future.
Ce que Christophe retient
Préparer sa retraite à 50 ans, ce n'est ni trop tôt, ni trop tard : c'est le moment où le temps restant permet encore de faire des choix structurants.
Le diagnostic précède toujours la solution. Avant de choisir un produit, il faut savoir précisément ce qu'on cherche à obtenir : une économie d'impôt immédiate, des revenus futurs, ou les deux à la fois selon les capitaux disponibles.
Le PER et le démembrement de SCPI répondent à deux besoins différents, et sont complémentaires. Le premier agit sur la fiscalité d'aujourd'hui grâce à la déductibilité des versements. Le second construit, sans effort de trésorerie récurrent, des revenus complémentaires qui se déclenchent automatiquement au bon moment, celui du départ à la retraite.
Le temps qui reste avant le départ à la retraite est une ressource à optimiser, pas à subir. Plus l'horizon est long, plus les décotes du démembrement peuvent être importantes et plus les versements PER, répétés chaque année, produisent un effet cumulatif significatif.
Et vous, où en êtes-vous dans la préparation de votre retraite ? Nos conseillers Meilleurtaux Placement sont disponibles pour faire le point sur votre situation et vous aider à définir une stratégie adaptée à votre horizon et à votre profil.
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L'investissement sur les marchés financiers et immobiliers présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les avantages fiscaux évoqués dépendent de la situation individuelle de chaque contribuable et sont susceptibles d'évoluer avec la législation en vigueur.
Les parts de SCPI de rendement sont des supports de placement à long terme (minimum 10 ans) et doivent être acquises dans une optique de diversification de votre patrimoine. Le capital investi dans la SCPI n’étant pas garanti, cet investissement comporte un risque de perte en capital. Comme tout investissement, l'immobilier présente des risques : absence de rendement ou perte de valeur, qui peuvent toutefois être atténués par la diversification immobilière et locative du portefeuille de la SCPI. La SCPI n’étant pas un produit coté, elle présente une liquidité moindre comparée aux actifs financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
* Offre valable pour une première adhésion à un PER Meilleurtaux Liberté PER, avec signature électronique, 150 € offerts pour un versement initial d’un montant minimum de 3 000 euros, investi à 30 % minimum en unités de compte ou en gestion pilotée Pilot, reçue entre le 1er juin et le 31 juillet 2026, sous réserve d’acceptation par Meilleurtaux Placement. Pour bénéficier de l’offre, remplissez le champ "Code parrainage ou promotionnel" avec le code : "ETEPER" à l'étape 5 de votre souscription en ligne. Vous ne pourrez pas bénéficier de cette offre si vous êtes déjà client(e) Meilleurtaux Placement. Offre non cumulable avec d'autres offres en cours. L’offre peut être interrompue ou modifiée à tout moment. La prime sera versée sur le Fonds Euro Nouvelle Génération, dans les 4 mois suivant la réception de la souscription complète. Vous vous engagez à maintenir les conditions de l'offre ainsi qu'à ne pas effectuer de rachat durant la première année de votre contrat. Le souscripteur a la possibilité de renoncer à sa souscription dans un délai de 30 jours à compter de la date de signature de sa souscription.