Gros plan sur une main insérant une pièce dans une tirelire. Concept d'épargne.

    Pour combler le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement introduit une série de mesures d’austérité dans le budget 2027. Soucieux de tenir sa promesse de stabilité fiscale, Bercy envisage de soumettre partiellement l’épargne salariale aux cotisations sociales et de rogner les pensions des retraités les plus aisés.

    À retenir
    • L’exécutif étudie l’instauration de cotisations sociales sur l’intéressement, la participation et les abondements patronaux.
    • Bercy préconise ouvertement la désindexation des pensions les plus élevées par rapport à l’inflation et envisage la fin de l’abattement fiscal de 10 %.
    • Le ministre de l’Économie souligne un déséquilibre structurel : le revenu moyen des retraités dépasse désormais celui des actifs.
    • L’absence de compromis budgétaire fait courir le risque d’une hausse brutale des taux d’intérêt et d’un blocage des finances publiques.

    Le contrat du moment
    Meilleurtaux Liberté PER
    offre
    offre
    Spirica

    Note trustpilot :

    Meilleurtaux Liberté PER
    • Accessible dès 500 € de versement initial
    • 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
    • La gestion pilotée Pilot
    • Un fonds en euros de qualité
    • Plus de 700 UC disponibles en gestion libre

    Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

    Spirica

    trustpilot

    Je prépare
    ma retraite

    Découvrir l'offre Découvrir l'offre
    Découvrir l'offre Découvrir l'offre
     

    Vers un coup de rabot fiscal sur l’épargne salariale

    Pour renflouer les caisses de la protection sociale sans créer ni alourdir les impôts, Bercy cherche à ponctionner les flux financiers qui bénéficient de régimes dérogatoires. En ce qui concerne l’épargne salariale, le ministère envisage de réduire l’exonération des primes d’intéressement, de participation ainsi que des abondements versés par les employeurs sur les plans d’épargne entreprise (PEE) . Pour rappel, ces suppléments de rémunération échappaient jusqu’ici aux cotisations patronales et salariales classiques.

    Prélever des cotisations sociales sur une fraction de ces sommes générerait des recettes immédiates pour les régimes concernés. Cependant, mettre fin à la politique de soutien au partage de la valeur menée ces dernières années risque de crisper les entreprises et les épargnants.

    Face à une perte de pouvoir d’achat marquée et à un avenir incertain, beaucoup de Français comptent sur ces enveloppes pour se constituer un capital. L’inquiétude gagne également les détenteurs de PER collectif, dont l’effort d’épargne retraite à long terme repose largement sur ces mécanismes d’abondement.

    Mise à contribution des retraités les plus aisés

    Le second volet du plan d’économies gouvernemental vise les seniors aux revenus les plus élevés.

    ImportantD’un côté, la revalorisation de leurs pensions ne serait plus automatiquement indexée sur l’inflation. De l’autre, l’abattement forfaitaire de 10 % appliqué lors du calcul de l’impôt sur le revenu disparaîtrait.

    Bercy justifie cette décision par des contraintes démographiques et financières. Avec le vieillissement de la population, le niveau de vie moyen des retraités français dépasse aujourd’hui celui des actifs, une situation que l’État juge intenable.

    À l’approche des échéances électorales et dans un Parlement sans majorité, cette démarche suscite une vive opposition. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, met déjà en garde les forces politiques contre la tentation d’une censure systématique du texte. Évoquant la menace d’un blocage institutionnel lourd de conséquences, il alerte sur le risque d’un choc obligataire qui entraînerait une envolée des taux d’intérêt pour l’ensemble des acteurs économiques.

    Logo redacteur

    Écrit par
    Rédaction meilleurtaux Placement

    Ça peut vous intéresser

    Archives