Maîtriser les rouages fiscaux du PER pour optimiser son épargne

    Le plan d’épargne retraite (PER) constitue un levier stratégique pour anticiper la fin de carrière et alléger sa charge fiscale immédiate. Grâce à la déductibilité des versements, l’épargnant réduit son assiette imposable pendant sa vie active. Toutefois, ce mécanisme de report de taxation nécessite une connaissance fine des plafonds et des modalités de sortie.

    À retenir
    • Le PER permet de réduire son revenu imposable actuel en reportant la taxation au moment de la retraite, souvent plus favorable.
    • Des plafonds de déduction s’appliquent et cet avantage est désormais supprimé pour les versements effectués après 70 ans.
    • Les bénéficiaires ont droit à des abattements significatifs, ce qui fait du PER un excellent outil de transmission patrimoniale.

    Comment profiter au mieux de la déduction d’impôt offerte par le PER ?

    Le PER doit son succès à sa fiscalité attractive.

    ImportantIl faut savoir que chaque euro versé sur un plan d’épargne retraite peut être déduit des revenus imposables. Plus l’épargnant se trouve dans une tranche marginale d’imposition (TMI) élevée, plus l’économie réalisée est importante.

    Le montant déductible est toutefois soumis à des plafonds annuels, fixés à 10 % des revenus, et dans la limite de 38 448 € pour les salariés et de 88 911 € pour les indépendants.

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    Dernièrement, le PER a encore gagné en souplesse. En effet, à partir de 2031, les plafonds non consommés pourront être reportés sur cinq ans, contre trois auparavant. Enfin, pour éviter les usages détournés de ce produit d’épargne, la déduction est désormais supprimée pour tout versement effectué après 70 ans.

    Une imposition qui varie selon le mode de sortie choisi

    Attention toutefois, l’avantage fiscal obtenu à l’entrée n’est pas définitif. Il s’agit plutôt d’un décalage dans le temps. Une fois à la retraite, plus exactement lors du dénouement du contrat, les sommes initialement exonérées d’impôt sont réintégrées dans le revenu soumis à l’IR. Avec ce mécanisme, les versements sont déduits à un taux d’imposition élevé pendant l’activité, avant d’être taxés plus faiblement à la sortie.

    Quant aux gains générés, ils sont assujettis au prélèvement forfaitaire unique. Ce dernier est actuellement fixé à 31,4 %, soit 12,8 % d’IR et 18,6 % de retenues sociales. Quoi qu’il en soit, malgré la récente hausse du PFU, l’attrait pour le PER reste intact chez les épargnants.

    Une taxation avantageuse pour les héritiers

    Au décès du souscripteur, le PER devient un outil de transmission efficace, proche de l’assurance vie. Les versements effectués par l’assuré avant ses 70 ans donnent droit à un abattement de 152 500 € pour chacun des bénéficiaires. Au-delà, l’exonération globale est ramenée à 30 500 € pour l’ensemble des ayants droit.

    Par ailleurs, l’économie d’impôt réalisée lors des versements reste acquise aux héritiers, quel que soit l’âge de l’assuré à son décès.

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    Écrit par
    Rédaction meilleurtaux Placement

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