- L’encours global du plan d’épargne retraite (PER) a atteint 150,4 milliards d’euros en avril 2026, porté par les PER individuelles, en hausse de +21 %.
- Les inquiétudes liées au niveau des futures pensions pushent 72 % des actifs à épargner par eux-mêmes pour leurs vieux jours.
- L’économie d’impôt immédiate se montre particulièrement rentable pour les contribuables fortement imposés.
- L’étalement des retraits en capital sur plusieurs années permet d’esquiver une fiscalité trop lourde lors de la fermeture du plan.
Une collecte record portée par des facteurs démographiques et psychologiques
La forte progression de l’encours du PER, qui est passé de 124 à plus de 150 milliards d’euros en un an, traduit une prise de conscience collective. Les réformes successives et le vieillissement de la population alimentent une crainte partagée par près de 3 actifs sur 4. Face à la perspective de pensions très faibles, la constitution d’un capital personnel devient indispensable.
Encours global du PER
La collecte affiche une santé robuste, portée notamment par le dynamisme des PER individuels en hausse de +21 %.
D’ailleurs, ce placement séduit un public plus jeune, alors qu’il était autrefois le pré carré des profils proches de la fin de carrière. Les trentenaires sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à y souscrire. La flexibilité de ce produit, comparé à la rigidité des anciennes formules de retraite, contribue à l’engouement observé. En effet, les détenteurs peuvent récupérer leurs fonds sous forme de rente ou de capital.
Un outil de défiscalisation sur mesure pour les revenus élevés
Les versements volontaires sont déductibles du revenu taxable de l’épargnant. Cette règle avantage logiquement les contribuables appartenant à une tranche marginale d’imposition élevée. L’allègement de la facture fiscale permis par les dépôts sur le plan est immédiat et substantiel.
Le mécanisme de déduction à l’entrée constitue un autre argument clé en faveur du PER.
Encours de l'assurance vie
Malgré ses atouts, le PER reste loin derrière l'assurance vie qui séduit notamment par la disponibilité totale de ses fonds.
Malgré ses atouts, le PER doit être comparé à l’assurance vie, qui reste le géant de l’épargne avec 2 140 milliards d’euros d’encours. Cette dernière séduit notamment grâce à la disponibilité totale et permanente des fonds. A contrario, les capitaux placés sur un PER sont bloqués jusqu’à la fin de la vie active, sauf dans des situations exceptionnelles, comme lors de l’achat d’une résidence principale ou en cas d’aléas de la vie.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
150€ offerts
Les précautions à prendre pour préserver la rentabilité de son capital
Pour profiter pleinement des avantages du PER, l’analyse détaillée des frais est particulièrement importante. Les prélèvements liés à l’entrée, à la gestion annuelle ou aux arbitrages sont en effet susceptibles d’affecter significativement la performance à long terme.
Comparer les offres et négocier ces coûts est indispensable avant toute souscription. Pour contourner une lourde taxation à la sortie, il est recommandé de fractionner la sortie des fonds sur plusieurs années afin de lisser ses revenus.
Le second piège concerne la fiscalité appliquée au moment de la fermeture du plan. Les sommes retirées sous forme de capital intègrent l’assiette de l’impôt sur le revenu. Un déblocage total et unique peut ainsi faire basculer l’épargnant dans une tranche supérieure.
Pour contourner cette lourde taxation, il est recommandé de fractionner la sortie des fonds sur plusieurs années afin de lisser ses revenus.