La réforme du Plan épargne retraite en vigueur depuis début 2026 incite les seniors à revoir leurs priorités. Entre la fin de la déductibilité fiscale des versements après 70 ans et la hausse des prélèvements sociaux, anticiper le financement de la dépendance nécessite une analyse sérieuse. Il faut composer avec ces nouvelles contraintes pour protéger son avenir et conserver une souplesse budgétaire.
- La loi des finances 2026 a supprimé la déductibilité des versements sur le PER des revenus imposables pour les plus de 70 ans.
- Outre le PER, l’assurance dépendance, l’assurance vie, le viager des propriétés immobilières et les aides publiques permettent d’optimiser les ressources financières en cas de perte d’autonomie.
Profiter des derniers avantages fiscaux du PER avant la date butoir
ImportantDepuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués sur le PER après 70 ans ne permettent plus de réduire son revenu imposable.
Cette modification transforme la décennie 60-69 ans en une période délicate pour les contribuables.
Pour compenser cette restriction, le législateur a augmenté le délai de report des plafonds de déduction non utilisés à cinq ans. Cette extension vise à rattraper des capacités d’épargne passées pour réaliser des versements massifs juste avant l’échéance fatidique. L’enjeu est de réduire son imposition au moment où les revenus professionnels ou les pensions sont conséquents.
Arbitrer entre assurance vie et transmission de patrimoine
La gestion de la fin de vie impose un arbitrage fin entre le PER et l’assurance vie. Ces deux outils partagent un pivot temporel commun : le seuil des 70 ans, après lequel les avantages successoraux et fiscaux s’amoindrissent. Combiner ces dispositifs avant cette date permet de protéger le conjoint tout en organisant la transmission aux enfants, par exemple via une donation avec réserve d’usufruit.
Le choix entre une sortie en capital ou en rente viagère sur le plan d’épargne doit s’évaluer en fonction des besoins de santé prévisibles. Si la rente offre une sécurité mensuelle pour payer un hébergement, le capital permet de faire face à des dépenses ponctuelles lourdes.
Réaliser un bilan patrimonial complet avant cet âge pivot est donc nécessaire pour financer ses vieux jours.
Financer la dépendance au-delà de l’épargne classique
La préparation d’un « grand âge serein » ne repose pas uniquement sur les placements financiers. D’autres options peuvent être envisagées.
L’assurance dépendance reste un pilier complémentaire, à condition d’anticiper sa souscription.
En effet, après 70 ans, les tarifs s’envolent et les bilans de santé deviennent plus exigeants.
En parallèle, des solutions comme le viager permettent aux propriétaires de transformer leur patrimoine immobilier en ressources financières disponibles pour payer des aménagements dans le logement ou une entrée en établissement spécialisé.
Malgré les évolutions fiscales, les différentes subventions publiques constituent des atouts majeurs. L’allocation personnalisée d’autonomie ainsi que le crédit d’impôt de 50 % pour l’emploi d’une aide à domicile demeurent des leviers pour limiter le reste à charge des familles.