- Près de 70 % des détenteurs d’un PER privilégient une sortie en capital, contre 20 % pour la rente et 10 % pour un format hybride.
- Une rente mensuelle de 1 000 euros perçue à partir de 65 ans implique d’abandonner environ 300 000 euros à son assureur.
- Les retraits en capital sont soumis au barème de l’impôt sur le revenu, tandis que les gains subissent une taxe forfaitaire de 31,4 %.
- La sortie en capital offre une flexibilité totale, mais une lourde fiscalité s’applique aux retraits, tandis que la rente garantit la sécurité financière à vie au détriment d’une perte définitive des fonds.
La rente viagère, le choix de la sécurité au détriment de la transmission
La transformation des encours d’un PER en rente viagère offre une visibilité budgétaire complète au souscripteur. Puisque les montants de ses pensions et autres revenus sont connus, il lui est plus facile de gérer ses dépenses.
Capital pour 1 000 € de rente
Un capital de ce montant produit environ 1 000 euros bruts par mois pour un départ à la retraite à 65 ans.
Le montant des versements périodiques est déterminé par l’assureur en croisant les capitaux accumulés et l’âge du demandeur au moment de la liquidation, les statistiques de mortalité servant de référence.
Pour ce dernier, une conversion tardive est synonyme de période de paiement raccourcie et se traduit par une mensualité plus généreuse. À titre d’exemple, un capital de 300 000 euros produit environ 1 000 euros par mois pour un départ à la retraite à 65 ans.
Cette sécurité implique néanmoins de renoncer définitivement aux fonds. Si l’épargnant décède prématurément, l’assureur conserve l’intégralité de la cagnotte et les héritiers légaux se retrouvent dépossédés. Bien entendu, des garde-fous existent : via l’option de réversion, le souscripteur peut pour protéger son conjoint survivant à hauteur de 50 %, 60 % ou 100 %. En contrepartie de cette couverture, le montant initial de la rente mensuelle subit une décote immédiate.
Le capital fractionné, une alternative au piège fiscal
Conserver la propriété de ses fonds reste l’option la plus populaire auprès des épargnants, qui utilisent leur argent à leur guise.
Préférence pour le capital
Près de 70 % des détenteurs d’un PER privilégient une sortie en capital plutôt qu'en rente.
Ils peuvent ainsi choisir un prélèvement unique ou des retraits fractionnés en laissant le solde continuer à générer des intérêts.
Une transmission est également possible. Si le titulaire décède avant son 70e anniversaire, les bénéficiaires désignés reçoivent les sommes encore disponibles sur le plan et profitent chacun de 152 500 euros d’abattement successoral exonéré d’impôt.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
150€ offerts
En revanche, les grosses ponctions sont à proscrire. Les dépôts ayant fait l’objet d’une déduction fiscale à l’entrée sont réintégrés à l’assiette imposable selon le barème progressif en vigueur. L’épargnant risque un saut de tranche jusqu’à 41 %.
Pour éviter ce piège, les gestionnaires préconisent la mise en place de rachats fractionnés et automatisés, garantissant des compléments de revenus réguliers tout en lissant la taxe. Le seul danger est d’épuiser ses fonds avant son décès, avec un impact lourd sur ses ressources.
