- La capitalisation, déjà pratiquée par de nombreux Français via le PER ou l’assurance vie, repose sur la précocité des versements et le choix d’outils adaptés à l’horizon de placement.
- Les risques liés aux fluctuations des marchés financiers peuvent être maîtrisés par une gestion progressive.
- Ce système met toutefois en évidence les inégalités d’accès à l’épargne.
Un type de placement déjà utilisé depuis longtemps
Détenir un PER ou un contrat d’assurance vie revient, dans les faits, à pratiquer le système de retraite par capitalisation. Le principe consiste à se constituer soi-même des fonds, par des versements réguliers investis sur des supports financiers. L’épargnant ne dépend pas des cotisations des actifs pour sa pension, comme dans le cas du dispositif par répartition. Les sommes accumulées appartiennent entièrement au souscripteur, qui pourra la récupérer en rente ou en capital au moment de la sortie.
Cette logique individuelle n’est pas une nouveauté. Elle concerne déjà une large partie des actifs français, qui combinent souvent plusieurs dispositifs sans nécessairement les relier à un objectif de préparation de la retraite.
Le temps, premier allié de l’épargnant
La première mesure pour bien profiter de la capitalisation consiste à commencer à épargner tôt.
Selon un expert en gestion de patrimoine :
de petits dépôts réguliers finissent par générer des écarts considérables au fil des décennies, grâce aux intérêts composés
Plusieurs leviers peuvent être employés pour mettre cette logique en pratique. Le PER reste l’outil de référence, avec ses avantages fiscaux à l’entrée. L’assurance vie, le PERECO proposé par certaines entreprises ou encore l’immobilier locatif complètent la palette, chacun répond à des objectifs et des durées de placement différents.
D’après les spécialistes :
combiner les leviers disponibles selon la stratégie d’épargne choisie sera plus intéressant que de miser sur un produit unique
La gestion des risques est essentielle
L’épargne par capitalisation reste exposée aux fluctuations des marchés financiers, et une baisse peut nuire à l’intégrité ou aux rendements des placements. Les investisseurs peuvent toutefois être protégés. Par exemple, les PER incluent un pilotage à horizon qui diminue les risques de pertes à l’approche de la retraite. Les fonds en euros offrent une garantie pour sécuriser une partie de l’épargne.
Note trustpilot :
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
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Les spécialistes soulèvent toutefois une limite : la capacité d’épargne dépend largement des revenus, ce qui peut renforcer les écarts patrimoniaux entre ménages. Voilà pourquoi la capitalisation doit être considérée comme une retraite complémentaire à mobiliser selon ses propres moyens plutôt que comme une alternative à la répartition.
