- Le système comptabilise 18,2 millions de bénéficiaires, incluant les pensions de réversion.
- La pension brute moyenne s’établit à 1 705 euros par mois pour les résidents en France.
- Les femmes touchent une pension directe inférieure de 36 % à celle des hommes.
- L’âge de départ s’allonge pour atteindre 63 ans et 7 mois dans le secteur privé.
18 millions de pensionnés et des caisses sous haute tension
Retraités de droit direct
Ce cap a été franchi en incluant 718 000 nouveaux venus dans le système de retraite.
Clôture des statistiques
Le bilan de fin 2024 confirme l'augmentation constante du nombre de pensionnés en France.
Le cap des 17,3 millions de retraités de droit direct a été franchi en fin 2024, incluant 718 000 nouveaux venus. Le dispositif englobe en sus quelque 900 000 personnes, principalement des veuves, qui touchent uniquement de la pension de réversion. 18,2 millions de Français dépendent ainsi d’un système à bout de souffle. Sans compter qu’avec une espérance de vie en constante hausse, les caisses de l’État doivent financer des prestations qui s’étalent fréquemment sur plus de trente ans.
En excluant les différentes majorations, le montant de la pension de droit direct affiche une timide progression de +0,8 % sur un an pour atteindre 1 705 euros bruts. Toutefois, cette donnée statistique masque de profondes disparités entre les bénéficiaires de minima sociaux et ceux ayant eu les carrières les plus rémunératrices.
Le calcul intègre également un biais géographique, puisqu’il concerne uniquement les allocataires qui résident de manière permanente dans l’Hexagone.
Plus que jamais, la constitution d’une épargne via des placements comme le PER reste indispensable pour s’assurer un niveau de vie décent pendant ses vieux jours.
Des inégalités hommes-femmes persistantes et une précarité accrue des seniors
À l’heure du bilan, les disparités salariales historiques apparaissent clairement. Sans l’apport des réversions, la pension des femmes affiche un déficit de 36 % par rapport à celui de leurs homologues masculins. Ce fossé se résorbe partiellement (à 25 %) lorsque les droits du conjoint décédé sont intégrés. La situation devrait s’améliorer pour les générations futures de retraitées en raison d’un taux d’activité plus élevé et de carrières moins hachées.
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Parallèlement, les effets de la réforme se font sentir.
L’âge moyen de départ augmente d’un mois dans le privé et bondit de cinq mois d’un coup dans la fonction publique pour s’établir respectivement à 63 ans et 7 mois, et 63 ans et 2 mois.
À cause de cette transition, des milliers de seniors se retrouvent piégés. Ils sont trop vieux pour le marché de l’emploi, mais trop jeunes pour la retraite. Ne répondant pas aux critères des carrières longues, ils basculent sous la gestion de France Travail pour obtenir des allocations d’attente devant leur permettre de subsister jusqu’au nouvel âge légal.
