Une estimation interne, relayée par Les Echos, évoque des pensions Agirc-Arrco suspendues à tort pour des retraités et des bénéficiaires de réversion. Près de 100 000 dossiers seraient en jeu, pour un total pouvant atteindre 850 millions d’euros.
- Une estimation interne évoque jusqu’à 850 millions d’euros de rappels potentiels.
- Près de 100 000 personnes pourraient être concernées (dont près de 98 000 selon les analyses détaillées).
- Profils les plus touchés : retraités à l’étranger (certificat de vie) et bénéficiaires de réversion (absence de remariage non confirmée).
- 12 000 dossiers seraient avérés (un peu plus de 69 M€) et 86 000 à forte probabilité (près de 780 M€).
- Rétablissement annoncé sans prescription pour les assurés, mais prescription pour les héritiers en cas de décès.
Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco pourrait avoir à régulariser des pensions interrompues à tort. D’après une estimation interne révélée lundi soir par Les Echos, le montant cumulé des rappels pourrait atteindre 850 millions d’euros, pour près de 100 000 personnes (retraites directes et pensions de réversion).
Ce total reste inférieur aux 8 milliards d’euros versés chaque année par le régime, mais il représente une somme élevée pour les assurés concernés.
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Qui sont les bénéficiaires les plus exposés ?
Deux profils se dégagent parmi les dossiers susceptibles d’avoir été gelés après une absence de réponse à des demandes de justificatifs.
- Des retraités vivant à l’étranger, qui n’auraient pas renvoyé le certificat de vie demandé.
- Des veufs ou veuves n’ayant pas confirmé l’absence de remariage, une condition pour continuer à percevoir une pension de réversion.
Dans ces cas, la non-réponse a pu entraîner une suspension, puis un blocage des paiements. « La suspension pouvant en outre passer relativement inaperçue quand, compte tenu de la faiblesse du montant perçu, son versement n'est pas mensuel mais trimestriel, voire annuel », soulignent Les Echos.
Pourquoi ces erreurs ressortent maintenant
Ces situations ont été repérées à la suite de deux changements récents. Le premier est l’arrivée d’un nouveau système d’information à l’automne 2025, conçu pour faciliter les recoupements entre caisses. Le second concerne les échanges de données ouverts depuis décembre 2025 avec la Direction générale des finances publiques (DGFIP), notamment pour vérifier les situations matrimoniales via les déclarations fiscales.
Combien de dossiers et quels montants ?
Une première série de contrôles a identifié environ 12 000 retraités lésés de façon certaine, pour un peu plus de 69 millions d’euros. En parallèle, plus de 86 000 dossiers présenteraient une forte probabilité d’erreur, représentant près de 780 millions d’euros supplémentaires. Au total, près de 98 000 personnes pourraient être concernées.
Régularisation : quels droits, quelles limites ?
L’Agirc-Arrco indique avoir lancé un réexamen des dossiers. Le régime assure que les droits seront rétablis intégralement, sans délai de prescription pour les assurés. En revanche, la prescription s’appliquera aux héritiers si le bénéficiaire est décédé.