- L’encours global du dispositif a franchi le seuil des 150,4 milliards d’euros, porté par une hausse de 16 % des dépôts sur un an.
- Le succès concerne l’ensemble de la gamme, les contrats individuels progressant de 21 % pour atteindre 88,5 milliards d’euros de capitaux gérés.
- L’avantage fiscal prend la forme d’un report d’imposition, l’épargnant déduisant ses versements à l’entrée avant une taxation des gains au déblocage.
- Le capital reste immobilisé jusqu’à la retraite, sauf cas d’accidents de la vie ou pour l’acquisition de la résidence principale.
Un niveau d’encours historique qui alimente le tissu économique
Les chiffres publiés par Bercy témoignent d’une adoption massive du Plan épargne retraite. Depuis sa création par la loi Pacte en 2019, le dispositif a convaincu plus de 12,9 millions de Français. L’encours cumulé à fin décembre 2025 atteint 150,4 milliards d’euros, avec des versements en hausse de 16 % sur les 12 mois.
Encours global du PER
Le dispositif a franchi un cap historique porté par une hausse de 16 % des dépôts sur un an.
- Contrats individuels : 88,5 Mds €
- Épargne salariale : 33,86 Mds €
Les solutions individuelles en sont le principal moteur, avec 88,5 milliards d’euros, en hausse de 21 % sur l’année. Mais l’épargne salariale affiche également une santé robuste : le montant global associé aux dispositifs collectifs d’entreprise bondit de 22 % à 33,86 milliards d’euros, tandis que celui des formules obligatoires gagne 13 % et s’établit à 28,04 milliards d’euros.
Selon le ministère :
L’économie productive profite directement de cet afflux de capitaux, puisque 60 % de ces sommes financent les entreprises.
Les actifs non cotés captent à eux seuls une enveloppe supérieure à 5 milliards d’euros. D’ailleurs, la gestion pilotée pour les souscripteurs de moins de 40 ans privilégie des supports dynamiques, potentiellement plus rémunérateurs. Pour ces générations plus jeunes, l’horizon de placement lointain absorbe la volatilité des marchés.
Une déduction fiscale à arbitrer à l’entrée ou à la sortie
Outre la constitution de ressources financières complémentaires pour la retraite, le PER présente un atout majeur : la possibilité de déduire les versements de l’assiette de l’impôt sur le revenu.
Il convient cependant de souligner que cette mécanique ne fait que reporter la taxation. En contrepartie des économies réalisées à l’entrée, l’administration fiscale prélève son dû lors de la liquidation du plan. L’opération s’avère donc particulièrement rentable si la tranche marginale d’imposition (TMI) de l’épargnant est plus élevée durant sa vie active qu’à la retraite.
À l’inverse, renoncer à cet avantage immédiat permet de bénéficier d’un cadre fiscal nettement plus doux au moment de la sortie. Cette option est recommandée pour les contribuables actuellement peu imposés, mais qui anticipent une hausse significative de leurs revenus ou de leur fiscalité au moment de quitter la vie active.
Un encadrement strict de la disponibilité des fonds
Le fonctionnement du PER implique un blocage des sommes jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite, date à laquelle l’épargnant peut opter pour une sortie en capital ou en rente viagère. La législation a cependant prévu des passerelles de retrait anticipé pour s’adapter aux projets de vie des détenteurs, ou pour faire face à des situations d’urgence.
Note trustpilot :
- Accessible dès 500 € de versement initial
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- La gestion pilotée Pilot
- Un fonds en euros de qualité
- Plus de 700 UC disponibles en gestion libre
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
150€ offerts
L’achat de la résidence principale est le seul motif dit « d’opportunité » autorisation la récupération des capitaux avant terme. Les autres cas dérogatoires relèvent des aléas de la vie : l’expiration des droits aux allocations chômage, le surendettement, la liquidation judiciaire de l’activité professionnelle, l’invalidité du titulaire, de son conjoint ou de ses enfants, ainsi que le décès du partenaire de Pacs ou de l’époux.
