- Les assurés nés en 1964 profitent d’un léger assouplissement avec un seuil abaissé à 170 trimestres cotisés pour partir en retraite anticipée.
- Les règles se durcissent pour les natifs de 1965, qui font face à un calcul au cas par cas selon leur mois de naissance.
- La validation de trimestres par le chômage ou la maladie ne garantit pas leur prise en compte pour un départ anticipé.
- Le cumul emploi-retraite évolue pour permettre, sous certaines conditions, de générer de nouveaux droits à la pension.
Un calendrier recalculé pour les personnes nées au milieu des années 60
Les décrets d’application modifient le calendrier des départs anticipés en retraite, en particulier pour les générations 1964 et 1965. Pour les assurés nés en 1964, le nombre de trimestres cotisés est fixé à 170, au lieu des 171 initialement exigés. Pour la vague de 1965, la situation est plus complexe : le seuil varie entre 170 et 171 trimestres selon la date exacte de naissance au cours de l’année.
Trimestres pour la génération 1964
Le seuil est abaissé d'un trimestre par rapport aux 171 initialement prévus pour le départ anticipé.
Pour les salariés nés entre 1966 et 1968, aucune baisse n’est à l’ordre du jour, ils doivent toujours cotiser 172 trimestres. L’accès au dispositif requiert d’avoir commencé son activité professionnelle avant l’âge de 21 ans et de justifier d’un volume minimal d’années travaillées.
Le piège de la distinction entre temps validé et temps cotisé
Les actifs confondent fréquemment les trimestres inscrits sur le relevé de carrière et les périodes travaillées. Les spécialistes alertent sur la nuance entre périodes validées et cotisées.
Les interruptions pour cause de maladie, de chômage ou certains congés spécifiques permettent d’obtenir des droits à taux plein, mais n’entrent pas dans le décompte des départs anticipés.
Des tolérances réglementaires autorisent néanmoins l’intégration d’une part limitée des périodes d’inactivité forcée, comme le chômage indemnisé. Ces règles d’équivalence sont complexes et varient selon les profils.
Une vérification minutieuse du parcours professionnel est recommandée, puisque l’absence d’un seul trimestre cotisé est susceptible de décaler la date de départ de plusieurs mois.
De nouvelles opportunités pour la reprise d’activité professionnelle
Le mécanisme du cumul emploi-retraite fait lui aussi l’objet de révisions législatives. Ce dispositif, qui permet de percevoir des revenus professionnels sans perdre sa pension, gagne en attractivité.
Parmi les nouvelles règles figure la possibilité d’acquérir des droits supplémentaires à la retraite pendant cette phase de reprise d’activité, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Cette flexibilité demande toutefois une étude personnalisée de sa situation. Les modalités de calcul et les plafonds de revenus autorisés diffèrent fortement d’un régime de retraite à l’autre.
Les experts incitent à la prudence avant de signer un nouveau contrat de travail afin d’éviter des régularisations financières susceptibles d’impacter le montant de la pension.
La constitution d’une épargne via des dispositifs comme le PER reste essentielle pour compenser les éventuelles baisses de revenus à la retraite.
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