Gel de l’âge de départ, revalorisation des pensions… ce qui change pour les retraites en 2026

    Plusieurs changements marquent l’année 2026 en matière de retraites. Tandis que l’âge légal de départ reste fixé à 62 ans, les pensions ont été revalorisées suite à l’accélération de l’inflation. De son côté, le dispositif de carrière longue a de nouveau été assoupli. Les assurés disposent ainsi de plusieurs leviers pour bénéficier du taux plein et préparer sereinement leur passage à la retraite.

    À retenir
    • L’âge légal de départ demeure fixé à 62 ans pour l’année 2026. Ce qui marque un répit avant une reprise probable du calendrier de réforme en 2027. Ce gel ne touche ni la durée d’assurance requise ni les décote et surcote.
    • Les pensions de base augmentent de +2,2 % au 1er janvier 2026, tandis que les complémentaires AGIRC-ARRCO grimpent de +1,6 %.
    • Autrefois exclus du calcul de la carrière longue, les trimestres pour enfants sont désormais pris en compte (dans la limite de quatre trimestres), permettant un départ avant 62 ans.
    • Une demande de liquidation doit être déposée entre 4 et 6 mois avant la date pivot pour éviter tout retard de versement.

    Gel de l’âge légal de départ jusqu’à fin 2026

    En 2026, l’âge légal minimal de départ à la retraite est maintenu à 62 ans. Il convient toutefois de rester attentif à la durée d’assurance requise qui continue de s’allonger selon l’année de naissance. Par exemple, les générations nées après 1973 doivent valider 172 trimestres (43 ans) pour obtenir une pension à taux plein.

    À défaut, chaque trimestre manquant entraîne une décote de 5 %. La surcote, qui représente +1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé au-delà du taux plein et jusqu’à 70 ans, reste également toujours en vigueur.

    À noter qu’à moins d’une nouvelle loi qui prolonge la suspension de la réforme, le relèvement progressif de l’âge de départ reprendra son cours dès le 1er janvier 2027.

    Des conditions assouplies pour les carrières longues

    En 2026, le dispositif de carrière longue permet toujours de partir dès 58, 60 ou 62 ans sous réserve d’avoir débuté son activité respectivement avant 16, 18 ou 20 ans. Dans chaque cas, un nombre suffisant de trimestres cotisés est exigé, dont une partie validée avant l’âge pivot.

    La grande nouveauté réside dans l’intégration des trimestres liés à la naissance, à l’adoption et à l’éducation des enfants dans la limite de 4 trimestres au total. Cette mesure est particulièrement favorable aux mères de famille qui étaient jusqu’ici exclues de l’anticipation en raison d’un parcours professionnel interrompu par la maternité.

    Le chômage en fin de droits est également mieux valorisé cette année, avec la possibilité de valider un seuil supplémentaire de trimestres assimilés, contre une intégration seulement partielle auparavant.

    Le possible impact de la CSG sur la pension nette

    ImportantPour compenser l’inflation enregistrée en 2025, les pensions de base sont revalorisées de +2,2 % depuis le 1er janvier 2026. Cette hausse concerne la CNAV, la MSA et le régime des indépendants ainsi que le minimum contributif (MICO) et le minimum vieillesse (ASPA). Les complémentaires AGIRC-ARRCO progressent quant à elles de +1,6 % cette année.

    Néanmoins, la vigilance est de mise concernant la CSG : le barème n’ayant pas été indexé sur l’inflation, certains retraités risquent de basculer mécaniquement dans une tranche d’imposition supérieure malgré une augmentation de revenus modérée.

    Concrètement, les revenus fiscaux de référence inférieurs à 12 230 euros pour une part bénéficient d’une exonération totale. Entre 12 230 et 15 988 euros, le taux réduit de 3,8 % s’applique. Entre 15 988 et 23 467 euros, le taux médian est de 6,6 %. Au-delà de 23 467 euros, le taux plein de 8,3 % entre en jeu.

    Les retraités proches de ces seuils ont tout intérêt à anticiper ce glissement dans l’estimation de leur pension nette.

    Le calendrier idéal de préparation du départ

    La liquidation des droits ne s’improvise pas. Un premier bilan est recommandé dès 45 ans sur le portail info-retraite.fr, suivi d’une planification précise à 55 ans. Cette période doit être mise à profit pour évaluer les dispositifs tels que la retraite progressive, la carrière longue ou le cumul emploi-retraite.

    Pour garantir le versement de la première pension sans retard, le dépôt de la demande unique doit s’effectuer 4 à 6 mois avant la date de départ, voire 8 mois pour la fonction publique et jusqu’à 12 mois en cas de travail à l’international. Une vérification minutieuse du relevé de carrière s’impose au préalable pour identifier et corriger d’éventuels oublis (apprentissage, jobs d’été, périodes à l’étranger), mais aussi pour rassembler les justificatifs nécessaires.

    Pour compléter leurs ressources, les actifs ont intérêt à mettre de l’argent de côté via des supports, tels que le PER (plan d’épargne retraite). Outre la perspective d’un capital ou d’une rente durant ses vieux jours, il offre au souscripteur un avantage fiscal non négligeable tout au long de la phase d’accumulation.

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    Les autres changements clés pour 2026

    D’autres ajustements notables complètent le tableau pour certains profils. Ainsi, pour les mères de famille, les années de faibles revenus liées à une naissance ou une adoption peuvent désormais être exclues des « 25 meilleures années » (dans la limite de 2 ans par enfant). Pour en profiter, elles devront en faire la demande explicite auprès de la CNAV ou de la CARSAT.

    Pour les assurés en cumul emploi-retraite intégral, à compter de 2027, ils pourront prétendre à une seconde pension en sus de la première s’ils ont repris une activité entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2026. Avant 2024, ces cotisations n’ouvraient aucun droit nouveau.

    Enfin, les personnels paramédicaux hospitaliers (infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes) doivent exercer leur droit d’option avant le 15 mai 2026. Deux choix se présentent à eux :

    • le maintien en catégorie active permettant un départ dès 57 ans ;
    • le passage en catégorie A sédentaire, synonyme de revalorisation.

    La décision est irréversible, puisqu’au-delà de cette date, la deuxième alternative est automatique et définitive.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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