Retraite 2026 : la réforme recule, voici le nouveau calendrier pour partir « plus tôt » en carrière longue

    Un projet de décret précise les effets de la suspension de la réforme des retraites, prévue au 1er septembre 2026. Pour les carrières longues, les âges minimaux et la durée de cotisation évoluent selon l’année de naissance.

    À retenir
    • La suspension de la réforme des retraites est prévue au 1er septembre 2026.
    • Un projet de décret évoque des ajustements pour les carrières longues (âges minimaux et durée cotisée).
    • Les générations 1964 et 1965 conserveraient respectivement 60 ans et six mois et 60 ans et neuf mois comme âges minimaux.
    • Exception : les nés en décembre 1965 pourraient partir à 60 ans et huit mois.
    • Les générations 1966 à 1970 gagneraient un trimestre sur l’âge minimal ; la durée cotisée reste conforme aux annonces (dont 2 trimestres gagnés pour le 1er trimestre 1965).

    La suspension de la réforme des retraites doit entrer en vigueur le 1er septembre 2026, le temps de laisser aux caisses un délai d’adaptation. Au fil des textes, ses conséquences se détaillent, notamment pour les assurés pouvant partir plus tôt au titre des carrières longues.

    Selon un projet de décret consulté par Ouest-France, des ajustements sont prévus pour les départs anticipés, à la fois sur les âges minimaux et sur la durée de cotisation requise.

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    Carrières longues : à quels âges pourra-t-on partir ?

    Le dispositif « carrières longues » vise, dans la plupart des cas, les personnes ayant validé suffisamment de trimestres l’année de leurs 20 ans (4 ou 5 trimestres selon la date de naissance, avant la fin de l’année). Le projet de décret vient préciser l’impact de la suspension sur l’âge minimal de départ.

    Pour les générations 1964 et 1965, l’abaissement attendu ne se traduit plus par un trimestre d’avance : l’âge minimal resterait à 60 ans et six mois pour les premiers, et à 60 ans et neuf mois pour les seconds. Dans Ouest-France, Claude Wagner (CFDT-Retraités) explique : « L'abaissement de l'âge d'un trimestre ne leur apportait pas de gain, vu la date, tardive d'entrée en vigueur de la loi. Certains étaient même déjà partis à la retraite. » cité par MoneyVox.

    Une exception est mentionnée pour les personnes nées en décembre 1965 : leur âge minimal serait fixé à 60 ans et huit mois, afin de rendre possible un départ dès le 1er septembre.

    À l’inverse, les générations 1966 à 1970 gagneraient un trimestre sur l’âge minimal de départ.

    Durée cotisée : des règles inchangées par rapport aux annonces

    Concernant la durée cotisée (le nombre de trimestres nécessaires pour partir en anticipé), le projet de décret ne modifierait pas la trajectoire déjà annoncée. Les personnes nées entre 1964 et 1965 gagneraient un trimestre par rapport à la réforme de 2023.

    À noter : pour les assurés nés au premier trimestre 1965, le gain serait de deux trimestres.

    Combien de personnes concernées par la suspension ?

    En février, l’Assurance retraite évaluait que la suspension profiterait à 2,2 millions de personnes. « Près de 1,2 million d'assurés anticiperaient leur départ, d'environ trois mois en moyenne ». Et « environ 1 million de personnes percevraient une pension légèrement supérieure, notamment grâce à une amélioration de la proratisation, à une diminution de la décote ou à une augmentation de la surcote ».

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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