Revenu sur le devant de la scène lors de la réforme des retraites de 2023, le minimum contributif (MiCo) sert à rehausser certaines petites pensions de base. Mais il ne correspond pas à une « retraite minimale » versée à tous, et son montant dépend de conditions précises.
- Le MiCo rehausse certaines petites pensions de base, pas la complémentaire.
- À fin 2024, 4,6 millions de retraités en bénéficiaient.
- Le minimum « tout compris » relève de l’Aspa : 1 043,59 euros par mois (ou 1 620,18 euros pour un couple).
- En 2026, le MiCo majoré peut atteindre 904 euros sous conditions, dont taux plein et 120 trimestres cotisés.
- Si les conditions ne sont pas remplies, le MiCo peut être versé au prorata.
Le terme « minimum contributif » vous est familier ? Il a beaucoup circulé en 2023 et 2024, au moment où l’exécutif a évoqué une « retraite minimale » à 1 200 euros lors de la réforme des retraites de 2023.
Avec le temps, cette annonce s’est heurtée à la réalité des règles et des conditions d’accès, dans un contexte où la réforme a suscité de fortes contestations. À noter que son application a été suspendue à partir de septembre 2026.
Derrière cette promesse, un mécanisme a été mis en avant : le minimum contributif, souvent abrégé en « MiCo », et sa version la plus élevée, le minimum contributif majoré.
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MiCo : un dispositif de revalorisation des petites pensions
Concrètement, le minimum contributif vise à augmenter certaines retraites modestes. À la fin 2024, 4,6 millions de retraités en bénéficiaient.
En revanche, il prête facilement à confusion : il ne s’agit pas d’un plancher de retraite « universel » ni d’un montant garanti quel que soit votre parcours.
Ce que le « minimum » ne couvre pas
Premier point clé : le MiCo ne concerne que la pension de base. Pour un ancien salarié du privé, il s’applique à la retraite versée par l’Assurance retraite (Carsat ou Cnav), mais pas à la complémentaire Agirc-Arrco.
Le seul minimum qui raisonne « tous régimes confondus » relève d’un autre cadre : le minimum vieillesse, désormais appelé allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Si vos ressources sont inférieures à 1 043,59 euros par mois (ou 1 620,18 euros pour un couple), la caisse de retraite complète pour atteindre ce niveau. L’Aspa est un minimum social (comme le RSA), alors que le MiCo n’est pas une aide sociale : c’est un mécanisme de calcul de la retraite, avec des conditions.
Quelles conditions pour atteindre le maximum en 2026 ?
Autre élément essentiel : le montant n’est pas automatique. Pour partir en 2026 avec un minimum contributif majoré de 904 euros (niveau maximal via ce dispositif), il faut notamment :
- avoir liquidé sa retraite à taux plein (ce qui implique souvent d’attendre l’âge légal et d’avoir validé le nombre de trimestres requis) ;
- avoir cotisé au moins 120 trimestres, soit 30 ans.
Si l’ensemble des critères n’est pas rempli, le minimum contributif peut s’appliquer, mais au prorata. Il ne fixe donc pas un seuil de retraite plancher, contrairement à l’Aspa.
Quel impact sur votre pension totale ?
Lorsque les conditions sont réunies et que votre pension de base calculée est inférieure à 904 euros, la Carsat peut la relever jusqu’à ce montant. À cela s’ajoute ensuite la retraite complémentaire Agirc-Arrco, ce qui conduit, dans la plupart des cas, à un total supérieur au niveau de l’Aspa.
Série « le jargon de l'argent »
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