Le principe du système de retraite par répartition semble aujourd’hui largement remis en cause. Avec seulement 1,44 actif pour un retraité fin 2024, le financement des pensions complémentaires se retrouve sous tension, et la situation risque de durer. Ce déséquilibre entre cotisants et bénéficiaires explique la politique d’austérité de l’Agirc-Arrco, laquelle impacte directement le pouvoir d’achat des futurs pensionnés.
- L’Agirc-Arrco dénombre aujourd’hui 1,44 cotisant par retraité, contre plus de 4 dans les années 1960.
- Le revenu des retraités pourrait chuter à 87,5 % du niveau de vie moyen d’ici 2070, contre 97 % actuellement.
- Pour maintenir l’équilibre, le régime limite la revalorisation des pensions, qui augmentent de moins en moins vite par rapport aux salaires.
- La baisse programmée du taux de remplacement incite à privilégier l’épargne personnelle (PER, assurance vie).
Des caisses de retraite complémentaire fragilisée par le vieillissement de la population
Le système de retraite français, qui repose sur la solidarité entre générations, subit de plein fouet le vieillissement de la population. Les données publiées récemment par l’Agirc-Arrco confirment une chute spectaculaire du nombre d’actifs finançant chaque pension.
ImportantCe ratio est passé de 4 à 1,44 en l’espace de cinquante ans. Une situation qui limite les ressources disponibles pour chaque allocataire, créant un besoin de financement important sur le long terme.
Selon les analystes du Conseil d’orientation des retraites (COR), les dépenses augmentent plus rapidement que les recettes. Pour stabiliser les comptes, les régimes complémentaires réduisent ou gèlent les revalorisations des pensions. En retard par rapport aux salaires, les montants versés ne progressent que peu en valeur absolue.
Vers une baisse inexorable du niveau de vie relatif des seniors
L’indexation des pensions sur l’inflation plutôt que sur la dynamique salariale, couplée à l’allongement des carrières, pèse sur le rendement global du système. Le COR prévoit ainsi une dégradation lente, mais constante du pouvoir d’achat des seniors par rapport à leurs cadets, passant de 97 % en 2022 à 87,5 % d’ici 2070.
Loin d’être un simple accident conjoncturel, cette évolution reflète une véritable tendance de fond liée à la structure même de la population. Les générations futures devront se contenter de taux de remplacement plus faible que ceux de leurs parents.
L’épargne personnelle en réponse à l’érosion programmée des revenus
Devant la certitude d’une baisse de rendement des régimes obligatoires, les actifs doivent préparer au plus tôt des sources de revenus additionnels.
L’objectif consiste à combler l’écart croissant entre le dernier salaire et la première pension. De plus en plus, en complément de la répartition, ils se tournent vers les dispositifs de capitalisation, tels que le plan d’épargne retraite (PER) ou l’assurance vie.
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En plus de se constituer un bas de laine pour leurs vieux jours, l’ajustement de la date de départ et le suivi régulier du relevé de carrière sont indispensables pour limiter l’impact de cette mutation démographique sur leur niveau de vie futur.