Dans un rapport remis au Premier ministre à l’automne 2026, la députée Renaissance Olivia Grégoire propose un Plan Épargne Dépendance (PED). Ce produit viserait à prolonger l’épargne après la retraite, tout en finançant des PME, avec une indisponibilité longue et des risques à connaître.
- Le Plan Épargne Dépendance (PED) fait partie des 26 propositions d’un rapport remis à l’automne 2026.
- Le PED serait conçu comme une prolongation possible du PER à la sortie de la retraite.
- Les fonds seraient bloqués 10 à 15 ans (environ de 65 ans à 75 ou 80 ans).
- Le rapport évoque des « mêmes avantages fiscaux » que le PER, sans préciser le régime exact du PED à la sortie.
- L’épargne serait fléchée vers des PME (cotées ou non cotées), avec un risque de perte en capital.
Prolonger l’épargne au-delà du départ en retraite, tout en anticipant une possible perte d’autonomie : c’est l’esprit d’un Plan Épargne Dépendance (PED) évoqué dans un rapport sur la croissance et la transmission des TPE et PME.
Le document, remis au Premier ministre à l’automne 2026, contient 26 propositions. L’une d’elles est portée par la députée Renaissance et ancienne ministre Olivia Grégoire.
Pourquoi un PED après le Plan d’épargne retraite ?
L’objectif affiché serait de permettre aux Français de continuer à faire fructifier leur épargne après leur départ à la retraite, tout en se préparant à d’éventuelles dépenses liées à la dépendance.
Le rapport insiste sur l’enjeu : « Avec l'allongement de l'espérance de vie, la dépendance est devenue le risque le plus coûteux, le plus redouté et le moins anticipé ».
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Modalités envisagées : un capital immobilisé 10 à 15 ans
Dans le scénario décrit, le PED fonctionnerait comme une suite du PER. Lors de la sortie du plan retraite, il serait possible de réallouer tout ou partie du capital sur ce nouveau support.
En échange, l’épargne serait indisponible sur une durée longue : 10 à 15 ans, soit « approximativement entre 65 ans et 75 ou 80 ans ».
Autre point mis en avant : des « mêmes avantages fiscaux » que le PER. À titre de rappel, le PER autorise, sous conditions et dans certaines limites, la déduction des versements volontaires du revenu imposable. En revanche, le rapport ne détaille pas les règles fiscales qui s’appliqueraient au PED, notamment au moment de la sortie.
Une épargne fléchée vers le financement des PME
Au-delà de l’enjeu de dépendance, la proposition poursuit aussi un but de financement de l’économie : les sommes placées seraient orientées en priorité vers des petites et moyennes entreprises, cotées ou non cotées, afin de leur apporter des ressources de long terme.
Cette orientation implique toutefois une prise de risque. L’investissement dans le non coté peut entraîner une perte en capital et rendre plus difficile la récupération de l’épargne avant l’échéance. Le rapport prévoit donc une information sur ces risques et mentionne un possible mécanisme de sécurisation progressive à l’approche du déblocage.
Où en est le projet de Plan Épargne Dépendance ?
À ce stade, le PED reste une recommandation. Sa mise en place supposerait l’adoption d’une loi : une proposition de loi serait en préparation, sans calendrier de déploiement précisé dans le rapport.
En attendant un éventuel PED, le PER reste l’outil dédié à la préparation de la retraite, avec une déduction possible des versements sous conditions, comme sur le contrat Meilleurtaux Liberté PER, dont les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital.