vendredi01novembre

En 2017, le Livret A a enregistré sa plus forte collecte nette depuis 4 ans avec plus de dix milliards d'euros. Malgré tout, on est encore très loin de la collecte record de 2012 qui s'est élevée à plus de 20 milliards d'euros. Il faut dire que cette année-là, le plafond du Livret A avait été passé à 22 950 € hors intérêts collectés, alors qu'il était auparavant de 15 300 €. En ce qui concerne le taux de rémunération, il reste à 0,75 %, le même depuis août 2015. Si la faiblesse de cette rémunération peut décevoir, cette ligne reste toutefois conforme à celle ayant guidé la création du Livret A.

Sommaire :

  • Le Livret A : avant tout une épargne de précaution
  • Le plan d'épargne guère mieux loti
  • Par quoi remplacer le PEL et accessoirement le Livret A ?
  • Souscrire une assurance-vie
  • L'assurance-vie : un véritable couteau suisse

Le Livret A : avant tout une épargne de précaution

Lors de sa création en 1818, l'idée maîtresse du Livret A était de procurer aux Français une épargne de précaution défiscalisée associée à une grande souplesse tant en matière de versements que de retraits. Cette ligne n'a pas bougé depuis, et le Livret A est aujourd'hui un des rares systèmes d'épargne à ne pas être taxés, ni au titre de l'impôt sur le revenu, ni soumis aux prélèvements sociaux.
La contrepartie de ces avantages est une rémunération qui doit en principe se limiter à compenser pour tout ou partie le taux d'inflation. C'est ainsi que si en 1981 le taux de rémunération du Livret A était de 8,50 %, le taux d'inflation atteignait 13,4 %. À cette même époque, le plafond était 7470 € alors qu'il est aujourd'hui de 22 950 €.
Le Livret A n'a donc jamais été un moyen d'enrichir ses titulaires, mais d'offrir la sécurité d'un capital garanti par l'État.

Le plan d'épargne guère mieux loti

En ce qui concerne un produit parallèle au Livret A qu'est le plan d'épargne logement (PEL), celui-ci n'est aujourd'hui guère plus avantageux. L'épargne est toujours bloquée durant un minimum de 4 ans et son plafond demeure à 61 200 €. Un retrait avant 4 ans entraîne toujours la clôture du PEL associé à une durée maximale de versement fixée à 10 ans. Si le plan d'épargne logement génère des intérêts après ces 10 ans, et ce durant 5 ans supplémentaires, aucun versement n'est plus possible.
Pour ce qui est du taux de rémunération, il est de 1 % et le taux de crédit immobilier à 2,2 % alors que la moyenne nationale est de 1,4 % pour un prêt sur 15 ans.
Une fois observés ces différents aspects, on peut aisément déduire que le plan d'épargne logement n'a plus réellement d'intérêt dans le contexte actuel.

Par quoi remplacer le PEL et accessoirement le Livret A ?

Dans un contexte économique complexe comme celui actuel, nombreux sont les Français qui recherchent une épargne qui reste simple, mais procure des gains supérieurs à ceux du Livret A et surtout du PEL. Les Livrets bancaires n'étant guère mieux rémunérés en dehors de quelques opérations commerciales ponctuelles, le choix se révèle assez restreint.

Souscrire une assurance-vie

Une solution aisément envisageable consiste à souscrire une assurance-vie. Contrairement à une fausse idée encore largement répandue, l'assurance-vie n'est pas une assurance-décès. Le capital accumulé sur la première est en effet totalement accessible au souscripteur alors que dans le cas de l'assurance-décès, il n'est libéré qu'après le décès du souscripteur.
Un des piliers historiques de l'assurance-vie s'appuie sur un placement sur des obligations, telles que l'OAT (obligation assimilable du Trésor). C'est ainsi qu'en 2017, le taux moyen de rémunération d'une assurance-vie en fonds euros a été de 1,8 %.
Si les gains de l'assurance-vie sont taxables, mais non la partie du capital, la fiscalité reste toutefois très avantageuse en 2017. Le taux de fiscalité applicable varie en fonction de la durée de détention du contrat d'assurance-vie.
Pour un retrait effectué sur un contrat d'assurance-vie âgée de 0 à 4 ans, le taux de taxation est de 35 %. Il passe à 15 % pour un contrat âgé de 4 à 8 ans et à 7,5 % pour un contrat détenu durant plus de 8 ans. Dans ce dernier cas, s'applique un abattement de 4 600 € pour une personne seule et du double pour un couple marié ou pacsé, soit 9200 €.
Autre atout non négligeable de l'assurance-vie, le capital versé au décès du souscripteur est considéré comme hors succession.

L'assurance-vie : un véritable couteau suisse

Pour les épargnants souhaitant une rémunération plus importante de leur assurance-vie en fonds euros, la souscription d'un contrat multisupport permet de diversifier ses placements, sans pour autant prendre trop de risques.
Associé aux fonds en euros, les unités de compte offrent une réelle diversification en matière de produits financiers. On peut ainsi se diriger vers des enveloppes basées sur des parts de SCPI, d'OPCI, de PEA ou d'OPCVM. Ces divers produits financiers étant gérés par des sociétés de gestion ou des gestionnaires professionnels, l'épargnant bénéficie ainsi de l'expérience de ces professionnels.
Les gains versés par ces divers produits financiers sont automatiquement réinvestis dans le contrat d'assurance-vie. Le rendement de ces unités de compte étend sensiblement supérieur à celui des fonds en euros, le capital est mécaniquement revalorisé de manière régulière. Il est par contre important de bien analyser ce que contiennent ces unités de compte, celles-ci variant en termes de rendement, mais aussi de risques, ce même si ceux-ci sont assez limités.
En matière de fiscalité, un contrat multisupport est taxé de la même manière que celui monosupport, et bénéficie donc des mêmes avantages.

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