vendredi01novembre
OPCVM, ce sigle qui vous est peut-être inconnu signifie Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. Il s'agit de structures qui donnent la possibilité de détenir un portefeuille de titres commun à plusieurs épargnants. L'administration de ce portefeuille est confiée à un gestionnaire spécialisé. De quoi est composé un OPCVM, quels sont ses avantages et ses inconvénients et comment choisir les vôtres ?

La grande famille des OPCVM

S'agissant de valeurs mobilières, il est essentiel avant toute chose de définir ce que sont des valeurs mobilières.
Une valeur mobilière est une catégorie de titres financiers. Ce peut être par exemple un titre de créance (obligation), ou un titre de propriété sous la forme d'une action.
Les OPCVM peuvent prendre 2 formes :

 Fond commun de placement (FCP), c'est-à-dire la copropriété de valeurs mobilières qui émettent des parts. Ses actifs sont alors pilotés par une société de gestion qui agit dans l'intérêt exclusif des porteurs. À noter que l'investisseur ne possède aucun droit de vote.

 

Société d'investissement à capital variable (SICAV). IL s'agit ici d'une société anonyme qui, contrairement au FCP, émet des actions afin de répondre aux demandes des souscripteurs. Assimilés à des actionnaires, les investisseurs sont en droit de donner leur avis, lors de l'assemblée générale, en ce qui concerne la gestion de leur SICAV.


Il existe plusieurs catégories de FCP et de SICAV. L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) reconnait 6 catégories principales d'OPCVM :

Les OPCVM monétaires ;
Les OPCVM actions ;
Les OPCVM obligataires ;
Les OPCVM diversifiés ;
Les OPCVM alternatifs ;
Les OPCVM à formule qui ont pour particularité d'être associés à une performance définie d'avance.

Chacune de ces catégories répond à des objectifs spécifiques de gestion associés à des niveaux de rendement et de risque plus ou moins élevés.

Choisir son OPCVM

Le choix d'un OPCVM dépend de ses attentes patrimoniales ainsi que de son profil de risque.
Au moment de la souscription, un document d'information clé pour l'investisseur (DICI) est fourni à l'investisseur. Ce document regroupe les informations essentielles sur le produit et donne un indicateur sur le risque et le rendement qui lui sont associés. Le risque est quantifié sous la forme d'une échelle de 1 à 7, 7 étant le niveau de risque le plus élevé. Après lecture attentive de ce document, il est recommandé que l'investisseur vérifie que la durée de placement corresponde à celle envisagée.
En matière de performances, un OPCVM doit être observé sur différentes périodes : 1,3 et 6 ans. Cette observation donne l'occasion de contrôler tant la régularité que le niveau de performances.
Vous trouverez sur Internet de nombreuses banques de données qui fournissent un classement et des palmarès des meilleurs OPCVM par catégorie.
Un critère de choix supplémentaire, et tout aussi essentiel répond à la nécessité de diversifier son portefeuille. Qu'il s'agisse d'une SICAV ou d'un FCP, il est donc recommandé d'utiliser différentes classes d'actifs ainsi que des devises et des zones géographiques différentes.
Un dernier filtre concerne le niveau de frais, ceux-ci étant précisés dans le DICI.
Ces frais sont de divers ordres :

Les frais de gestion qui sont invisibles pour l'investisseur, puisque soustraits de la performance présentée dans le DICI. Cette relative " transparence " ne supprime pas pour autant leur existence et surtout leur coût ; 

Les frais d'entrée et de sortie, variant de 0 à 5 %, sont généralement négociables ; 

Certains frais annexes, en particulier lorsque les OPCVM sont détenus au travers d'une enveloppe fiscale, telle qu'une assurance-vie.

En synthétisant les divers aspects cités précédemment, vous pourrez choisir votre OPCVM sans trop de difficultés et de risques.

OPCVM : les fonds diversifiés

Morningstar, le site de recherche et de classement d'OPCVM recense plus de 4 000 fonds diversifiés, associés à des performances obligatoirement différentes. Sur seulement 1 an, le niveau de performances varie de 35 à – 40 %. Trois critères majeurs doivent guider votre choix :

Le risque :

Sans surprise, un fonds offrant une performance élevée s'accompagne d'un niveau de risque également important. Des fonds qui enregistrent une perte de 15 % sur une année ne peuvent que difficilement être considérés comme un bon choix dans une optique de patrimoine.
Cette baisse est toutefois à considérer en rapport des performances. Une baisse en apparence modérée de l'ordre de 5 % est dans les faits importante lorsque la performance a plafonné à 4 %. À l'inverse, une performance de 15 % peut très bien s'accommoder d'une baisse de 7 %. Il est donc nécessaire de surveiller le " drawdown " qui évalue la perte maximale sur une période qui correspond à un achat au plus haut et une vente au plus bas.

La diversification :

Offrir une performance décolérée des indices boursiers, et autres actifs, est un des objectifs principaux des fonds patrimoniaux. De ce fait, la diversification constitue donc un critère déterminant. C'est ainsi qu'un OPCVM investi à plus de 70 % sur une seule classe d'actifs ne pourra que très difficilement être décolérée de cette classe.

La fiscalité des OPCVM


Les plus-values annuelles des OPCVM sont à intégrer aux autres plus et moins-values de valeurs mobilières annuelles et à déclarer à l'impôt le revenu l'année suivante. Ils sont alors imposés par défaut à la flat tax de 30 % (sauf choix global de soumettre l'ensemble des revenus des capitaux mobiliers au barème de l'IR, dans ce cas le taux d'impôt sera égal au taux de la tranche marginale d'imposition (TMI) en plus des prélèvements sociaux de 17.2 %
Les dividendes et intérêts que versent les fonds subissent le prélèvement à la source de 30 % (il est possible de demander une dispense dans certains cas). Au moment de la déclaration, si le contribuable à demander à être soumis au barème de l'IR sur l'ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers, alors l'impôt est calculé sur sa TMI (+ prélèvement sociaux). Et s'il a payé trop de prélèvement à la source, le trop versé sera remboursé.
En cas de choix pour le barème de l'IR, l'investisseur bénéficie, sur les dividendes, d'un abattement de 40 % (certains dividendes en sont exclus).
Si la fiscalité vous paraît trop lourde, sachez que certaines enveloppes fiscales permettent aux investisseurs d'investir en OPCVM, et donc de bénéficier d'une fiscalité moins " agressive ". Il s'agit de l'assurance-vie et du PEA, tous les OPCVM n'étant toutefois pas éligibles dans le cas du PEA.

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