mardi01janvier
Avec 1,8 %, le taux d'inflation 2018 atteint son plus haut chiffre depuis 6 ans. Une hausse qui vient mécaniquement amputer l'épargne des Français. On aurait donc pu s'attendre à ce que le taux du Livret A soit sensiblement revalorisé, une des raisons d'être de ce support d'épargne étant juste-ment de compenser l'inflation. Cette remise à niveau n'est visiblement pas à l'ordre du jour, et le taux du Livret A reste à 0,75 %, c'est-à-dire identique à celui fixé depuis le 1er août 2015.

Le Livret A en attente de la décision de la BCE

Fin 2015, le taux d'inflation a été de 0 %, soit proche de ce qui est parfois nommée déflation. L'année précédente, ce taux avait été de 0,5 % et de 0,2 % en 2016. Ces années coïncident avec la décision de la Banque Centrale européenne (BCE) d'abaisser ses taux directeurs. L'objectif de la BCE est de relancer l'économie européenne suite aux crises de 2008 et 2010. En abaissant le coût de l'argent, la consommation devrait augmenter et ainsi relancer l'activité économique.
Cette mesure a entraîné une forte baisse des taux interbancaires, ensuite répercutée à ceux appliqués aux emprunts. Parallèlement, elle a également influencé les taux de rémunération des produits d'épargne et en particulier ceux adossés aux placements monétaires et obligataires.
Une de ces " victimes " est le Livret A qui voit son taux inchangé depuis 2015, année du lancement de la politique de baisse des taux, également nommée " quantitative easing ". Le livret A n'est évi-demment pas le seul à être en attente, l'ensemble des livrets bancaires pratiquant des taux très bas avec une moyenne de 0,50 %.
La BCE a récemment annoncé que si la fin de la " politique d'argent pas cher " arrivait à son terme, les taux ne seraient éventuellement revus à la hausse que de manière limitée et progressive.

L'entrée en application de la " flat tax "

Cette année 2018 est aussi celle de l'entrée en application de ce qui est souvent nommé " flat tax " et qui de son vrai nom s'appelle Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU).
Comme son nom l'indique, cette taxe a pour objectif d'uniformiser la fiscalité de nombreux produits financiers dont ceux d'épargne, les plus-values et les dividendes. Ce PFU d'un taux global de 30 % se compose de deux parties :

12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu ;
17,2 % de prélèvements sociaux (CSG + CRDS).

Comme l'impose le droit français, cette mesure est non-rétroactive, mais avec toutefois une date charnière fixée au 27 septembre 2017. Concrètement, cela signifie que les versements sur les contrats d'assurance-vie intervenus après le 27 septembre 2017 sont soumis au PFU. Ceux enregistrés après cette date sont taxés suivant le mode précédent.
Le Livret A étant une épargne défiscalisée, il n'est donc pas soumis au PFU. Le Plan d'épargne logement (PEL) est par contre soumis au prélèvement forfaitaire unique pour ce qui est des plans âgés de plus de 12 ans ainsi que ceux ouverts depuis le 1er janvier 2018.
Pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour les dividendes) pour une personne seule ou 50 000 € (75 000 € pour les dividendes) pour un couple peuvent demander à être dispensé du PFU.

Assurance-vie et PFU

Pour les souscripteurs d'un contrat d'assurance-vie, c'est également le PFU qui s'applique pour les sommes versées depuis le 1er janvier 2018 et pour les retraits avant 8 ans de détention du contrat. Après 8 ans, le taux est de 7,5 % ou 12,8 % selon la date de versement et les sommes placées, auquel il faut ajouter les 17,2 % de prélèvements sociaux.
Bonne nouvelle, l'abattement sur les contrats d'assurance-vie de plus de 8 ans est maintenu, soit 4600 € pour une personne seule et 9200 € pour un couple marié ou pacsé.
Concernant le taux de fiscalité pour les contrats de plus de 8 ans, il est de 7,5 % pour la partie égale ou inférieure à 150 000 € est de 12,8 % pour la partie excédentaire.
L'application de cette nouvelle taxe est également positive pour certains épargnants. Avant le 27 septembre 2017, les retraits effectués sur des contrats d'assurance-vie étaient redevables d'un taux d'imposition sur le revenu de 35 % pour une durée de détention de moins de 4 de 15 % pour ceux compris entre 4 et 8 ans.
Dorénavant, c'est un taux unique de 12,8 % qui s'appliquent sur les contrats de zéro à 8 ans, ce qui se révèle sensiblement moins lourd pour le souscripteur.

L'assurance-vie toujours aussi compétitive

Comme l'ensemble des produits financiers qui s'appuient sur des valeurs monétaires, l'assurance-vie monosupport sur des fonds euros pâtit de la baisse des taux d'intérêt. Avec une moyenne 2018 de 1,8 %, elle reste toutefois nettement compétitive face aux livrets A et autres produits similaires.
Cette attractivité est renforcée par la nouvelle fiscalité et en particulier pour les détenteurs de contrats d'assurance-vie de plus de 8 ans. Le taux n'est en effet que de 7,5 % avec de plus la possibilité de l'abattement.
Les épargnants qui souhaitent améliorer le rendement de leur assurance-vie peuvent également se tourner vers les unités de compte (UC). Ces UC étant déclinées sous diverses formes (parts de SCPI, OPCI OPCVM...), l'épargnant peut ainsi sélectionner les unités de compte qui réponde le mieux à ses attentes.
En étant gérées par des professionnels de la finance, ces unités de compte peuvent présenter des risques limités en contrepartie d'un rendement intéressant. Un autre atout de ces unités de compte intégré dans un contrat d'assurance-vie est que les dividendes sont automatiquement réinvestis, ce qui valorise d'autant le capital de sortie.

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