mardi01janvier
En cette année 2018, rien de nouveau en ce qui concerne le célèbre livret A. Le taux de rémunération reste à 0,75 % et le plafond demeure à 22 950 € (hors intérêts cumulés). Une mesure concernant le calcul du taux du livret A a toutefois été annoncé printemps 2018 par le ministre de l'Économie et des Finances avec entrée en vigueur en février 2020. C'est par contre dans l'immédiat que la situation se trouve sensiblement modifiée pour certains produits comme le plan d'épargne logement (PEL). Comme d'autres produits d'épargne et financiers, le PEL se retrouve dorénavant soumis au prélèvement forfaitaire unique (FPU) d'un taux de 30 % (impôt + prélèvements sociaux).

La réforme annoncée du calcul du taux du Livret A

Véritable symbole de l'épargne populaire française, chaque modification concernant le Livret A provoque un certain émoi auprès des épargnants.
Le 19 avril 2018, Bruno Lemaire, ministre de l'Économie et des Finances, a annoncé une réforme du calcul du taux de livret A avec effet au 1er février 2020. Il ne s'agit pas d'une bonne nouvelle pour les épargnants, puisque cette réforme du calcul du taux de rémunération induit une baisse sensible.
Le nouveau calcul, déterminé par le gouverneur de la Banque de France, prendra dorénavant en compte la moyenne semestrielle de l'Eonia (Euro OverNight Index Average) et celle de l'inflation sur la même période de 6 mois, une valeur plancher ayant toutefois été définie à 0,5 %.
Cette baisse est la conséquence directe de celle des taux interbancaires actuellement en zone négative ainsi que d'un taux d'inflation également soumise à une tendance baissière.

L'entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique (PFU)

Un autre changement, mais cette fois avec effet au 1er janvier 2018 concerne l'entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique, également dénommé " flat tax " au taux de 30 %. Ce taux global intègre 12,8 % de taxation au titre de l'impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Comme vous pouvez le remarquer, le 1er janvier 2018 a également été l'occasion d'augmenter le taux des prélèvements sociaux puisque ceux-ci passent de 15,5 à 17,2 %.

Le plan d'épargne logement n'échappe pas au PFU

Comme les dividendes et assurances-vie, le plan d'épargne logement est dorénavant soumis au prélèvement forfaitaire unique. Cette fiscalité diffère toutefois en fonction de la date d'ouverture du PEL :

Un PEL souscrit avant le 31 décembre 2017 bénéficie d'une exonération d'impôt jusqu'à sa 12ème année, les prélèvements sociaux restant dus. À partir de la 13e année, c'est le prélèvement forfaitaire unique qui s'applique. Le titulaire toutefois optait pour l'imposition au barème de l'impôt sur le revenu. Le prélèvement a lieu au moment du versement des intérêts, soit à la clôture du compte, soit lors de la capitalisation annuelle.

 

En ce qui concerne les PEL ouverts après le 1er mars 2011, ils sont soumis aux prélèvements sociaux sur les intérêts chaque année la date du 31 décembre. Ils sont également exonérés d'impôt jusqu'au 12e anniversaire du plan.

 

Les PEL ouverts avant le 1er mars 2011, les prélèvements sociaux s'appliquent sur les intérêts acquis jusqu'à la 10e année. Ils sont ensuite dus chaque année au moment de la clôture du plan.

 

Un plan d'épargne logement âgé de plus de 12 ans est soumis au PFU chaque année, toujours sur la part des intérêts de l'année.

 

Le dernier cas de figure concerne un PEL souscrit après le 1er janvier 2018. Les intérêts sont ici immédiatement imposés au PFU de 30 %.

À noter par ailleurs qu'à partir du 1er janvier 2018 la prime d'État est supprimée

L'assurance-vie comme alternative au plan d'épargne logement ?

Un taux de rémunération seulement 1 %, celui de prêt immobilier de 2,2 % largement supérieur à ceux pratiqués par les banques, ouvrir plan d'épargne logement en 2018 ne présente guère d'intérêt. Pour ce qui est du livret A, il poursuit son bonhomme de chemin jusqu'au début de 2020, date à partir de laquelle sa rémunération ne devrait atteindre qu'entre 0,5 et 0,6 %.

Envisager dès lors une alternative à ces produits réglementés devient dès lors d'actualité. Rien de particulièrement attractif n'étant proposé du côté des livrets bancaires, en dehors de quelques opérations promotionnelles à durée limitée, le choix est plutôt restreint.
Bien que sa destination originelle soit sensiblement différente, l'assurance-vie peut sous certains aspects se présenter comme une alternative intéressante.

Un premier atout en faveur de l'assurance-vie est que le montant de ces versements n'est nullement plafonné, ce contrairement au livret A et au PEL. Les versements sont également libres dans leur périodicité et un retrait, partiel ou total, peut intervenir à n'importe quel moment.

En matière de rémunération, une assurance-vie monosupport, c'est-à-dire uniquement composée de fonds en euros, génère un rendement moyen de 1,8 % (certains contrats d'assurance-vie offrent des performances sensiblement supérieures).

En termes de fiscalité, elle est assez avantageuse puisque le prélèvement forfaitaire unique ne s'applique qu'à la partie des intérêts, la part de capital étant totalement exonérée.
Les épargnants qui souhaitent améliorer le rendement de leur assurance-vie ont tout intérêt à souscrire un contrat multisupport. En parallèle des fonds en euros, dont le capital est garanti, ils peuvent choisir parmi une multitude d'unités de compte (UC). Celles-ci sont composées de divers supports tels que :

Parts de SCPI
OPCVM
OPCI

Tous les contrats ne disposent pas d'une telle diversité et il est donc important de choisir celui qui répond à vos attentes.
Les intérêts et les dividendes ces produits financiers sont automatiquement réinvestis, ce qui permet d'augmenter sensiblement le rendement de son contrat

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