Le plan d’épargne retraite (PER) séduit par sa souplesse et les avantages fiscaux qu’il offre, à condition d’en maîtriser les subtilités. Car si le PER permet de réduire ses impôts pendant la vie active, il implique une fiscalité différée à la sortie, selon de nombreux critères : nature des versements, choix entre rente et capital, déblocage anticipé ou non, et même décès du souscripteur. Voici un point complet sur l’imposition du PER en 2025.
Sommaire
- Quelle fiscalité s’applique aux versements sur un PER ?
- Quelle fiscalité à la sortie du PER : capital ou rente ?
- Quelle fiscalité en cas de décès du titulaire du PER ?
- Quelles sont les conséquences fiscales d’un déblocage anticipé du PER ?
- Quels sont les avantages fiscaux du PER par rapport aux autres solutions d’épargne retraite ?
- Foire aux questions sur la fiscalité du PER
L’essentiel
- Les versements volontaires effectués sur un PER peuvent être déduits pendant la vie active du revenu ou bénéfice imposable, résultant possiblement en une baisse de l’impôt. Cette déduction est limitée chaque année.
- La taxation à la sortie dépend de plusieurs facteurs : déduction ou non des apports, mode de sortie, déblocage anticipé ou non.
- En cas de décès, l’imposition varie selon l’âge du titulaire au moment du décès, sur un modèle similaire à celui de l’assurance-vie.

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Quelle fiscalité s’applique aux versements sur un PER ?
Le plan d’épargne retraite (PER) peut recevoir plusieurs types de versement, répartis en 3 compartiments, chacun disposant d’une fiscalité particulière :
- volontaires,
- issus de l’épargne salariale (intéressement, participation, équivalent compte-épargne-temps...),
- cotisations obligatoires, dans le cadre d’un plan d’entreprise obligatoire.
Le gros avantage de ce produit est la déductibilité des versements volontaires du revenu imposable, pouvant résulter en une baisse significative de l’impôt sur le revenu (IR). Cette particularité en fait un bon outil de défiscalisation. Seul ce premier compartiment est néanmoins éligible à cette déduction. Celle-ci s’effectue par défaut, mais il est tout à fait possible d’y renoncer.
Les deux autres compartiments n’amènent aucun avantage pendant la vie active. Voici les taxes afférentes à l’entrée :
- Epargne salariale : exonération d’IR dans la limite de 16% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année en cours, et de cotisations salariales (hors CSG et CRDS).
- Primes obligatoires : exonération d’IR dans la limite de 8% du salaire brut annuel, dans la limite de 8 Pass de l’année en cours.
Quels sont les plafonds de versement pour bénéficier d’avantages fiscaux en 2025 ?
La déductibilité des versements volontaires est limitée chaque année par le plafond d’épargne retraite, ceci dans le but de ne pas suravantager les contribuables fortunés, et pour assurer une bonne collecte des taxes, lesquelles financent notamment les services publics.
Le plafond PER d’une personne dépend de son statut professionnel, de son revenu ou bénéfice imposable, et du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Statut | Montant déductible | Maximum | Minimum |
---|---|---|---|
Salarié, retraité, sans activité, autre... | 10% des revenus nets imposables | 37 094 € (10% de 8 Pass n-1) | 4 637 € (10% du Pass n-1) |
Travailleur non salarié | 10% du bénéfice + 15% de la part de ce dernier comprise entre 1 et 8 Pass | 87 135 € (10% de 8 Pass + 15% de 7 Pass) | 4 710 € (10% du Pass) |
Pour les indépendants, on utilise le Pass de l’année en cours, soit 47 100 € pour 2025. Pour les autres contribuables, c’est le Pass de l’année précédente qui est utilisé, soit 46 368 € pour 2024.
Comment le PER impacte-t-il l’impôt sur le revenu ?
Le plan d’épargne retraite peut impacter l’impôt sur le revenu puisqu’il permet de réduire sa base taxable : le revenu imposable. Concrètement et très simplement, le calcul de l’impôt s’effectue en appliquant le barème progressif sur le revenu net imposable. Puisque ce dernier peut être diminué du montant des apports effectués sur le produit, logiquement, la base taxable diminue.
Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a toujours une baisse d’impôt. En effet, une personne peu ou faiblement imposé n’aura aucun intérêt à cette déduction, ou un faible avantage. L’impact est conséquent pour les contribuables fortement taxés (tranche marginale d’imposition supérieure à 30%).
Les avantages fiscaux lors de la constitution de l’épargne
Pour une personne fortement imposée, le gain fiscal peut être significatif pendant la phase d’épargne. A titre d’exemple, un salarié déclarant 55 000 € de revenu imposable et ayant versé son plafond entier en 2024 (soit 5 500 €) a profité d’une baisse d’impôt de 1 650 € (5 500 x 30%).
Bon à savoir
La part non utilisée du plafond est automatiquement reportée pendant 3 ans. De plus, les conjoints et partenaires de Pacs soumis à imposition commune peuvent mutualiser leurs plafonds respectifs, afin d’optimiser leurs apports et leur réduction d'impôt.

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Quelle fiscalité à la sortie du PER : capital ou rente ?

Le PER se distingue par sa grande souplesse à la sortie. À l’âge de la retraite, l’épargnant peut ainsi choisir une sortie en capital, en rente viagère, ou encore opter pour une sortie mixte, combinant les deux options. Toutefois, cette liberté s’accompagne d’un régime fiscal complexe, qui varie selon le mode de sortie choisi et selon l’origine des versements effectués sur le plan (versements volontaires déduits ou non, épargne salariale, versements obligatoires).
Sortie en capital : une fiscalité différenciée selon l’origine des versements
Versements déduits | Versements non déduits | Epargne salariale | Primes obligatoires | |
---|---|---|---|---|
Taxation | Sommes issues des apports : IR Gains : PFU de 30% |
Sommes issues des apports : exonération Gains : PFU de 30% |
Exonération totale d’IR Gains : prélèvements sociaux (PS) de 17,20% |
Sortie en capital non autorisée |
IR : impôt sur le revenu
PFU : prélèvement forfaitaire unique (12,80% d’IR et 17,20% de PS)
Logiquement, si l’épargnant a profité d’une baisse d’impôt pendant sa vie active, un rattrapage fiscal s’effectue à la sortie.
Sortie en rente viagère : une imposition selon l’âge du rentier
A l’instar de la sortie en capital, le régime fiscal de la rente viagère dépend du compartiment et de l’option pour la déduction ou non des apports.
Versements déduits | Versements non déduits | Epargne salariale | Primes obligatoires | |
---|---|---|---|---|
Taxation | Régime fiscal de la rente viagère à titre gratuit (RVTG) : Abattement de 10% (limité à 4 399 € pour 2025), puis barème de l’impôt sur le revenu + Sommes issues des apports soumises aux prélèvements sociaux de 17,20%, après abattement variant selon l’âge du titulaire |
Régime fiscal de la rente viagère à titre onéreux (RVTO) : Impôt sur le revenu + prélèvements sociaux, après abattement variant selon l’âge au moment du dénouement : 70% si moins de 50 ans, 50% entre 50 et 59 ans, 40% entre 60 et 69 ans, 30% au-delà de 70 ans. Prélèvements sociaux sur la fraction correspondant aux gains. |
RVTO (comme en cas d’apports non déduits) |
RVTG (comme en cas d’apports déduits) |
En cas de sortie mixte, la fiscalité s’applique alors au prorata : chaque quote-part de la sortie est imposée selon le régime qui lui est propre.

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Quelle fiscalité en cas de décès du titulaire du PER ?
Si le titulaire du plan décède, le PER est clôturé et ne peut être transmis à un bénéficiaire qui le conserverait. En revanche, la transmission et sa taxation diffère selon la forme du plan : assurantiel ou compte-titres (bancaire).
PER assurantiel : un régime hérité de l’assurance-vie
Lorsque le PER est souscrit sous forme assurantielle, c’est-à-dire auprès d’un assureur, la fiscalité applicable à la transmission s’aligne largement sur celle de l’assurance-vie. Le titulaire peut donc désigner dans une clause bénéficiaires les personnes qui recevront les sommes à son décès, peu importe le lien ou degré de parenté.
Si le décès survient avant 70 ans, les capitaux transmis à chaque bénéficiaire profitent d’un abattement de 152 500 euros, puis sont taxés à 20% jusqu’à 852 500 euros, puis à 31,25% au-delà. Si le souscripteur décède après 70 ans, l’abattement chute à 30 500 euros, à partager entre tous les bénéficiaires et tous contrats confondus. Au-delà, les sommes sont intégrées dans l’actif successoral et soumises aux droits de succession classiques.
PER compte-titres : retour aux droits de succession
Si le PER est ouvert sous forme de compte-titres bancaire, les capitaux sont automatiquement réintégrés à la succession du défunt. Ils sont donc soumis aux droits de succession classiques, sans abattement spécifique (hors ceux standards selon le lien de parenté).
Un inconvénient non négligeable pour les patrimoines importants ou en cas de transmission à des bénéficiaires éloignés (amis, concubins…).
Versement en capital ou en rente : une fiscalité différenciée
En cas de décès après liquidation, le traitement est différent selon le mode de sortie choisie :
- Si le titulaire avait opté pour une sortie en capital avec des paiements fractionnés, c'est la part restante encore non versée qui sera taxée (fiscalité différente selon l’âge de l’épargnant, voir ci-dessus).
- Pour une rente, les choses se compliquent. Avant 70 ans, la rente peut être exonérée de prélèvement (20% ou 31,25% selon le cas) si le PER a été régulièrement abondé pendant au moins 15 ans. Pour un décès passé 70 ans, le plan est définitivement clos si le souscripteur n’avait pas opté pour une réversion de la rente. En revanche, s’il avait pris cette option, la rente alors reversée est exonérée de droits de succession pour le conjoint, partenaire de Pacs ou parent en ligne directe.
Quelles sont les conséquences fiscales d’un déblocage anticipé du PER ?
Le PER individuel peut, de manière exceptionnelle, être débloqué avant la retraite. Deux situations principales permettent cette sortie anticipée : l’acquisition de la résidence principale, et les accidents de la vie (décès, invalidité, surendettement, expiration des droits au chômage, etc.).
Les cas de force majeure ouvrent droit à une exonération totale d’impôt sur le revenu sur le capital débloqué. Seuls les prélèvements sociaux de 17,20% sur les gains s’appliquent alors.
En cas d’achat de la résidence principale, la taxation varie selon le compartiment :
- Versements volontaires déduits : imposition comme une sortie en capital classique, c’est-à-dire que le montant débloqué est soumis au barème de l’impôt sur le revenu, et les plus-values au PFU de 30%. Si les versements n’ont pas été déduits, seules les plus-values sont taxées.
- Epargne salariale : les taxes sont les mêmes que pour un déblocage en cas d’accident de la vie (voir ci-dessus).
- Cotisations obligatoires : ce compartiment ne peut être utilisé pour acheter son logement.
Quels sont les avantages fiscaux du PER par rapport aux autres solutions d’épargne retraite ?
Le plan d’épargne retraite a été créé pour remplacer les produits d’épargne retraite existants (PERP, PERCO, Corem, Préfon, Madelin, article 83...), qui rendait l’offre confuse. Aujourd’hui, ces anciens placements ne peuvent plus être souscrits, mais restent ouverts pour les détenteurs.
Par rapport aux anciens produits, le PER individuel offre plus de souplesse : sortie anticipée pour achat de la résidence principale, sortie en capital et/ou en rente, gestion pilotée à horizon, transférabilité facilitée...
Comparé à un contrat d’assurance vie, dont le fonctionnement quant à la fructification des fonds est similaire, le PER est le seul à proposer une potentielle baisse d’impôt pendant la phase d’épargne.

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Foire aux questions sur la fiscalité du PER
Quelle est la fiscalité sur un PER ?
La fiscalité du PER individuel varie selon le compartiment (type d’apport réalisé), l’option pour la déduction des versements volontaires, le mode de sortie, ou encore l’âge du souscripteur à son décès, dans le cadre d’une transmission.
Quelle est la fiscalité en cas de sortie en capital ?
Tout dépend du compartiment : versements volontaires ou épargne salariale, les cotisations obligatoires n’étant pas éligibles à cette sortie. L’épargne salariale et les apports non déduits bénéficient d’une taxation allégée. En revanche, les sommes issues des apports déduits subissent un rattrapage fiscal.
Comment calculer la réduction d’impôt avec le PER ?
La réduction dépend du montant versé et de la tranche marginale d’imposition (TMI). Très schématiquement, un contribuable largement imposé à 30% pourra obtenir une économie de 1 500 euros avec un versement de 5 000 euros.
Quel est le taux de déduction pour le PER en 2025 ?
En 2025, les salariés peuvent déduire jusqu’à 10% de leurs revenus professionnels nets de 2024, dans la limite de 37 094 € (soit 10 % de 8 Pass 2024), avec un minimum de 4 637 €. Les travailleurs non-salariés (TNS) peuvent déduire jusqu’à 10% de leur bénéfice + 15% de la part de ce bénéfice comprise entre 1 à 8 Pass, dans la limite de 87 135 € (selon un calcul basé sur le Pass 2025). Un forfait de 4 710 € s’applique si ce montant est plus élevé.