Les actions restent une part limitée de l’épargne des Français. Pour se lancer en Bourse sans tout gérer soi-même, la gestion pilotée peut être une option, à condition d’en comprendre le fonctionnement et les frais.
- Les actions ne représentent qu’environ 5% de l’épargne des Français (Banque de France).
- Avant d’investir, privilégier des professionnels agréés par l’AMF et analyser chaque proposition.
- La gestion pilotée délègue l’allocation et les arbitrages, via PEA ou CTO.
- Les frais peuvent aller de 0,50% par an à près de 2 ou 3%, avec parfois des coûts supplémentaires (UC, arbitrages, performance).
- Le choix du mandat dépend du risque visé, notamment via le SRRI (1 à 7).
Note trustpilot :
- Large choix de fonds (actions, ETF, OPCVM, etc.)
- Frais de courtage compétitifs
- Aucun droits de garde
- Ouverture du compte dès 1€
Investir en bourse
Sur la durée, les actions font partie des placements historiquement les plus rémunérateurs. Pourtant, elles ne pèsent aujourd’hui qu’environ 5% de l’épargne des Français, selon la Banque de France. Pour les débutants, déléguer une partie des décisions via la gestion pilotée constitue l’une des portes d’entrée possibles… à condition de choisir les bons interlocuteurs et d’évaluer le coût total.
Avant d’investir : vérifier l’interlocuteur et la proposition
Quand on découvre la Bourse, la prudence s’impose. Un porte-parole de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle que « toute proposition d'investissement doit faire l'objet d'un examen attentif avant toute prise de décision ».
Pour réduire les risques d’arnaque ou de mauvais conseil, il est recommandé de passer uniquement par des professionnels dûment agréés par l’AMF, les seuls autorisés à fournir des services d’investissement en France. Ils peuvent aider à clarifier des objectifs, à cerner un profil d’investisseur et à sélectionner des supports cohérents avec le niveau de risque accepté.
À quoi sert la gestion pilotée ?
La gestion pilotée correspond à une délégation : un professionnel définit l’allocation entre différents supports et réalise les arbitrages au fil du temps. Elle vise les épargnants qui souhaitent dynamiser leur épargne investie en Bourse sans suivre en continu les marchés.
Elle peut être mise en place via un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un compte-titres ordinaire (CTO). Concrètement, le portefeuille est géré selon un niveau de risque défini ; les experts choisissent les supports d’investissement les plus adaptés et les ajustements peuvent être effectués automatiquement.
Note trustpilot :
- Large choix de fonds (actions, ETF, OPCVM, etc.)
- Frais de courtage compétitifs
- Aucun droits de garde
- Ouverture du compte dès 1€
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Frais : quels montants et quelles couches de coûts ?
Cette délégation s’accompagne le plus souvent de frais additionnels, généralement compris entre 0,50% par an et près de 2 ou 3% pour les offres les plus onéreuses, auxquels peuvent s’ajouter d’autres coûts.
Le sujet est particulièrement important lorsque la gestion pilotée passe par des unités de compte (UC) au sein d’une assurance vie ou d’un plan d’épargne retraite (PER). Patrick Thiberge, président de Meilleurtaux Placement, souligne ainsi que « la délégation de la gestion du contrat donne lieu à une majoration des frais de gestion des fonds accessibles en UC » (cité par MoneyVox). Selon les cas, les arbitrages peuvent aussi être facturés. Plus rarement, une rémunération indexée sur la performance (si elle est positive) peut s’appliquer.
Mandat “prudent” ou “dynamique” : comment s’y retrouver ?
Dans la pratique, les établissements proposent plusieurs mandats (défensif, prudent, modéré, équilibré, dynamique, offensif…). La différence se joue surtout sur le niveau de risque cible, évalué à l’aide du SRRI, une échelle allant de 1 à 7.
Plus le SRRI est haut, plus l’exposition à des supports potentiellement plus rémunérateurs augmente, avec un risque plus élevé. Patrick Thiberge insiste : « le plus important est de s'assurer de la qualité de la gestion, des frais appliqués et des performances historiques de la gestion pilotée retenue ».
Et après : se former pour gagner en autonomie
Pour ceux qui veulent apprendre progressivement, certaines sociétés de gestion ajoutent des dispositifs d’accompagnement. La société BDL a par exemple conçu une offre inspirée d’un club d’investisseurs, comme l’explique Olivier Mariscal, directeur général de BDL Club Invest. Les clients reçoivent notamment « d'une newsletter mensuelle consacrée à l'actualité des entreprises, de focus réalisés par les gérants ainsi que de webinaires pédagogiques ».
L’enjeu est d’améliorer la compréhension des marchés, de la notion de risque utilisée dans les mandats, et, à terme, de gagner en autonomie pour se lancer seuls en Bourse.