PEA : les cotisations sociales passent à 18,6% en 2026

    Depuis le 1er janvier 2026, un retrait sur un PEA de plus de 5 ans supporte 18,6% de cotisations sociales, contre 17,2% auparavant. Le point sur l’impact, les règles de calcul et les autres évolutions qui ont modifié l’intérêt du plan au fil des ans.

    À retenir
    • Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values retirées d’un PEA de plus de 5 ans supportent 18,6% de cotisations sociales, contre 17,2% auparavant.
    • Dans l’exemple (5 000 euros versés le 1er janvier 2020, encours de 8 052 euros au 31 décembre 2025), le prélèvement passe de 524,94 euros à 567,67 euros.
    • La hausse s’applique au taux en vigueur lors du retrait, y compris sur des gains accumulés les années précédentes.
    • Depuis 2018, les PEA ouverts à partir de cette date ne bénéficient plus d’un calcul « au taux historique ».
    • En parallèle, la TTF atteint 0,4% en 2025 sur certaines actions françaises.
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    Un changement discret mais concret touche les détenteurs de PEA anciens : depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées sur un plan de plus de 5 ans sont prélevées au moment d’un retrait avec un taux global de cotisations sociales de 18,6%, contre 17,2% jusque-là.

    Ce que change le nouveau taux lors d’un retrait

    Pour mesurer l’écart, prenons l’exemple suivant : 5 000 euros versés sur un PEA ouvert le 1er janvier 2020, entièrement investis sur des actions du CAC 40. Au 31 décembre 2025, l’encours atteint 8 052 euros, soit 3 052 euros de gains.

    Sur la période, l’indice CAC 40 dividendes réinvestis affiche 61%, ce qui correspond à une performance annualisée de 8,26% pendant 6 ans.

    Un point qui fait débat : la rétroactivité

    Si un retrait total avait eu lieu fin décembre 2025, l’intermédiaire financier aurait prélevé 524,94 euros de cotisations sociales sur les 3 052 euros de plus-values. Avec les règles en vigueur depuis le 1er janvier 2026, la même opération revient à 567,67 euros, soit 42,73 euros de plus (soit une augmentation ici de 8,1%).

    Le point sensible vient du fait que cette augmentation s'applique de manière rétroactive : des gains réalisés auparavant (par exemple en 2021 ou 2023) se retrouvent taxés au taux en vigueur en 2026 au moment du retrait.

    Dans le passé, Une application du taux historique en fonction des années existait. Ce mécanisme a été supprimé à partir de 2018 pour les PEA de plus de 5 ans existants au 31 décembre 2017, ou limité à titre transitoire aux 5 premières années pour les plans ouverts entre 2013 et 2017. Pour les PEA ouverts depuis 2018, c’est donc le taux applicable au moment du retrait qui s’applique.

    Pourquoi le PEA est davantage taxé que d’autres produits

    Créé en 1992, le plan d’épargne en actions visait à orienter l’épargne vers les actions françaises et à soutenir le financement de l’économie. Avec la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026, les députés ont en revanche choisi d’alourdir certains prélèvements : livrets, comptes à terme, plus-values boursières et dividendes, avec au passage la taxation rétroactive sur les PEA.

    Dans le même temps, les prélèvements sociaux sur l’assurance vie, le PEL ou encore les revenus fonciers restent à 17,2%.

    Entre avancées et reculs : les réformes qui ont remodelé le plan

    Le PEA a connu des mesures favorables, qui ont pu le rendre plus pratique et parfois moins coûteux :

    • La création d'un PEA jeune ;
    • La création d'un PEA-PME dédié aux petites et moyennes entreprises, avec un plafond de versement partagé avec le PEA ;
    • Le plafonnement des frais de fonctionnement (frais de transfert du PEA limité à 150 euros, frais de courtage plafonné à 0,40%, etc.) ;
    • La simplification du PEA après 5 ans permettant des nouveaux versements même après un retrait partiel.
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    TTF : une autre hausse qui pèse sur certains achats d’actions

    Parmi les évolutions défavorables, au-delà de la hausse des cotisations sociales, figure l'introduction de la TTF en 2012 (taxe sur les transactions financières), initialement fixée à 0,2%. Conçue pour lutter contre la spéculation et le trading à haute fréquence, elle concerne en pratique les investisseurs qui détiennent en fin de séance une action d’une entreprise française dont la capitalisation boursière atteint au moins un milliard d’euros.

    Le taux de la TTF est passé à 0,4% en 2025. Résultat : pour des achats sur Schneider ou BNP Paribas, la TTF peut dépasser les frais de courtage.

    PLF 2026 : un ajustement discuté puis abandonné

    Lors des débats sur le PLF 2026, un amendement a été adopté pour étendre la taxe aux opérations « intra-day » qui échappent à la TTF.

    Mais des experts ont exprimé des doutes sur la faisabilité. Le dispositif n’a finalement pas été conservé dans le volet recettes du PLF 2026, le gouvernement ayant engagé sa responsabilité.

    Un outil qui a changé de nature avec les ETF

    Initialement centré sur les actions françaises, le PEA s’est élargi au début des années 2000 aux sociétés situées dans l’Espace Économique Européen. Avec le développement des ETF, le PEA permet aujourd'hui d'investir, à faibles frais, sur de larges paniers d'actions dans le monde entier, notamment via MSCI World ou S&P500.

    Les ETF éligibles au PEA respectent un cadre précis : au moins 75% d’actifs européens. Pour le reste, un montage de réplication (swap) avec une ou plusieurs banques de contrepartie permet de restituer la performance de l’indice ciblé, en échange de celle du portefeuille de substitution.

    Au final, le plan a gagné en diversification tout en conservant son avantage majeur : après 5 ans, les gains ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. En revanche, ils restent assujettis aux cotisations sociales, désormais relevées à 18,6% en cas de retrait.

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    Écrit par
    Rédaction meilleurtaux Placement

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