vendredi23novembre

Une entreprise peut décider de regrouper ses actions si elle estime que son cours de bourse est trop faible. L'opération est indolore pour l'actionnaire puisque contrairement à un rachat d'actions, l'entreprise ne sortira pas de cash. La consolidation d'actions est également l'opération inverse du fractionnement d'actions ou " split " (division du nombre d'actions que possèdent les actionnaires au moment de l'opération).

    Le 15 novembre dernier, Sequana a procèdé à un regroupement de ses actions. Le papetier a en effet vu son cours de Bourse s'effondrer de 73 % depuis le début de l'année à cause de résultats plus décevants les uns que les autres. Alors pour stopper l'hémorragie, Sequana a proposé à ses actionnaires d'échanger 6 actions existantes Sequana au nominal de 1,50 euro, contre 1 action nouvelle à 9 euros. Le groupe souhaite éviter à ce que son titre soit relégué dans la catégorie des " penny stocks ", ces valeurs qui cotant moins de 1 euro en Bourse.

    L'impact psychologique d'un regroupement d'action existe bel et bien. Dans le cas de Sequana, le papetier ne souhaitait pas voir son titre faire l'objet de vives spéculations. Avec 1 000 euros en poche, l'investisseur peut faire le plein d'actions Sequana dans son portefeuille ! De quoi confondre une action d'une " penny stock " avec un billet de loterie... Mais être encarté " penny stock " présente surtout un gros inconvénient. Trop petits, les fonds et autres institutionnels se désintéressent de ces dossiers, jugés trop risqués à leurs yeux.

    Alors, pour améliorer leur image, certaines sociétés décident de faire un regroupement d'actions pour pouvoir attirer des investisseurs mais surtout pour stabiliser leur cours. C'est le cas de SQLI, la société spécialisée dans le développement de technologies internet. La SSII SQLI a regroupé, le 26 juillet dernier, ses anciennes actions en actions nouvelles sur la base de 10 actions anciennes pour une nouvelle. A 0,82 euro le cours de Bourse avant l'opération, les actions SQLI regroupées cotent désormais sur les 7 euros. Cerise sur le gâteau les comptes se sont améliorés. Le groupe commence à entrevoir les premiers fruits du plan stratégique Boost dont l'objectif prioritaire de cette année est d'optimiser les performances opérationnelles grâce au recentrage sur les activités autour de l'e-business et de renforcer sa structure financière. Après un premier semestre des plus encourageants, la société a confirmé son objectif d'amélioration de sa rentabilité opérationnelle sur l'ensemble de l'exercice 2012 avant d'accélérer sa stratégie de croissance rentable en 2013.

    Mais il n'y pas que les moyennes ou petites capitalisations qui s'essayent au jeu du regroupement d'actions. En 2005, un poids lourd de la cote du nom d'Alstom avait décidé de regrouper ses actions par l'échange de 40 actions contre une action nouvelle. A titre d'exemple, le cours de clôture du 2 août 2005, à 0,84 euro correspondait à un nouveau cours de 33,6 euros. Le but de la manoeuvre étant bien sûr de sortir Alstom du statut peu convoité des " penny stocks " mais aussi donner un nouveau départ à la société en Bourse. Ce regroupement d'actions donnait en quelque sorte le top départ du plan de redressement d'une société condamnée à se refaire après des années de disette. En à peine cinq années, le groupe a réussi à inverser la vapeur et à devenir un des leaders mondiaux dans les infrastructures...La preuve en est, son carnet de commandes culminait à 52 milliards à la fin du troisième trimestre, représentant ainsi trente et un mois d'activité, soit plus de deux ans et demi de chiffre d'affaires ! Pas mal pour une ex-" penny stock " qui a su prendre sa revanche en Bourse...

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