mercredi09janvier

Après un millésime 2011 désastreux , les marchés ont globalement très bien rebondi en 2012, même si tous les actifs n'ont pas rebondi, et que la majorité d'entre eux restent toujours loin des niveaux de 2007 voire de 2010.

    Un très bon bilan international à quelques exceptions près

    Si on ne devait retenir de 2012 qu'un seul événement, ce serait sans aucun doute les commentaires du président de la BCE, Mario Draghi, fin juillet. " Super Mario " s'était en effet dit prêt à faire son possible pour assurer la pérennité de l'euro, évoquant des mesures pour faire baisser les coûts de financement de certains Etats. " Et croyez moi, ce sera suffisant ", avait-il déclaré. A ce moment là, l'année 2012, qui avait commencé par quelques semaines de rebond, était mal engagé puisque le CAC tournait autour des 3000 points et se rapprochait dangereusement de ses plus bas de 2011. Mais cette déclaration, couplé à l'action engagée derrière par la BCE qui a présenté en Septembre les modalités de ses rachats d'obligations d'Etat (avec aucune cible de taux ni aucune limite de temps ou de montant), a permis au CAC de repartir à la hausse et de signer finalement une très belle année 2012, en hausse de 15.2%.

    Le bilan 2012 pour les Bourses européennes est globalement positif. Seul exception, Mardi perd 5% sur l'année. L'Espagne a été en 2012 le pays le plus attaqué par le marché qui s'impatiente de ne pas le voir demander l'aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Or, La BCE n'interviendra que si un pays a demandé l'aide du FESF ou de son successeur, le Mécanisme européen de stabilité financière (MES).

    A l'inverse, le DAX allemand a enregistré l'une des meilleures performances de la zone euro, à +29.8%. Cette performance s'explique principalement par la bonne résistance de l'économie allemande à la crise en zone euro. On notera également le rebond de plus de 30% du marché grec, qui a fait suite à la chute de plus de 50% de l'indice en 2011.

    Aux Etats-Unis, l'indice Dow Jones a clôturé l'année 2012 sur une progression de 6%. Cette performance est certes plus faible que celles de nombreux indices européens, mais il faut rappeler que les marchés américains avaient progressé en 2011 au contraire des indices européens. Le S&P et le Nasdaq ont même encore mieux progressé, de respectivement 12% et 13%.

    Enfin, on notera les bonnes performances de la bourse Japonaises (23%), indienne (+25%), Mexicaine (+18%) mais surtout Turque (+52.5%). La Bourse chinoise reste par contre à la traine, puisque Shanghai a seulement gagné 3,2%. L'indice est en baisse de plus de 50% depuis 5 ans. Mais il affiche toutefois une hausse de 15% sur un mois. Le changement de direction politique et les nouvelles mesures de stimulation de l'économie suscitent de l'espoir

    De nombreux secteurs ont rebondi en 2012

    L'indice CAC 40 (+15,2%) s'est bien repris en 2012 après avoir perdu 16,95% en 2011. Seules 7 valeurs du CAC n'ont pas rebondi.

    En tête du palmarès sectoriel, l'indice CAC Banque gagne près de 50% sur l'année. Après avoir connu une terrible année 2011, le secteur bancaire s'est bien repris en 2012 grâce aux mesures prises au cours de ces derniers mois par les gouvernements et surtout la BCE pour mettre fin à la crise de la zone euro. Société Générale a bondi de 64,7%, BNP Paribas de 40,3% et Crédit Agricole de 39,5%.

    Derrière les banques, le secteur de l'hygiène et de la santé a également fait preuve d'une belle vitalité en 2012 et gagne 40% en 2012. Essilor, la plus grosse entreprise du secteur gagne 37% depuis un an. Le fabricant de verre optique, dont la valorisation a plus que doublé en 3 ans, a enregistré une fois de plus des résultats records en 2011 et au premier semestre 2012. Autre belle performance du secteur, Eurofins Scientific a gagné 125% en 1 an !

    Sur la troisième marche du podium sectoriel de 2012, on retrouve les services aux entreprises. Après avoir connu un deuxième semestre 2011 difficile, le secteur est reparti à la hausse et l'indice gagne 35% sur un an et 50% sur 3 ans. Le secteur a notamment été porté par les performances de Bureau Veritas, 50% sur un an et 125% sur 3 ans. Il faut dire que le groupe publie depuis plus de 5 ans des résultats en hausse, et que 2013 ne devrait pas déroger à la règle notamment grâce à la demande dans les divisions Industrie, Matières Premières et Services aux gouvernements & Commerce international. Mais derrière Bureau Veritas, de nombreux titres ont réalisé une excellente année 2012. Il y a ainsi Assystem, le premier groupe français de conseil en innovation, qui a surfé sur son excellente année 2011 et a pris 28% en 2012, GL events (+24%) qui a profité des Jeux Olympiques et de ses activités brésiliennes et turques, et les SSII Altran (+90%), Groupe Crit (+40%), Akka Technologie (+35%).

    A contrario certains secteurs ont fortement chuté en 2012. Il s'agit ainsi du secteur des télécoms, qui particulièrement souffert de l'arrivée de Free Mobile. Plus forte baisse du CAC 40 en 2012, France Télécom a perdu 31,3% tandis que Bouygues a cédé 8%. L'opérateur de service de télécommunications Afone perd quand a lui 40%. Le secteur des utilities a également connu une très mauvaise année. Les gros acteurs GDF Suez et EDF ont perdu environ 26%. Mais les acteurs du secteur plus petits ou plus liés à l'environnement ont bien mieux résisté, à l'image de Veolia (+8%), Suez Environnement (+4%) Rubis (+28%) ou Sechilienne Sidec (+33%), donnant un peu plus d'espoirs au secteur...

    Devises taux et matières premières

    L'once d'or a fini l'année à 1662 dollars, en progression de 6,3% sur un an. Cela fait la douzième année de hausse consécutive pour le métal jaune, du jamais vu depuis 1920 d'après Bloomberg. L'Or a profité à la fois des craintes liées à la crise et à un retour de l'inflation, mais aussi des injections des banques centrales. L'or baisse cependant de 6% depuis 3 mois, notamment suite à la publication d'une note de Goldman Sachs indiquant que la flambée de l'Or était terminée. Le pétrole quant à lui a connu une année plutôt stable que ce soit le brent ou le WTI.

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